Mare & Martin

  • Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents « petits bronzes » italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du ¬XVe jusqu'au milieu du ¬XVIe siècle.
    Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique.
    C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ces questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche.
    C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux « petits bronzes » italiens de la Renaissance.

  • Durant plus de soixante ans, de 1848 à 1914, la Manufacture de tapisserie de Beauvais fut aux mains du « consortium?» des familles Badin et Diéterle. PierreAdolphe Badin (18051876), Jules Diéterle (18111889) et Jules Badin (18431919), auxquels s'ajoute PierreAdrien ChabalDussurgey (18191902) en furent tour à tour les administrateurs et les cartonniers. Chacun était issu d'une formation différente, de la plus courue à la moins reconnue : des Beauxarts de Paris à l'école de l'industrie. Malgré la diversité de leur parcours, la Révolution de 1848 les rassembla au sein des Manufactures nationales, où ils participèrent à la régénération des arts décoratifs français. Il s'agit de comprendre les choix esthétiques de la Manufacture à travers deux niveaux d'analyse : celui des individus et de leur réseau, en les resituant ensuite dans le contexte plus général de l'industrie textile de la seconde moitié du XIXesiècle. 

  • Cet ouvrage est l'adaptation écrite des conférences qui se sont tenues au premier colloque international sur le peintre américain contemporain David Diao, en 2014 au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.
    Né en Chine en 1943, David Diao émigre en 1949 vers Hong Kong, puis aux Etats-Unis où il fera ses études et aura très tôt du succès avec ses grandes toiles abstraites et colorées. Diao est installé à New York depuis la fin des années 1960. il travaille très vite avec d'importantes galeries (Leo Castelli, Paula Cooper), et obtient un poste d'enseignant au célèbre programme de formation d'artistes du Whitney Museum à New York.
    Après une rupture volontaire dans sa carrière au tournant des années 1980, il revient en 1984 sur la scène internationale avec une peinture plus critique, utilisant ouvertement des images déjà existantes, comme des oeuvres d'autres artistes, des documents d'archive, des photographies historiques... Désormais reconnu comme l'unes des principales figures de l'abstraction conceptuelle et d'un art de citation post-pop, il travaille également à l'aide de documents qui concernent sa propre carrière d'artiste tout comme sa propre histoire d'exilé chinois.
    David Diao est bien représenté dans les fonds publics français et les musées à l'international. Une importante rétrospective s'est tenue à Pékin en 2015 au Ullens Center for Contemporary Art.

  • Richard Topham (1671-1730), comme d'autres collectionneurs anglais du xviiie siècle, a réuni une collection de dessins d'antiques, exceptionnelle toutefois par sa taille et son organisation topographique. Trois mille dessins, aquarelles et gravures, commandés entre 1713 ca. et 1730, forment un ensemble unique consacré aux décors sculptés des villas romaines, palais, places, églises. L'ensemble, conservé à Eton College, constitue trente et un albums, trois d'entre eux copiant les antiques de la villa Borghèse.
    L'intérêt de ces trois albums est majeur pour la connaissance de la collection insigne d'antiques que Napoléon offrait à son Musée en 1807. À l'esthétique des dessins s'ajoute leur apport scientifique considérable. Ils relèvent le décor sculpté, extérieur et intérieur, de la Villa choisi par le cardinal Scipion Borghèse (1577-1633), et constituent la source iconographique qui complète le guide de la Villa écrit par Montelatici en 1700.
    Cet ouvrage publie d'une part le catalogue raisonné des dessins des albums Borghèse. D'autre part, il s'intéresse au contexte dans lequel s'est formée la collection. Qui était Topham ? Comment a-t-il conçu ses albums ? Quelles autres collections se sont-elles constituées à la même époque ? Comment fonctionnait le marché romain pour satisfaire aux demandes des collectionneurs ? Quelle vision des antiques les artistes donnaient-ils dans leurs copies ? Qui étaient les deux artistes inconnus auxquels nous devons les feuilles Borghèse ? Que nous apprennent ces dessins de la vie de la collection Borghèse ?

  • Adjugé !

    Collectif

    Comme ailleurs en Europe, c'est dans les années 1850 que le marché de l'art contemporain connaît un développement sans précédent en Belgique. Jamais auparavant, les productions des artistes vivants n'ont fait l'objet d'autant de spéculation. Derrière le mythe de l'artiste bohème et désintéressé, les créateurs et créatrices sont à l'origine de stratégies pour avoir la cote et vendre leurs oeuvres. C'est l'objet de cet ouvrage qui dévoile les lieux et les acteurs du marché nécessaires à leur succès commercial: salles de vente publiques, ateliers, salons officiels et expositions indépendantes, collectionneurs et marchands d'art. Cet ouvrage collectif accompagnant une exposition au musée Rops offre une première synthèse du marché de l'art contemporain en Belgique dans la seconde moitié du xixe siècle.
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  • L'oeuvre de Gérard Schlosser, pour qui sait la regarder, est d'une infinie richesse , elle use de dimensions multiples, se sert d'évidences, de clichés comme d'énigmes ou de sousentendus. Elle est, à la fois, sociale, politique, existentielle. Elle porte une grande attention aux êtres, à leurs attitudes, à leurs aspirations au bonheur. Elle est silencieuse et attentive aux nondits. Elle se consacre, sans complaisance, à la beauté des corps, à celle de la nature, cet autre corps vivant. Elle nous englobe dans un univers pluriel grâce à la peinture, la pensée de la peinture qui construit une vision structurée, claire et mobile du réel. L'ouvrage de référence sur l'artiste.

  • L'architecte Giovan Betto (1642-1722) et le milieu italien en Lorraine à l'époque moderne Nouv.

  • La sculpture au service dans l'Europe de l'époque moderne Nouv.

  • Le sac de Rome, 1527 Nouv.

  • Les ruines ; entre destruction et construction de l'Antiquité à nos jours Nouv.

  • Renaissance italienne et architecture au XIXe siècle ; interprétations et restitutions Nouv.

  • Une théorie universelle au milieu du XIXe siècle ; la grammar of ornament d'Owen Jones Nouv.

  • Le retour des arts, ou comment la Grèce moderne se forma des artistes (1840-1890) Nouv.

    Ce livre retrace la création d'un monde de l'art en Grèce moderne, en s'attachant plus particulièrement à l'apparition du statut moderne de l'artiste pendant la période 1840-1890. Les notions de « beaux-arts » et d'« artiste » n'avaient pas cours chez les populations hellénophones de l'Empire ottoman avant la fondation de l'État grec, en 1830.
    Issues d'Europe occidentale, ces catégories et les pratiques culturelles qu'elles désignent se voient instituées dans la société grecque postrévolutionnaire grâce à l'activité d'un établissement étatique qui, dès 1837, prend la charge de l'enseignement artistique et organise des expositions publiques, fournissant un premier ancrage institutionnel à la profession artistique au sein du pays. Proclamée en tant que retour des arts à leur berceau originaire, conformément au programme idéologique du nouvel État, cette opération n'avait rien de familier : elle était faite de ruptures et de déplacements autant qu'elle a, elle-même, écarté une production locale, enracinée dans la réalité ottomane et la tradition byzantine.
    Des artistes venus d'Allemagne, de France ou d'Italie, mais aussi des Grecs ayant étudié à l'étranger ont encadré les premières institutions artistiques du pays, alors qu'un ensemble de nouvelles techniques, de modèles artistiques, de concepts et de théories sur l'art furent importés, appropriés, voire réinventés en fonction des nécessités locales. Au sein d'une société hétérogène qui tâchait de se fonder en État-Nation, l'instauration d'une culture artistique fut façonnée par un jeu complexe des tensions - entre art et artisanat, héritage de l'Antiquité et art moderne, identité nationale et appartenance européenne, autonomie artistique et autonomie politique, communauté et individualité. Le cas grec s'avère être un véritable laboratoire historique pour comprendre comment se fonde et se structure un monde de l'art, presque ex nihilo.

  • Dans l'intimité de la figurarion narrative, de Valério Adami à Christian Zermert Nouv.

    Renaud Faroux et Michel Lunardelli ont sillonné l'Europe de Londres à Paris, de Milan à Madrid pour interviewer et rencontrer les différents acteurs du mouvement. Mais l'ouvrage n'est pas un catalogue traditionnel. C'est un éclairage original sur la période Pop en Europe (particulièrement Londres et Paris) depuis les années 1960 jusqu'à aujourd'hui que l'auteur propose.

  • Passages à Paris ; artistes étrangers à Paris de la fin du XIXe à nos jours Nouv.

    Souhaitant interroger les raisons, les conditions et les conséquences éventuelles de séjours décisifs d'artistes étrangers à Paris, le colloque international qui s'était tenu en 2013, à l'Institut national d'histoire de l'art et à la Terra Foundation ne se voulait ni historiquement ni géographiquement exhaustif, mais il avait permis de soulever des questions liées aux circulations d'artistes, au rôle des sursauts historiques, des communautés, des différentes facettes de Paris.
    Des lieux de formation aux galeries, en passant par les institutions et le monde privé de l'atelier, ces actes poursuivent cette interrogation sur le processus de construction/déconstruction du mythe parisien.

  • Beaux-arts et critique dans la presse parisienne pendant la Restauration Nouv.

    Le retour des Bourbons s'accompagne en 1814 d'une revitalisation de la vie artistique et intellectuelle française. Face aux oeuvres d'une nouvelle génération d'artistes et à l'étiolement de l'école davidienne, la création artistique de la période de la Restauration est perçue comme traversant une crise. Alors que le statut de l'artiste est en pleine mutation, celui du critique connaît aussi une mue. Le nouveau pouvoir de la presse et l'importance croissante de la place des arts poussent les critiques d'art à s'imposer comme les nouveaux régulateurs de la sphère artistique. Les textes de critique d'art constituent un poste d'observation privilégié sur l'art de cette période et sur les débats artistiques qui la traversent.

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