17e siècle

  • Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains.
    Cet "âge d'or" est un moment historique marque par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir.
    Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice.

  • La construction de l'Escorial marque le début communément admis du Siglo de Oro espagnol qui s'achève par l'accession des rois Bourbons au trône, toujours au monastère royal de l'Escorial, avec une apogée en 1635 au moment de l'édification à Madrid du nouveau palais du Buen Retiro.
    Après d'être illustré dans la géopolitique, l'économie et la littérature, l'Espagne connaît alors quelques-uns des plus grands génies que la peinture ait donnés. Célèbre et méconnue à la fois, avec ses astres brillants et ses talents dans l'ombre, ses spécificités, ses retards et ses fulgurances ... Une période que le XVIIIe siècle eut vite fait d'oublier pour mieux laisser le XIXe siècle s'en éprendre.
    La visée de cet ouvrage est de faire découvrir par la peinture, à quel point l'or de ce fameux siècle avait été avant tout dans les mains de ses artistes et au bout de leurs pinceaux.

  • Poursuivant des analyses que «La grande dispute» ou encore «Nihilisme et modernité» avaient mises au jour, Michel Guérin livre ici une passionnante enquête sur « ce que l'art dit du temps et ce que le temps fait de l'art » à partir de la Renaissance. L'art dans sa quête d'émancipation a marqué l'histoire moderne dans la mesure où la création artistique s'est révélée en même temps qu'une production, une mise à l'épreuve de la conscience du temps à travers les époques. Aussi cette histoire philosophique et réflexive de la vocation créatrice de l'homme doit-elle s'entendre, affirme Michel Guérin dans cette ambitieuse« anthropologie de la création des modernes», comme le déploiement critique du temps de l'art en tant qu'art du temps.

  • Gaspar de Crayer né à Anvers en 1584 et mort à Gand en 1669 fut considéré comme un artiste éminent... avant d'être oublié par le XIX e siècle. Son style pourtant fut comparé par Cornelis de Bie à la splendeur picturale de Rubens et à l'extrême distinction de Van Dyck. L'exposition témoignera de son talent en présentant des oeuvres issues de collections prestigieuses. Pour la première fois, on pourra admirer le Portrait de Philippe IV d'Espagne du Metropolitan Museum de New York aux côtés de celui du Palacio de Viana à Madrid.
    Auteurs : Sandrine Vézillier, Hans Vlieghe Exposition : 30 juin - 4 novembre 2018

  • L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVI e et XVII e siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVI e et XVII e siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.

  • Cet ouvrage, qui fait également fonction de catalogue à l'exposition de New York et Eugene (Oregon), présente pour la première fois une étude complète de ce cycle de tapisseries consacrées à la Vie du Christ. Cet ensemble, l'un des grands « monuments » de la Rome baroque, est le fruit d'une commande du cardinal Francesco Barberini, neveu du pape Urbain VIII. La lecture attentive qu'en donne James Harper permet de le situer à la fois dans le contexte stylistique du baroque avancé et dans celui de la propagande politique et sociale de son commanditaire.
    Le premier chapitre introduit le lecteur dans la Rome d'Urbain VIII ; les suivants retracent l'histoire de la manufacture privée du cardinal Barberini et l'activité de Giovanni Francesco Romanelli (Viterbe, 1610-1662), l'artiste qui a dessiné les cartons des tapisseries. Ensuite, l'auteur s'appuie sur des documents d'époque pour explorer les différentes utilisations de ce cycle par les Barberini, retraçant ainsi une véritable histoire du goût, avant de suivre le transfert des tapisseries aux États-Unis et leur installation dans la cathédrale St. John the Divine à New York, sur fond d'histoire du collectionnisme à l'époque du Gilded Age. Enfin, Marlene Eidelheit examine les aspects techniques des tapisseries ainsi que le long travail de restauration qui précédé l'exposition et le volume qui l'accompagne.

  • En expert et passionné, l'auteur déroule devant nous le grand panorama historique de la naissance de Versailles, depuis la ferme fortifiée des Loménie, près du hameau de Versalias, jusqu'à l'immense demeure de Louis XIV, en perpétuel chantier. La ville elle-même est une création du roi, à son service pour loger les courtisans et les différentes annexes de la gigantesque machine de pouvoir qu'est devenu le Château. Architectes, artisans, artistes, paysagistes, tous les talents sont convoqués les constructions, destructions, reconstructions s'enchaînent, au gré du bon vouloir du souverain. Une geste flamboyante. (Édition annotée.)

  • La famille de Darius, tableau peint en 1660/61, marque le début de la carrière de Charles Le Brun comme peintre du roi, elle marque également le début du gouvernement personnel de Louis XIV. Cette oeuvre ouvre une nouvelle époque de la peinture en France, elle montre l'importance du dialogue avec la théorie de l'art moderne d'origine italienne, et incarne également une politique royale qui poursuit l'idée d'intégrer l'art moderne à ses stratégies. Pour mieux en saisir la signification complexe, cette étude analyse l'oeuvre sous divers angles, elle s'attache au point de vue de la théorie politique, comme à celui de l'historiographie ou encore à l'histoire de la psychologie.

  • Exposition à METZ du 13 avril au 13 juillet 2018.

    Architecte parisien, académicien, professeur royal, Jacques-François Blondel vint à Metz en 1761. Son projet, réalisé quelques années plus tard, constitue l'un des meilleurs ensembles urbains du XVIIIe siècle. Ce hors-série qui accompagne l'exposition inédite présentée à l'Arsenal, accompagnant la candidature de « Metz royale et impériale » sur la liste du patrimoine mondial, propose de faire découvrir à travers le projet messin les talents multiples de Jacques-François Blondel.

empty