Essais / Réflexions / Ecrits sur l'écologie

  • Nous les plantes Nouv.

    Nous les plantes

    Stefano Mancuso

    Les plantes prennent la parole !
    « Ce livre s'efforcera de remédier à notre manque de reconnaissance et d'estime envers les végétaux en les traitant à l'égal d'une nation, c'est-à-dire d'un ensemble d'individus ayant en commun leurs origines, leurs moeurs, leur histoire, leurs organisations et leurs objectifs. Observer la Nation des Plantes aboutit alors à des résultats surprenants : regroupée sous son drapeau vert, blanc et bleu, elle constitue la nation la plus nombreuse, la plus importante et la plus répandue de la Terre, où les arbres sont à eux seuls plus de 3000 milliards ; forte de tous les végétaux du globe, elle tient sous sa dépendance tous les autres organismes vivants. ».
    Après le succès de L'Intelligence des plantes, le neurobiologiste Stefano Mancuso pose les bases d'une véritable constitution sur laquelle bâtir notre avenir pour vivre en harmonie avec le règne végétal.

  • Une aventure homme-animal extraordinaire.
    L'histoire se passe en Normandie, dans la grande forêt domaniale de Louviers. Photographe, conférencier et amoureux de la nature, Geoffroy Delorme n'a pas encore vingt ans quand il rencontre un jeune brocart qui va changer sa vie. Il lui donne envie de s'installer en forêt pour vivre au contact des chevreuils. Cette immersion va durer dix ans.
    Vivre seul en forêt sans tente, ni abri, ni même un sac de couchage ou une couverture, c'est surtout apprendre à survivre. Geoffroy Delorme suit l'exemple des chevreuils. Il adopte leur mode de vie, apprend à manger comme eux, à dormir comme eux. Il acquiert une connaissance unique de cet animal et son mode de vie.
    Vivre en forêt est un apprentissage difficile. Il faut apprendre à se nourrir et apprendre à stocker. Au printemps, Geoffroy Delorme cueille des feuilles : ortie, menthe, origan, lamier, reine des prés, achillée millefeuille, angélique.... Il les fait sécher en évitant les moisissures et les attaques d'insectes. Pour les protéines, il y a les fruits à coques qu'il ramasse à l'automne et stocke comme les écureuils dans un tronc d'arbre ou dans une cavité rocheuse. Enfin, il y a les vitamines qu'il puise abondamment dans les fruits en été, mais dont il prive son corps en hiver.
    L'homme-chevreuil est l'histoire d'une quête ancienne et qui reste fascinante : renouer avec la vie sauvage.

  • être écologique Nouv.

    être écologique

    Timothy Morton

    • Zulma
    • 7 Octobre 2021

    Le réchauffement climatique a déclenché la sixième extinction de masse, nous sommes dans l'ère de l'Anthropocène. Mais contempler la catastrophe ou chercher le coupable n'aident ni à prendre les bonnes décisions, ni à agir vraiment. Face à une avalanche de faits et de données toujours plus alarmants, n'est-il pas temps de se réaccorder à notre environnement ?
    En recourant à des outils et des concepts comme l'intuition, l'art, l'empathie, l'interconnectivité, ou notre héritage néandertalien, Timothy Morton nous montre comment se remettre au diapason : à notre échelle, mais aussi à celles des bactéries, de la baleine à bosse, des écosystèmes, ou de la planète.
    Être écologique, c'est changer de paradigme dans notre relation au monde, se libérer du déni et du désespoir. Une lecture performative aussi sérieuse que captivante.

  • La pensée écologique Nouv.

    La pensée écologique

    Timothy Morton

    • Zulma
    • 7 Octobre 2021

    Le réchauffement climatique a déclenché la sixième extinction de masse. Mais nous manquons d'outils pour penser cette ère de l'Anthropocène.
    Avec intelligence et humour, Morton nous libère des discours bien-pensants qui servent surtout à soulager les consciences et verdir les programmes électoraux.
    La Pensée écologique, c'est apprendre à penser différemment : s'affranchir du concept de Nature, voir grand (global plutôt que local), reconnaître les hyperobjets (le plastique ou la biosphère), prendre conscience de l'étrange étrangeté du monde et des liens de tout avec tout.
    De Darwin à Blade Runner, de Wordsworth à Björk ou Levinas, Morton nous offre un texte radical, accessible et totalement nouveau dans le champ de l'écologie.

  • Je crois aux arbres

    Jacques Tassin

    Nous ne doutons plus aujourd'hui de notre dépendance aux arbres. Mais nous ne mesurons peut-être pas assez combien nous sommes aussi dépendants de leur présence et de leur beauté. Pour le comprendre la raison ne suffit pas. Aussi, ce livre, nourri de science, de littérature et de philosophie, est tout autant une promenade contemplative qu'une expérience sensorielle. De page en page, au fil d'une nouvelle «?rêverie d'un promeneur solitaire?», Jacques Tassin jette sur l'arbre un éclairage parfois métaphysique, parfois naturaliste, toujours sensible, voué à révéler notre intimité profonde avec lui.
    « Je m'en serais voulu si ce livre ne proposait un regard autre sur la figure singulière de l'arbre, sur sa primauté au sein du vivant, et sur la relation profonde qui nous lie à lui. ?» J. T.
    Un texte d'une grande force poétique, qui saisit l'essence même de la relation qui se noue entre l'arbre et nous. Il nous invite à renforcer ce lien.

  • Réaliste : soyons logiques autant qu'écologiques Nouv.

    Non, la sauvegarde de notre planète ne relève pas forcément de l'exercice d'auto-flagellation. Non, la préservation de notre espace naturel ne se réduit pas obligatoirement à une accumulation de sacrifices. Renversons plutôt la tendance et proposons une logique contraire. Oublions une fois pour toute l'impasse que nous promettent - avec une obstination qui confine à l'aveuglement - les partisans de la décroissance. Croire qu'il est possible de motiver les bonnes volontés en amputant d'emblée leur confort, leur mobilité ou leur niveau de vie est un combat perdu d'avance. Mais les solutions pour sortir de cette supposée et inéluctable fatalité existent bel et bien.

    La Fondation Solar Impulse en propose 1 000 qui toutes fonctionnent. Nous les avons testées et labélisées. Elles prouvent non seulement que la croissance qualitative n'est pas un leurre, mais qu'elle est, au contraire, capable de créer de la richesse et de l'emploi. Remplacer ce qui pollue par ce qui protège l'environnement, c'est ça, le marché de l'avenir. Ne soyons pas pessimistes, pas même optimistes, soyons tout simplement réalistes !

  • « Juillet 2019, il fait 42,6 c° au parc Montsouris à Paris, dans le Languedoc on enregistre 46°c à l'ombre. C'est une fournaise. Quelques mois plus tard, des tempêtes de feu ravagent l'Australie et on s'émeut de voir la faune et la flore dévorées par les flammes. Ce fameux mois de juillet 2019 aura été le plus chaud enregistré sur terre depuis que les relevés météorologiques existent. Le réchauffement climatique n'est plus une hypothèse, c'est un fait vérifiable par tous : la banquise arctique a perdu 96% de sa surface en 35 ans, le permafrost, cette bande de gel qui ceinture le grand Nord, recule, et chaque année le niveau des océans montent un peu plus.
    Mais le climat et ses effets spectaculaires ne sont que la face la plus visible d'un bouleversement de bien plus grande ampleur qui concerne la vie elle-même. Au cours de sa longue existence, notre planète a connu plusieurs crises majeures, qui, à chaque fois, ont transformé en profondeur le vivant et entraîné l'extinction de la majorité des espèces. Mais l'image d'Épinal qui montre un dinosaure regardant, l'oeil inquiet, une météorite s'écraser sur la terre et provoquer son extinction brutale est un mythe. Les crises de la biodiversité avancent masquées, en silence. Ces trente dernières années, un quart des oiseaux d'Europe ont disparu et pourtant nous n'avons pas marché sur des cadavres d'oiseaux le long des routes et des chemins. Aujourd'hui, tout laisse à penser que nous sommes à l'aube d'une sixième extinction qui arrive à une vitesse foudroyante : on estime que 500 000 à un million d'espèces sont en train de décliner et que d'ici quelques décennies elles pourraient s'éteindre. L'homme et sa consommation sans cesse croissante d'espace et d'énergie en est la première cause. Si rien n'est fait, cette nouvelle crise majeure de la biodiversité aura bien lieu, et l'humanité, dont la survie et la prospérité dépendent de l'équilibre de des écosystèmes, pourrait elle aussi disparaître. ».
    Bruno David.

    Plus qu'un cri d'alarme, A l'aube de la sixième extinction est un plaidoyer pour le vivant sous toutes ses formes et un guide pratique, à hauteur d'homme, pour éviter le naufrage, posant ainsi les jalons d'une éthique pour la planète, sans moralisme ni culpabilisation. Est-il trop tard ou pouvons-nous éviter le pire ? La réponse est entre nos mains.

  • Entre le 16e et le 17e siècle, l'image d'une Terre organique, féminine, et vivante fait place à une nouvelle vision du monde dans laquelle la nature est reconceptualisée comme une machine morte et passive, autorisant ainsi sa spoliation sans limite aux mains de l'homme.
    Dans La Mort de la nature, Carolyn Merchant montre que ce changement de paradigme aurait justifié non seulement la domination de la Terre, mais aussi la création d'un système socio- économique dans lequel les femmes, depuis toujours associées à l'image de la Nature, seront subjuguées aux hommes.
    Ce livre, qui est un des premiers à explorer la Révolution Scientifique du point de vue du féminisme et de l'écologie, traite des changements économiques, culturels et scientifiques à l'origine du monde moderne et de la crise écologique qui menace sa survie.

  • Journaliste engagé, Hugo Clément se distingue par ses enquêtes coups de poing sur l'environnement. Son journal de guerre écologique sur le terrain est un témoignage sans concession, au plus proche de ceux qui agissent en faveur de la protection de la planète.
    « Nous savons que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont nous dépendons menacent de s'écrouler. Nous savons qu'il y a urgence. Le doute n'est plus d'actualité.

    Chaque jour, au coin de la rue ou à l'autre bout de la planète, un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires, ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille.

    Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. Allons renforcer leurs rangs. Unissons-nous pour faire basculer la balance du bon côté. Ensemble, nous pouvons remporter cette nouvelle guerre mondiale. » Auprès de celles et ceux qui s'engagent sur le front de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ? Tel est l'enjeu de notre dernier combat.

  • En plein vol : vivre et mourir au seuil de l'extintion Nouv.

    Mais qui sont ces oiseaux qui disparaissent ?
    Van Dooren explore ce qu'est la vie pour ceux qui doivent vivre au bord de l'extinction, en prenant soin de leurs petits et en pleurant leurs morts. Il étaye ses études par des témoignages de scientifiques et de communautés locales. Ces espèces, qui ne sont plus des entités abstraites aux noms latins, deviennent des personnages à part entière, imbriqués dans des modes de vie complexes et précaires, qui suscitent notre curiosité, notre inquiétude et notre sens des responsabilités envers les autres dans un monde en mutation rapide.
    Chaque chapitre d'En plein vol se concentre sur une espèce ou un groupe d'oiseaux différent : les albatros du Pacifique Nord, les vautours indiens, une colonie de pingouins en voie de disparition en Australie, les corbeaux hawaïens et les emblématiques grues blanches d'Amérique du Nord. Écrit dans une prose éloquente et émouvante, le livre fait le point sur ce qui est perdu lorsqu'une forme de vie disparaît du monde - les ramifications étendues qui se répercutent pour impliquer un certain nombre d'humains et d'autres plus qu'humains.
    Personnalité de premier plan dans le domaine émergent des études sur les extinctions, Thom van Dooren met la philosophie en conversation avec les sciences naturelles et ses rencontres ethnographiques pour vivifier la signification culturelle et éthique des extinctions modernes. En plein vol intègre les particularités des animaux réels et de leurs mondes, attirant les philosophes, les spécialistes des sciences naturelles et les lecteurs en général dans l'expérience de la vie au sein de la biodiversité et de sa perte.

  • Les lecteurs français connaissent avant tout Rachel Carson (1907-1964) par son livre prémonitoire Printemps silencieux (1962), le plus célèbre avec La mer autour de nous. Ce livre influença autant l'histoire du mouvement écologiste que celle du journalisme, en permettant pour la première fois à la réflexion écologique de toucher le grand public et de peser sur les décisions politiques. Il provoqua l'interdiction du DDT, pesticide particulièrement redoutable.
    Cette écologiste visionnaire inventa aussi l'idée, maintenant établie, d'« équilibre naturel » en montrant que toutes les formes de vie terrestre sont reliées entre elles dans une vaste chaîne, celle de la vie, cet entrelacement étant mis à mal par un engrenage de destructions causées par l'homme (pesticides, déchets atomiques, élimination des zones « sauvages » notamment).
    Ce qui confère aux livres de Carson cette grâce et cette qualité, c'est la fusion entre un esprit créatif, doué d'imagination et de perspicacité, et un esprit scientifique, passionné par les faits. Elle possède une aptitude particulière, celle de mélanger sa connaissance scientifique à sa conscience poétique et spirituelle, qui nous permet de percevoir ainsi le vrai sens du monde. Carson a toujours cherché à s'adresser aux profanes et pas seulement aux scientifiques. Pour elle la littérature est simplement l'expression de la vérité. L'une des missions de l'écrivain est de décrire le monde qui nous entoure en le rendant accessible à un homme ordinaire.
    Nous proposons ici un ensemble de textes, ceux qui nous ont paru les plus représentatifs et où l'on retrouve tout ce qui fait la force de Rachel Carson, son humanité, sa vision du monde, son engagement constant, sa rigueur, et sa façon unique de poser les questions qui importent.
    Pour sauver ces animaux, ces plantes, ces sites, cette planète dont l'homme est à la fois « le témoin et le bourreau », il faut inculquer aux enfants ce sens de la merveille et cet esprit d'enfance, source permanente de joie, en les mettant au contact avec le vivant. En prêtant attention au monde et aux merveilles qui nous entourent, peut-être aurons-nous moins de goût pour la destruction ?

  • Dans quel état est la Terre et comment pouvons-nous agir pour l'améliorer ? C'est pour en débattre que des scientifiques environnementaux, des penseurs spécialisés en philosophie éthique et des militants écologistes de premier plan se sont réunis autour du Dalaï-Lama.
    Ensemble, ils traitent des questions brûlantes d'actualité et nous montrent ce que l'on peut retenir de la sagesse bouddhiste pour sauver notre planète et ceux qui l'occupent.
    - Comment concilier les préoccupations des hommes avec le droit des animaux ?
    - Comment garder espoir lorsque nos efforts ne semblent pas toujours porter leurs fruits ?
    - Quelles initiatives concrètes peut-on prendre pour améliorer la situation à notre échelle ?

    Inspirante, édifiante et transformatrice, cette lecture devrait être obligatoire pour tout citoyen du monde.

  • La forêt vierge d'Amazonie n'existe pas Nouv.

    Depuis trop d'années, le grave état de santé de l'Amazonie inquiète. Déforestation sauvage, incendies, élévation de la température... Autant de symptômes d'un fatal déséquilibre aux prochaines implications climatiques globales, et irrémédiables. En cause ? Une destruction systématique menée, depuis trois siècles à peine, par les sociétés occidentales. Mais celles-ci, contrairement aux idées reçues, ne menacent pas seulement la plus grande forêt tropicale du monde, mais également les Amérindiens, qui ont pourtant toujours vécu en interaction avec leur milieu naturel.
    Dans cet essai original d'écologie historique, Stéphen Rostain brosse un panorama complet de ces relations et des puissantes dynamiques à l'oeuvre. Il se propose, plutôt que d'en rester à un constat d'échec, de comprendre les divers usages qui ont été faits de cette nature sylvicole - du plus néfaste au plus bénéfique -, ouvrant des horizons face à la chronique habituelle d'une mort annoncée.
    Un livre bienvenu, et de plus illustré de nombreuses images méconnues, mais saisissantes, dont les oeuvres du grand photographe Sebastião Salgado.

  • Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d'un modèle de civilisation qu'il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l'écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes.
    Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd'hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d'un rapport intime au cosmos...
    Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l'auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l'aventure de la vie en autonomie, jusqu'au nord de l'Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d'alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.

  • « L'Accord de Paris a été un moment clé pour l'humanité. Dans cet ouvrage d'actualité, deux des principaux initiateurs de cet accord nous expliquent pourquoi et comment respecter cette promesse. Espérons qu'il sera lu de tous et fera agir chacun dans ce sens. »Jane Goodall,anthropologue et messagère de la paix des Nations Unies

  • Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment fair « monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF, (Fond mondial pour la nature) engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu'ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d'avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs.
    Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s'annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l'environnement correspond au plus beau rêve que l'humanité puisse et doive aujourd'hui porter.

  • En 1978, aux États-Unis, Susan Griffin signe le texte fondateur de l'écoféminisme :
    Woman and Nature. Malgré son influence, y compris dans la sphère française, il n'avait jamais été traduit. C'est aujourd'hui chose faite aux Éditions du Pommier.
    Dans cet essai, Susan Griffin part d'une représentation traditionnelle qui a cours depuis l'Antiquité : la femme serait du côté de la nature ; l'homme, du côté de la culture. Ce postulat essentialiste, aggravé par la modernité et les Lumières, l'autrice de La Femme et la Nature le pousse jusqu'à l'absurde, pour mieux en montrer le ridicule et déconstruire les préjugés. En revanche, dit-elle, si un lien particulier existe entre la femme et la nature, c'est plutôt celui de l'oppression dont elles ont fait l'objet toutes deux.
    Mêlant des sources d'origines variées, du traité gynécologique au manuel de sylviculture en passant par des poèmes et des essais scientifiques, Susan Griffin livre un texte dense, poétique et puissant, qui ne laissera personne indifférent...

  • Une nouvelle collection pour repenser notre relation au monde sauvage dirigée par Stéphane Durand, co-auteur et conseiller scientifique des aventures cinématographiques de Jacques Perrin. Nous sommes les enfants de l'univers mais nous l'avons oublié. Au nom de la liberté et de la raison, nous avons coupé tous les ponts qui nous liaient au monde. L'homme moderne est devenu une énigme de la nature. Pourtant, une nouvelle révolution copernicienne est en cours au coeur de notre civilisation occidentale. Partout, au cinéma, en littérature, en philosophie, émerge un nouveau regard sur nos « compagnons de planète ». En allant à la rencontre des animaux et des plantes sur leurs territoires, ces auteurs-naturalistes (scientifiques, philosophes) partent en « mission diplomatique » à la frontière du monde sauvage. François Sarano nous propose ici le récit d'une véritable aventure qui invite les lecteurs à plonger au milieu des cachalots. Écrit de manière très vivante, il fourmille d'anecdotes et permet de mieux comprendre la vie sociale du plus grand carnivore de l'océan en mettant l'accent sur ses formidables capacités physiologiques et cognitives. L'auteur révèle ainsi les secrets d'une société matriarcale à la culture beaucoup plus sophistiquée qu'Herman Melville ne pouvait supposer. Altruisme, langage, culture, réflexion, le cachalot, dont l'intelligence n'a rien à envier à celle des primates, nous interroge sur la relation possible entre l'homme et l'animal.

  • En 2015, l'année des attentats de Charlie Hebdo et de la COP 21, Flora Clodic-Tanguy, journaliste à Paris, traverse une grave crise existentielle. Face aux défis écologiques, aux instabilités politiques, aux troubles de notre époque qui se conjuguent, quel sens donner à sa vie ?

    Comment être et s'épanouir dans un monde qui s'effondre ?
    Et comment trouver le courage d'agir ?

    Ces questionnements la poussent à tout quitter pour transformer son existence, mais aussi à enquêter : elle part à la rencontre de personnalités atypiques qui s'engagent aujourd'hui pour créer en conscience le monde de demain, plus égalitaire et plus écologique. Du penseur collapsologue Pablo Servigne à la réalisatrice Flore Vasseur, en passant par la naturopathe Odile Chabrillac ou encore le danseur Bolewa Sabourin, elle dresse leurs portraits, sensibles et vivants, et nous démontre que chacun peut trouver sa voie de résilience.

  • Pionnier, Audubon l'était d'abord au sens strict : à 18 ans, ce Nantais part pour les États-Unis vivre de chasses et de cueillettes. Là, dans ces grands espaces américains encore vierges, il prend la décision de recenser et de peindre tous les oiseaux.
    Nouveauté pour l'époque : il les représente dans leur environnement. Et pour mener à bien son projet, cet écologue avant l'heure - donc forcément paradoxal - n'hésite pas à tuer à la chaîne !
    Ses scènes d'oiseaux dans la nature ne doivent pourtant pas nous faire oublier ces autres Scènes de la nature, où Audubon nous raconte la vie d'aventures qu'il mène, une vie de duretés et d'épreuves, mais aussi et surtout de liberté, dans une nature sauvage, immense et belle.
    Marais de pins, prairies, ouragans... Audubon se révèle, dans ce recueil de récits et d'anecdotes, un grand écrivain de nature writing, peintre des paysages menacés par le progrès. « Quand je vois, écrit-il, le trop-plein de la population de l'Europe s'acharnant avec nous à la destruction de ces malheureuses forêts [...] ; et quand je me dis que, pour tous ces changements si extraordinaires, il a suffi de la courte période d'une vingtaine d'années ; alors, malgré moi, je m'arrête, saisi d'étonnement »...

  • L'oasis des tournesols : expérimentez la vie en communauté Nouv.

    Le premier jeu de gestion collaborative pour expérimenter en famille la vie dans une communauté autonome. À partir de quelques hectares de terre et d'une ancienne grange aménagée, les joueurs vont construire leur oasis, ce lieu de vie écologique et autonome où priment les valeurs de sobriété et de convivialité. Au fil des saisons, à eux de bien gérer leurs ressources et les imprévus qui les attendent tout en maniant l'art de la coopération. Ils vont découvrir cinq modes de coopération (consensus, anarchie, cartel, dictature et référendum), qui font évoluer les règles de vie. Avec l'Oasis des Tournesols, les concepteurs de jeux Matthieu Angotti et Nicolas Bonnefoy invitent les joueurs à expérimenter la vie en communauté et à dialoguer ensemble pour la faire vivre.
    Fabrication française. Jeu de société de 3 à 6 joueurs. Jeu coopératif de gestion : vivre ensemble, écologie, dialogue, ressources, modes de coopération, autosuffisance

  • Paru il y a près de 20 ans, ce manifeste n'a pas pris une ride, tout comme la pertinence de son propos. Il est complété d'un texte plus récent de l'auteur qui revient 10 ans après sur le chemin parcouru. Il est préfacé par Alexis Pernet, paysagiste et maître de conférences à L'École nationale supérieure de paysage de Versailles.

    " Si l'on cesse de regarder le paysage comme l'objet d'une industrie on découvre subitement - est-ce un oubli du cartographe, une négligence du politique ? - une quantité d'espaces indécis, dépourvus de fonction sur lesquels il est difficile de porter un nom. Cet ensemble n'appartient ni au territoire de l'ombre ni à celui de la lumière. Il se situe aux marges. "

  • Longtemps, l'écologie a été confisquée par la gauche. Or, il est possible de conjuguer la sauvegarde de l'environnement avec la croissance, mieux : de mettre le développement économique au service de la transition énergétique. En un mot, s'adapter plutôt que renoncer.
    Ce manifeste d'un « écolo de droite », espèce politique encore trop rare, déconstruit brillamment les clichés et plaide pour une écologie plus audacieuse que punitive. Nul doute que l'enjeu aura toute sa place dans les débats politiques à venir.

  • Dérèglement climatique, disparition de la biodiversité, changement de la composition chimique de l'atmosphère, déforestation, acidification des océans,... En quelques dizaines d'années, l'humanité est devenue une véritable force géologique, qui menace désormais les conditions physiques de sa propre existence sur Terre en faisant basculer la planète vers un nouvel état environnemental.
    Au-delà d'un état des lieux détaillé, Alain Papaux et Dominique Bourg proposent une méditation croisée d'une rare profondeur sur ce monde en gestation. Ainsi interrogent-ils les facteurs, notamment politiques, qui nous ont conduits à devenir « modernes » - pointant par là même ce qu'il y a lieu d'abandonner, mais révélant aussi certaines lignes de force que l'humanité pourrait déployer pour entrer dans ce nouveau monde sans perdre les conditions d'une vie décente. Alors s'engage une vaste réflexion sur l'avènement des biens communs, les quotas de ressources, le droit nouveau, la liberté positive, un rééquilibrage de faber par sapiens. Par là, les auteurs nous invitent à une prise de conscience lucide des difficultés, nombreuses et dramatiques, qui nous attendent, mais également des opportunités que présente cette situation inédite.

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