Tragédie classique

  • Narration : Jacques Roland C'est de cette traduction célébre que GOETHE a dit : "il me vient de singulières idées à l'esprit, quand je pense que ce livre garde encore sa valeur dans une langue où VOLTAIRE a régné en maître". EKERMANN nous a apporté également ceci : "Quant à la traduction de Gérard de Nerval, quoique la plus grande partie soit en prose, elle fut l'objet de compliments de GOETHE qui la jugea fort réussie. Je ne puis lire FAUST en allemand dit-il, mais dans cette version française, tout reprend sa fraîcheur, sa nouveauté, son esprit"

  • La première partie du Faust s'achevait sur la disparition de Marguerite (Gretchen). Dans la seconde partie de la tragédie, Faust, toujours accompagné de Méphistophélès, est accueilli à la cour impériale et y exerce sa magie. Il résout grâce à elle une grave crise financière ; pour divertir l'Empereur, il fait apparaître à ses yeux la belle Hélène de Troie ;
    épris soudain de cette femme extraordinaire, il se transporte dans le monde de l'Antiquité pour vivre avec elle un amour passionné, mais les amants doivent se séparer ; Faust vient à nouveau au secours de l'Empereur et lui assure la victoire sur un rival dangereux. Récompensé par le don d'une province, il assèche un polder et, dans cette tâche utile aux hommes, il goûte enfin la satisfaction. Il prononce alors la formule fatale : « Je vais dire à l'instant qui passe : arrête-toi, tu es si beau », et tombe mort. Le diable croit avoir gagné. Mais l'âme de Faust lui échappe.

  • "Si on jouait ça sur une scène aujourd'hui, je condamnerais cette improbable fiction".

  • Agrippine, veuve de Germanicus, veut se venger de l'empereur Tibère et de Séjanus, son favori, qu'elle tient pour responsables de la mort de son époux. Séjanus, qui désire secrètement Agrippine, décide de s'allier à elle pour renverser l'empereur. Tibère, qui jalouse la popularité d'Agrippine et craint pour son trône, veut se débarrasser d'elle... S'engage alors un jeu de dupes étourdissant, fait de mensonges et de dissimulation, où règne la violence.Unique tragédie de Cyrano de Bergerac, taxée d'impiété à sa sortie, oubliée puis redécouverte sur le tard, La Mort d'Agrippine décrit un monde en perdition, d'une noirceur inouïe. Dans une langue ciselée et redoutable, l'auteur déploie tout son talent de dramaturge et nous livre un chef d'oeuvre sulfureux où rayonne, en creux, la pensée des libertins érudits.Édition de Françoise Gomez.

  • Ce volume réunit deux tragédies de Robert Garnier à sujet grec. Hippolyte (1573) est la première tragédie française qui représente la passion destructrice de Phèdre. L'auteur imite Sénèque, mais avec d'importantes transformations. La Troade (1579) met en scène les atrocités des guerres de conquête et l'accumulation des malheurs qui s'abattent sur le peuple troyen après la prise de leur ville par les Grecs. Le poète emprunte à Euripide et à Sénèque, en amplifiant le pathétique et le tragique, et il accorde une large place aux rapports entre l'homme et la Providence. Ces deux pièces constituent un spectacle pathétique et poétique au style sublime et véhément.

  • L'instruction

    Peter Weiss

    • L'arche
    • 15 Octobre 2000

    En 1964, l'année de la création de marat-sade qui le rend mondialement célèbre, peter weiss suit attentivement un procès qui a lieu à francfort.
    Plusieurs responsables du camp d'extermination d'auschwitz doivent répondre de leurs faits et gestes. un grand journal de francfort documente quotidiennement in extenso les débats et le procès rencontre un grand écho. le public en sort - le terme ne paraît pas inapproprié - traumatisé. weiss lui-même a pris des notes durant les débats et se fonde, en élaborant son oratorio en onze chants, sur les reportages publiés.
    Il radicalise le théâtre documentaire en se limitant aux citations. mais il échappe ainsi au danger d'une reconstruction historique toujours subjective et dans le cas de l'holocauste particulièrement problématique. et en organisant les débats, il leur donne une intelligibilité et une forme permettant de mieux comprendre l'histoire et d'en tirer les leçons, pour nous contemporains.

  • Toute Constitution digne de ce nom est conçue pour des citoyens libres.
    C'est à ceux-ci que le présent ouvrage s'adresse. Il entend mettre à leur disposition le texte même de la Constitution belge, dans sa version la plus récente, tout en les éclairant sur le contenu, la portée et les enjeux de chaque article constitutionnel. Les " lignes " et les " entrelignes " de la Constitution, en quelque sorte. Il s'agit, par là, d'entretenir, voire de renforcer, le lien étroit qui doit unir une Constitution à ses destinataires.
    Cet ouvrage est une oeuvre collective. Il a été réalisé conjointement par tous les membres - professeurs, assistants, chercheurs - du Département de droit public de l'Université Catholique de Louvain. Afin de renforcer la dimension citoyenne de l'ouvrage, le concours d'un certain nombre de personnalités a été sollicité. Elles sont issues de divers domaines de la société civile. Elles ont accepté, à partir d'un ou de plusieurs articles de la Constitution, de livrer un " témoignage ", c'est-à-dire de prolonger le commentaire par des impressions, des expériences ou des idées plus personnelles.
    Ces témoignages montrent que, loin de ne concerner qu'un cercle limité de spécialistes avertis, la Constitution a vocation à interpeller tout citoyen.

  • Quelque part au milieu du XVIe siècle. La République de Venise est au sommet de sa gloire, et domine les mers de l'Adriatique jusqu'à Chypre. Le général Othello, un Africain converti au christianisme, multiplie les actes de bravoure en l'honneur de la ville. Va-t-il trop loin quand il enlève Desdémone, la fille d'un puissant patricien ? Même pas, tant ses talents le rendent indispensable : un mariage fait tout rentrer dans l'ordre, et achève d'intégrer Othello à la cité.

    Tout est bien qui finit bien... Oui, s'il n'y avait Iago, le serviteur d'Othello, qui décide ? par rancune ? par envie ? pour le plaisir ? ? d'empoisonner la joie de son maître : il va mettre en scène un chef-d'oeuvre de manipulation pour rendre fou de jalousie le pauvre « Africain de Venise ».

    Violence des rapports de classe, limites de l'intégration de l'étranger, inexplicabilité du mal : l'une des tragédies de Shakespeare les plus cruelles et les plus actuelles, dans une traduction inédite qui lui redonne toute sa vigueur.

    Commandée par les compagnies Des animaux en paradis et O'brother Company, cette traduction originale de Sacha Todorov a été créée en novembre 2018.

  • « Hamlet symbole du névrosé ? Peut-être, mais, semble dire Freud, ne nous hâtons pas de psychanalyser Hamlet ou Shakespeare en Hamlet. N'oublions pas, avant de penser quoi que ce soit de la pièce et du personnage d'Hamlet, que ce personnage et cette pièce pensent déjà, et que c'est sans doute là une des raisons de la fortune exceptionnelle de l'oeuvre au travers des époques. Hamlet est celui qui vient sur le devant de la scène, figure de la perplexité, pour interpeller vivement le spectateur, le prendre à témoin de ses pensées dans des monologues d'une force singulière, capables de toucher encore aujourd'hui un public si peu métaphysique. La singularité d'Hamlet est d'abord celle-là : il est celui qui vient se parler à lui même en l'absence des autres, comme s'il avait une vérité particulière à nous communiquer, à exhiber en notre présence. N'est-ce pas cela qui d'emblée nous touche, cette manière très sensible qu'il a de se réfléchir en notre présence sans pour autant paraître nous voir ? Hamlet pense, et la pièce à son tour le pense ou le donne à penser : ce qu'il communique ne tient pas à sa seule présence, ne coïncide pas avec la représentation qu'il donne de lui-même, sa vérité se joue aussi au-delà de lui, entre ce qu'il croit penser et la pensée des autres, entre ce regard qu'il pose sur lui-même et celui qui, venu des autres, l'éclaire en retour - sans parler de ce regard qu'il a sur le regard des autres. » Bernard Sichère

  • Voici une nouvelle version de l'Antigone inspirée de Sophocle, après celle d'Anouilh. Le Roi Créon incarne le type de l'anti-OEdipe, nouveau type de surhomme libéré des frustrations que lui imposait le capitalisme castrateur et judéo-chrétien, et qui, dans l'époque présente, s'assouvit dans la liberté outrancière. Ainsi, il se révèle qu'Antigone n'est pas morte ensevelie dans sa tragique et marmoréenne virginité, mais que le viol l'a souillée, comme il l'a fait, avec les deux soeurs, Évéxipe et Théane, dans la tragédie d'Alexandre Hardy, Scédase, ou l'hospitalité voilée (1624), ou avec la pauvre Lavinia dans Titus Andronicus, après que sa soeur Ismène s'est suicidée.

  • Attila Nouv.

    Attila

    Evgueni Zamiatine

    Pièce en quatre actes et en vers.
    Arrivent au palais d'Attila des ambassadeurs de Rome. L'un d'eux, Viguila, doit assassiner Attila avec la complicité d'un des dignitaires de la Cour, Edekon. Attila épouse de force Hildegonde, fille du roi des Burgondes, aimée par Viguila et qu'elle veut venger.
    Inédit en France.

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