Farce / Vaudeville

  • Un vaudeville à quiproquos et à adultère, sorte de synthèse de l'art de Feydeau, qui touche également à la comédie de moeurs. Amélie est une jeune et sympathique « cocotte » de haut vol qui a délaissé son métier de domestique et connaît un début de carrière florissant. Elle accepte de passer pour la future femme du meilleur ami de son amant en titre, qui a besoin de se marier pour toucher la grosse fortune que lui a léguée son père. Cela tombe bien, son amant doit s'éloigner quelque temps et a besoin qu'on surveille sa volage Amélie. C'est l'ami qui accepte de s'en occuper... mais joue un peu trop bien son rôle. Complications, gaffes, catastrophes évitées de justesse, cachettes, trucs, vrai-faux mariage, faux-vrai divorce, et une savoureuse galerie de personnages à la fois caricaturaux et croqués sur le vif : une comtesse qui débute dans l'adultère, un prince slave très dépensier quand il s'agit de ses amours, un oncle belge, un père ancien policier rigide et amoral, et une joyeuse bande de fêtards... Un voyage théâtral comique et sans fard dans les dessous de la Belle-Époque.

  • Il est impossible de raconter Oscar, ce vaudeville digne de Feydeau ne laisse point de répit au spectateur. Les quiproquos se succèdent à une allure folle.

  • "6f.-4h. ; décors : un salon chez Moulineaux. L'entre-sol rue de Milan ; durée : 1 h 45 Pour cacher un début de liaison avec une de ses clientes, le docteur Moulineaux se lance dans une cascade de mensonges, pirouettes et dissimulations face à sa femme, sa belle-mère, le mari de sa maîtresse, l'amante de celui-ci qui fut jadis la sienne. À force de rebondissement tout se termine à la satisfaction générale. Chacun retrouve sa chacune."

  • Le premier volume du Mondialitron est une farce économique en trois actes. Emmanuelle commence sa première journée de travail dans un bureau où plane encore la présence du "chef" décédé il y a peu. Elle est accueillie par Fabrice, salarié loyal et fidèle au regretté patron, qui la prend pour une autre. De fil en aiguille, suite à une série de quiproquos, les deux personnages se retrouvent à la tête de l'entreprise. Ils vont alors se heurter à une horde de salariés en furie et vont devoir faire face à de sérieux problèmes. Pour s'en sortir, ils élaboreront un stratagème qui va bientôt les dépasser... Nos deux héros malgré eux nous entrainent dans une pièce de théâtre caustique et de notre temps, portée par des dialogues fins, drôles et rythmés.

  • Mascarades

    Paul-André Sagel

    C'est un petit livre de rencontres entre paroles et gestes de comédiens ou comédiennes, un roman de dialogues à lire, à dire ou à jouer. Ce matériau inspiré des florissantes agitations de la vie a été pétri par les jeux de scène et la fantaisie des personnages masqués qui se fichent bien des époques parce qu'ils racontent les immuables mascarades humaines au travers de lazzi moqueurs et salutaires en ces temps de médiocrités obscurantistes et de péripéties électorales, sources d'inspirations satiriques. « De l'air de l'air ! » s'écrit Arlequin. Paul-André Sagel, comédien metteur-en-scène et auteur s'est associé pour l'occasion à Jean Jacques Degast', illustrateur et complice de scène.

  • Le troisième volume du théâtre de Labiche comporte douze pièces écrites entre 1864 et 1876. Les comédies sont à présent plus nombreuses que les vaudevilles dans la production d'un auteur qui désire s'élever dans la hiérarchie théâtrale : La Cagnotte (1864) lui of re un succès populaire tandis que Moi (1864) lui ouvre les portes de la Comédie française. S'il dégage une morale féroce de l'observation de ses contemporains, il excelle toujours dans l'art de donner aux réalités les plus grinçantes un air de fantaisie et de folie. Aux oeuvres sélectionnées par le dramaturge, Henry Gidel adjoint Les Chemins de fer (1867), proposant au lecteur de redécouvrir une comédie fourmillante ayant pour cadre les activités ferroviaires sous leurs divers aspects.

  • Le second volume du théâtre de Labiche regroupe seize pièces écrites entre 1856 et 1863. La fi gure du bourgeois du Second Empire s'y déploie sous toutes ses facettes, des plus grotesques aux plus mesquines et pathétiques. Par la richesse et la variété de ses procédés comiques, Labiche dévoile un univers de fausses apparences qui s'ef ondre dès lors que l'individu est plongé dans un milieu dont il ignore les codes comme dans Le Voyage de monsieur Perrichon . Les « labadens » de L'Af aire de la rue Lourcine font même preuve d'un cynisme d'une inquiétante noirceur sitôt que leur respectabilité bourgeoise est en jeu. Le maître du vaudeville allie ici avec brio les études de moeurs et la peinture des caractères au comique de farce.

  • Le docteur Marianeau, pensant sa femme absente, a découché. Or celle-ci, contre toute attente, est revenue plus tôt au domicile conjugal. Cette escapade va avoir les conséquences les plus inattendues sur leur entourage.

  • Théâtre Nouv.

    Que l'oeuvre de Feydeau soit rattachée, non sans raison, mais un peu paresseusement, à un genre léger, populaire et aussi décrié qu'il est goûté n'a pas aidé à sa reconnaissance. Il reste que l'on ne dit pas grand-chose de l'oeuvre quand on se contente de mentionner ce genre - le vaudeville - ou de parler d'amants dans le placard et de portes qui claquent. Pas d'erreur pourtantoe: les portes claquent bel et bien. Mais elles claquent de telle façon que ce genre, le vaudeville donc, s'en trouve renouvelé, énergisé, accéléré (bien des scènes semblent des odes à la vitesse), poussé à son paroxysme et, en définitive, conduit à l'implosion. L'implacable mécanique souvent évoquée existe bien, et les rouages de la machinerie mise au service du comique sont admirablement huilés. Ce que l'on évoque moins souvent, c'est l'arrière-plan de l'univers de Feydeau. Or la manière dont ses pièces traduisent et véhiculent les engouements, préoccupations et inquiétudes d'une époque qui voit, ou ne voit pas, arriver la guerre mondiale et la fin d'un monde mérite d'être soulignée. La gaieté de Feydeau est indéniable, mais elle n'est pas séparable d'une sorte de folie, dont l'écriture, aussi bien que les situations, porte la marque.
    Car Feydeau n'est pas (seulement) un brillant entrepreneur de spectacles : c'est un écrivain. La qualité de son dialogue, tout en apparente spontanéité, résulte d'un travail opiniâtre. Les indications scéniques parfois fascinantes qui émaillent le texte de ses pièces et décrivent avec une précision horlogère, jusqu'au vertige, la disposition des lieux et l'attitude des personnages témoignent d'une passion de la description que l'on ne rencontrera plus avant le Nouveau Roman. Pourtant, même ainsi « programmés », les personnages ne sont ni des pantins ni des automates. Autant que des intrigues trop convenues, Feydeau se défie des « types » trop conventionnels mis en scène par les vaudevillistes de son temps. Ses personnages, il va les chercher, de son propre aveu, dans la réalité ; peu désireux de faire d'eux des fantoches, il leur conserve leur personnalité, leur vitalité - et tout soudain les plonge dans des situations burlesques. On a pu les comparer à des cobayes, et leur créateur à un expérimentateur non dénué d'une certaine cruauté. Mais c'est à l'égard du langage, des langages, qu'il met à la disposition de ses créatures ou dont, par moments, il les prive, que Feydeau se montre le plus audacieusement expérimentateur. À force de répétitions, de déformations, de mélanges babéliens, de lapsus, de mal-entendus, la langue perd tout ou partie de sa fonction de communication. Les liens logiques se desserrent, ils se dissolvent, on ne s'entend plus, l'absurde triomphe. Loin de prolonger un genre réputé poussiéreux, Feydeau ouvre la voie au théâtre qu'illustreront bientôt Ionesco ou Beckett.

  • Pour Ginger, rien ne va plus : elle doit cacher à son mari actuel, Ciel, que son premier mari, Fred, gangster qu'elle a fait passer pour mort, s'est évadé de la Santé. Il vient réclamer son butin, pendant qu'au même moment sa fille, Violaine, revient d'un séjour aux Etats-Unis. Et, quand en plus, la police s'en mêle, tout s'emmêle !

  • Panique à Versailles ! Hermine doit remplacer sa maîtresse, la nièce du Roi, pour faire la lecture des contes de Monsieur Perrault, le dernier livre à la mode. Mais comment faire pour interpréter tous ces personnages ?

  • Gérard Lopez nous raconte un rêve, ou plutôt un cauchemar, dans lequel Le Pape François fait un cauchemar.
    Il est confronté à François d'Assise, le « Poverello », le pauvre parmi les pauvres, l'ami des animaux , le fondateur de l'ordre des Franciscains. Ce dialogue onirique pose des questions fondamentales sur l'Église, sur ses choix, ses prises de positions éthiques et, in fine, politiques, sur sa fidélité aux enseignements de l'Évangile, sur la vérité, au sens profond, de son discours.
    Et le « Poverello » interroge aussi la légitimité de Jorge Mario, qui, en prenant son nom, a pris le risque de lui être comparé et s'est donné le devoir d'être digne de son enseignement.
    La « farce » de Gérard Lopez, érudite et d'une complexité théologique accessible à tous, nous offre une occasion, ludique, de nous interroger sur la place, l'image, la réalité éthique des religions, de la religion catholique en particulier, au regard de son message et de la façon dont ses « pasteurs » le vivent et le proclament.

  • Farces et attrapes

    Paul-André Sagel

    Le théâtre, c'est de la vie sous une forme plus concentrée,plus courte, ramassée dans le temps et l'espace. Peter Brook (Le diable c'est l'ennui) Paul-André Sagel, mime, comédien, metteur-en scène, professeur d'art dramatique, auteur d'ouvrages sur le masque et le clown, de romans et d'une dizaine de pièces de théâtre jouées en France au Danemark et au Québec. Ce recueil propose quelques pièces , duos ou monologues qui ont jalonné un voyage de quatre décennies de scène. Ces pièces ont souvent été inspirées par des compagnies, des acteurs ou des actrices, qu'ils soient du théâtre ou du cirque. C'est donc une écriture qui bouge, aussi ces textes sont ouverts à toutes interprétations ; ils sont à disposition comme une matière humaine en mouvement. Ces écritures aléatoires pour masques et clowns ne prétendent ni à la littérature ni à la postérité, elles ont l'ambition de susciter l'envie de jouer, d'écrire, d'interpeller le monde et de provoquer la création. Les oeuvres scèniques engagent l'art du vivant et le libre-arbitre opposés à toutes les aliénations. La farce est l'antidote de la bêtise.

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