• Et si Charles de Gaulle avait été pour la France cet homme providentiel que tout le monde attendait ?
    Cet ouvrage revient sur cette notion incarnée par le Général qui représente le héros français par exellence, symbole vivant de notre aspiration à la grandeur. Par trois fois, de Gaulle incarne la figure héroïque du sauveur : le 18 juin 1940, il montre aux Français la voie de la Résistance aux nazis; le 26 août 1944, il leur offre la victoire à Paris avant de lancer la reconstruction du pays; et le 13 mai 1958, il revient une nouvelle fois pour résoudre l'impasse de la crise algérienne et instaurer la Ve République.
    L'auteur nous explique dans ce livre comment de Gaulle a pu nous léguer cet irrépressible sentiment de grandeur, qui fait que nous sommes convaincus d'être un peuple d'exception, voué à une destinée exceptionnelle. Son héritage est et sera toujours le moteur de nos ambitions.

  • Formules assassines, traits d'humour, visions prophétiques, discours et réflexions ont fait la renommée de Clemenceau. Les lire ou les relire sont un régal pour l'esprit tant on découvre un autre homme derrière le« tombeur de ministères » des années 1880, le « briseur de grèves » de 1906, le Père la Victoire de 1918.
    Grâce à ce recueil, on découvre sa vie, de la Commune de Paris au traité de Versailles, en passant par la crise boulangiste, le scandale de Panama ou l'Affaire Dreyfus et tous ces combats républicains dont il fut un acteur majeur. Mis en scène par l'historien Jean Garrigues, fin connaisseur de l'action et du rôle de Clemenceau, surgit le portrait d'un grand homme d'état, véritable icône patriotique, passionnément laïque et démocrate, cocardier, rebelle et autoritaire, féministe et misogyne, rêveur et philosophe, amoureux et querelleur, drôle et sensible, féroce et tendre à la fois. Avant tout un homme libre. Ici sont rassemblées et commentées ses observations les plus fouillées, ses analyses les plus lucides, ses joutes oratoires les plus mémorables, ses formules les plus méchantes et ses remarques les plus mordantes.

  • Depuis plus d'un siècle, la politique du scandale semble être un sport national en France. Panama, Caillaux, Stavisky, Aranda, Broglie, Nucci, Méry, Cahuzac, ou plus récemment Benalla : autant d'affaires de corruption, d'abus de pouvoir, de trafics d'influence, qui ont alimenté les colonnes des journaux et les diatribes parlementaires.
    Autant de débats houleux, de campagnes de presse qui ont scandé notre histoire politique contemporaine.
    Car si la monarchie ou l'Empire avaient les moyens d'étouffer les « affaires », la démocratie parlementaire leur a donné une exceptionnelle visibilité. Avec le recul de l'Histoire, Jean Garrigues ausculte une quarantaine d'affaires, les plus emblématiques et les plus retentissantes. Quelles sont leurs causes profondes ? Que nous révèlent-elles du système politique français et de ses failles ?
    Pourquoi certaines deviennent-elles des scandales tandis que d'autres sont étouffées ? Qui les fait éclater ? En d'autres termes, à qui profite le scandale et à quoi sert-il ?
    Bien sûr, le déferlement antisémite qui accompagna presque tous les scandales de la III e République n'a rien à voir avec l'atmosphère de ceux de la IV e , marqués par la guerre froide et la décolonisation, ou encore avec les scandales immobiliers des années 1960-1970.
    Cependant cet ouvrage démontre, sans esprit polémique mais sans complaisance, que tous obéissent à une même mécanique. Car le scandale est un élément moteur de notre histoire politique, une arme dont tous les partis, à un moment ou à un autre, se sont servis.

  • Du comte d'Évreux qui édifia cet hôtel particulier en 1720 pour abriter ses amours avec sa maîtresse à nos récents présidents qui eurent bien du mal à y garder leur vie privée secrète, en passant par la Pompadour et son aréopage de pucelles, les chassés-croisés érotiques du couple Murat, les « petites impératrices » de Louis-Napoléon Bonaparte, ou les comédiennes peu farouches de Félix Faure, Clémenceau ou Raymond Poincaré, les frasques des locataires de l'Élysée, lieu de pouvoir autant que de plaisir, ne datent décidément pas d'hier ! Par Jean Garrigues, historien très médiatique de la vie politique française.

  • Et si Charles de Gaulle avait été pour la France cet "homme providentiel" que tout le monde attendait?
    Cet ouvrage revient sur cette notion incarnée par le Général qui représente le héros français par excellence, symbole vivant de notre aspiration à la grandeur. Par trois fois, de Gaulle incarne la figure héroïque du sauveur : le 18 juin 1940, il montre aux Français la voie de la Résistance aux nazis; le 26 août 1944, il leur offre la victoire à Paris avant de lancer la reconstruction du pays; et le 13 mai 1958, il revient une nouvelle fois pour résoudre l'impasse de la crise algérienne et instaurer la Ve République.
    L'auteur nous explique dans ce livre comment de Gaulle a pu nous léguer cet irrépressible sentiment de grandeur, qui fait que nous sommes convaincus d'être un peuple d'exception, voué à une destinée exceptionnelle. Son héritage est et sera toujours le moteur de nos ambitions.

  • Il ne s'embarrasse pas d'éloquence classique lorsqu'il se moque de ses adversaires politiques. L'humour est sa marque de fabrique, avec un brin de mauvaise foi pour corser le jugement.
    « On reconnaît un discours de Jaurès au fait que tous les verbes sont au futur. » « La France, pays où il est souvent utile de montrer ses vices, et toujours dangereux de montrer ses vertus. » « Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n'en avez pas, c'est que vous n'avez rien fait. » « On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. » « Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. » Georges Clemenceau fut d'abord un jeune homme en colère, un républicain engagé à l'extrême gauche, anticlérical farouche et hostile à la colonisation.
    Surnommé « le tombeur de ministères », ses joutes oratoires avec Léon Gambetta ou Jules Ferry sont mémorables, ses formules et réparties ont scandé la vie politique de cette époque. Président du Conseil de 1906 à 1909, sa politique de fermeté envers le mouvement ouvrier en révolte lui vaut les surnoms de « Tigre » et de « premier flic de France. »

  • La République incarnée

    Jean Garrigues

    • Perrin
    • 24 Janvier 2019

    Lorsque Emmanuel Macron est devenu président de la République, on a beaucoup parlé d'une réappropriation de la fonction, tant il a paru incarner la République en restaurant l'autorité et la distance que le général de Gaulle avait insufflées à la plus haute magistrature de l'État. C'est que, depuis un siècle et demi, se pose la question centrale de la confrontation entre notre idéal démocratique et la nécessité de personnaliser le pouvoir. Les référents en la matière sont les trois héros fondateurs de la Troisième République, Adolphe Thiers le rassembleur, Léon Gambetta le chef patriote et Victor Hugo le prophète de l'universel. C'est à partir de leur histoire que l'auteur tire le fil de l'incarnation républicaine jusqu'à nos jours. Quelles traces ont-ils laissées dans la symbolique de cette incarnation ? Comment la marche du temps a-t-elle digéré ces repères collectifs et modifié cette symbolique ? Quels sont les personnages qui se sont hissés au cours du XXe siècle à la hauteur de ces modèles ? Quelle a été l'empreinte du général de Gaulle sur cette histoire, et comment ses successeurs se sont-ils adaptés à la légende gaullienne ? Une personne peut-elle encore aujourd'hui prétendre incarner la République aux yeux de tous dans une société de l'individualisme exacerbé et du multiculturalisme ? Telles sont les questions auxquelles répond ce livre. À travers une galerie de portraits parfois déroutants ou inattendus, c'est l'histoire politique de la France républicaine qui prend forme et visage.

  • Dès les débuts de la République, le Président a été « mis en images ». Ces photographies, de plus en plus nombreuses au fil des décennies, racontent autant l'histoire de l'institution que celle du pays tout entier. En six chapitres, et cent cinquante images, Jean Garrigues décrypte la fonction présidentielle à travers ses images publiques ; il nous raconte aussi cette « vieille fascination » qu'ont les Français pour leur président, tantôt homme providentiel, tantôt bouc émissaire, mais dont ils ne peuvent se passer. Dans sa préface Jean- Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, revient sur l'histoire du palais de l'Élysée, lieu de résidence et lieu de pouvoir, et sur ses prestigieux occupants, depuis 1848.

  • Entre 2004 et 2006, nous avons fait paraître six ouvrages (dont un en deux tomes) réunissant les grands discours parlementaires depuis la création du Parlement, à savoir :
    Révolution, XIXe siècle, IIIe République, IVe République et Ve République. L'initiateur de cette série était Jean-Louis Debré, alors président de l'Assemblée nationale. La direction des ouvrages a été confiée à Jean Garrigues (auteur des Grands discours de la IIIe et de la Ve République) et la supervision à Bruno Fuligni, à l'époque directeur de la communication de l'AN.
    Cet ouvrage réunit les discours les plus importants de toutes les époques en un seul volume. La préface serait rédigée par le nouveau président de l'Assemblée et un petit mot ajouté par l'initiateur du projet Jean-Louis Debré.


  • il peut sembler paradoxal de consacrer un ouvrage aux grands débats parlementaires de la cinquième république, un régime précisément fondé pour en finir avec les excès du parlementarisme.
    mais le paradoxe n'est qu'apparent, tant il est vrai que le général de gaulle et michel debré n'ont jamais remis en question la nécessité d'un dialogue fécond et animé entre les pouvoirs. si le parlementarisme a été rationalisé, il n'en est pas moins conservé sa capacité de produire discours, débats, incidents et polémiques. en dépit de la présidentialisation du régime, en dépit de la discipline de parti, de la médiatisation réductrice et de la technocratisation des enjeux, la scène parlementaire est restée l'un des lieux essentiels du politique.
    outre les déclarations de politique générale, certains discours semblent incontournables, celui de michel debré défendant en décembre 1959 sa loi de financement de l'enseignement privé ; celui d'edgar faure, ministre de l'éducation nationale, présentant en juillet 1968 sa réforme de l'enseignement supérieur ; celui de robert badinter, ministre de la justice, sur l'abolition de la peine de mort en septembre 1981.
    mais la prépondérance de l'exécutif ne doit pas faire oublier la part de l'initiative parlementaire ; ; comme l'illustrent les discours de lucien neuwirth en faveur de la contraception, en juillet 1967, ou de christiane taubira visant à faire reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité, en février 1999. c'est encore dans la critique, voire dans la polémique, que peut s'exprimer la créativité rhétorique des parlementaires.
    parmi ces grands discours d'opposants, citons celui de paul reynaud contre la révision constitutionnelle d'octobre 1962, celui de pierre mendés france condamnant la politique économique et sociale du gaullisme en mai 1967, celui de françois mitterrand contre jacques chirac en octobre 1976, celui de jacques chirac contre le projet savary en mai 1984, ou encore le réquisitoire de philippe séguin, contre le traité de maastricht en mai 1992.
    si la technicité et l'expertise ont tendance à prendre le pas sur l'escrime oratoire et sur le plaisir de la délibération ; les discours sélectionnés dans ce recueil recèlent une qualité littéraire intrinsèque.

  • Héros de la Résistance, baron du gaullisme, duc de Bordeaux, Premier ministre de la « Nouvelle Société ». Les formules ne manquent pas pour qualifier et décrire l'itinéraire hors norme de Jacques Chaban-Delmas, l'une des figures les plus remarquables de la Cinquième République. Mais de toutes ses expériences, la plus marquante dans notre histoire politique est celle de président de l'Assemblée nationale.
    Pas seulement parce qu'il détient le record de longévité au perchoir, mais surtout parce qu'il fut l'âme du parlementarisme pendant plusieurs décennies, traversant les régimes et les alternances. Il incarne aujourd'hui encore la quintessence de cet esprit parlementaire, qui est le coeur même de la démocratie.

  • Nouvelle présentation, 2e éditionDe la révolution de février 1848 à la chute du Second Empire en septembre 1870, la France connaît l'une des périodes les plus riches et les plus mouvementées de son histoire politique, économique et sociale.En l'espace de deux décennies, les Français passent de la monarchie de Juillet, censitaire et conservatrice, à la IIIe République, démocratique et parlementaire, en traversant deux régimes aux évolutions contradictoires, la IIe République puis le Second Empire. Au tournant des années 1850, l'économie française profite du redressement de la conjoncture internationale pour entamer une phase décisive de son expansion, un vaste mouvement de transformations structurelles, qui touche aussi bien le grand commerce que le crédit, le bâtiment ou les chemins de fer, et qui fait entrer la France dans l'ère de la modernité capitaliste.Un monde nouveau apparaît, dans lequel l'industriel se substitue au châtelain, le haut-fourneau à la ferme, et le «  rond-de-cuir  » au maréchal-ferrant. De ces transformations profondes, les écrivains et les artistes se font l'écho. Là encore, ce sont de nouvelles générations, de nouveaux courants - réalisme, naturalisme, impressionnisme - qui se mettent en place, avant d'éclore sous la IIIe République.Jean Garrigues, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, est professeur à l'université d'Orléans et chargé de conférence à l'Institut d'études politiques. Il a notamment publié Le Général Boulanger, Orban, 1991, Le Boulangisme, coll. «  Que sais-je ?  », PUF, 1992 et La République des hommes d'affaires 1870-1900, Aubier, 1997.
    Les débuts de la IIe République (février-décembre 1848). La République du parti de l'ordre (décembre 1848-décembre 1851). La mise en place de l'Empire (décembre 1851-décembre 1852). L'Empire autoritaire (1852-1863). Modernisation et expansion. La France des privilégiés. La France du peuple. L'Empire ébranlé (1863-1870).

  • En constante évolution, le droit de la famille a à nouveau fait l'objet de profondes transformations au cours des dernières années (notamment le divorce par consentement mutuel).
    A jour des nouvelles dispositions, ce manuel présente les normes applicables aux individus qui vivent en couple (mariage, divorce, pacs, concubinage), puis celles qui régissent la parenté (paternité, maternité, autorité parentale, administration légale, obligations alimentaires, adoption, assistance médicale à la procréation).
    Au sein de chaque chapitre, le cours est complété par des résumés, des définitions, des documents et des questionnaires qui permettront aux lecteurs d'enrichir leurs connaissances et de retenir plus aisément les solutions exposées. L'ouvrage contient aussi de nombreux exercices corrigés (cas pratiques, commentaires d'arrêt, dissertations) qui aideront les étudiants à préparer leurs examens.

  • Formules assassines, traits d'humour, visions prophétiques, discours et réflexions ont fait la renommée de Clemenceau. Les lire ou les relire sont un régal pour l'esprit tant on découvre un autre homme derrière le « tombeur de ministères » des années 1880, le « briseur de grèves » de 1906, le Père la Victoire de 1918. Grâce à ce recueil, on découvre sa vie, de la Commune de Paris au traité de Versailles, en passant par la crise boulangiste, le scandale de Panama ou l'Affaire Dreyfus et tous ces combats républicains dont il fut un acteur majeur.

    Mis en scène par l'historien Jean Garrigues, fin connaisseur de l'action et du rôle de Clemenceau, surgit le portrait d'un grand homme d'État, véritable icône patriotique, passionnément laïque et démocrate, cocardier, rebelle et autoritaire, féministe et misogyne, rêveur et philosophe, amoureux et querelleur, drôle et sensible, féroce et tendre à la fois. Avant tout un homme libre.

    Ici sont rassemblées et commentées ses observations les plus fouillées, ses analyses les plus lucides, ses joutes oratoires les plus mémorables, ses formules les plus méchantes et ses remarques les plus mordantes.

  • De la chute du Second Empire jusqu'à l'Affaire Dreyfus, la France a traversé l'une des périodes les plus mouvementées de son histoire. Humiliée par la défaite de 1870 et affaiblie par la crise économique, c'est grâce à la volonté et à l'opiniâtreté de ses " pères fondateurs " que la troisième République naissante a pu vaincre les obstacles et s'imposer à la nation.
    Parmi ces pères fondateurs de la démocratie parlementaire, on connaît bien les grandes figures politiques : Adolphe Thiers, jules Ferry et Léon Gambetta, mais le rôle de leurs partenaires de la grande bourgeoisie financière reste mal connu. Ce sont pourtant des hommes-clés, tels les ministres Agénor Bardoux, Léon Say ou Emile de Marcère, qui ont permis le redressement économique de la France et crédibilisé la République auprès des entreprises, des épargnants et de l'Europe tout entière.
    Jean Garrigues s'attache à réhabiliter ces grandes figures de bourgeois libéraux, étroitement liés aux grandes sociétés françaises, et qui tiennent entre leurs mains l'avenir du régime républicain. Il nous fait pénétrer dans leurs réseaux de sociabilité et de pouvoirs, qui vont des académies de province au conseil des ministres, en passant par la Société d'économie politique, le journal des Débats ou l'Académie française. Par l'intermédiaire de ses réseaux d'influence, le monde des affaires édifie une république libérale et conservatrice, conforme à ses idées et à ses intérêts.
    En s'appuyant sur des archives inédites, sur des correspondances privées ou sur des rapports de police confidentiels, jean Garrigues revisite les rapports entre argent et politique dans la République naissante. Il montre combien ces rapports ont pesé sur l'évolution politique de la France contemporaine.

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