Parascolaire

  • La Métamorphose révèle une vérité méconnue, les conventions disparaissent, les masques tombent. Le récit qui porte ce titre est un des plus pathétiques et des plus violents que Kafka ait écrits ; les effets en sont soulignés à l'encre rouge, les péripéties ébranlent les nerfs du lecteur. C'est l'histoire, « excessivement répugnante », dit l'auteur, d'un homme qui se réveille changé en cancrelat. Cette transformation est un châtiment imaginaire que Kafka s'inflige. Et son personnage est celui qui ne peut plus aimer, ni être aimé : le conflit qui se déroule dans une famille bourgeoise prend une ampleur mythique. Seuls quelques éléments comiques ou grotesques permettent de libérer de l'oppression du cauchemar.

  • Thérèse Raquin

    Emile Zola

    Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : « C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie.»

  • Le papa de Nicolas a promis: si Nicolas fait zéro faute à la dictée, il aura un train électrique! Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu...

  • Nicolas ne veut pas aller à la cantine! Mais il s'y amuse tant qu'il ne veut pas retourner à la maison le midi... La cantine, c'est chouette !

  • Ce matin, Nicolas se fait beau. C'est le jour de la photo de classe. Mais les enfants font des bêtises. Le photographe s'énerve... Et rien ne se passe comme prévu...

  • Nicolas est ravi: il va avoir un vélo! Mais Monsieur Blédurt, le voisin, propose au papa de Nicolas de faire la course... Quand les adultes font des bêtises, ils ont intérêt à les réparer !

  • La peste règne à Thèbes. Pour mettre fin à l'épidémie, l'oracle de Delphes réclame que soit puni le meurtrier de l'ancien roi Laïos. Au fil des interrogatoires, Oedipe mène l'enquête et découvre la vérité sur ses origines : les destin tragique rejaillit sur chacun, Jocaste se pend et lui-même se crève les yeux.

  • En 1953, le magazine américain the reader's digest demanda à giono d'écrire quelques pages pour la rubrique bien connue " le personnage le plus extraordinaire que j'aie jamais rencontré ".
    Quelques jours plus tard, le texte, tapé à la machine, était expédié, et la réponse ne se faisait pas attendre : réponse satisfaite et chaleureuse, c'était tout à fait ce qui convenait. quelques semaines passèrent, et un beau jour giono descendit de son bureau. son visage reflétait la stupéfaction. il venait de recevoir une deuxième lettre du reader's digest, d'un ton bien différent de la première : on l'y traitait d'imposteur...
    Giono trouvait la situation cocasse, mais ce qui dominait en lui à l'époque, c'est la surprise qu'il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu'il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination...

  • Molière mourant s'est arraché une de ses plus belles comédies, et des plus actuelles. Qui ne se croit malade ? Qui ne dépend un jour de ses médecins, au point de refuser de guérir, ou d'en être séparé ? Et quel médecin n'est tenté par l'arrogance et le secret ?
    Un auteur visionnaire a ainsi dépeint la France, pays qui détient le record de la consommation des médicaments en Europe.

  • 1815. Accusé de bonapartisme, Edmond Dantès est emprisonné au château d'If, victime de deux rivaux, Fernand et Danglars, et de Villefort, un magistrat ambitieux. Grâce à l'amitié de l'abbé Faria, il s'évade et peut alors assouvir sa vengeance. Version abrégée avec dossier pédagogique.

  • LE COMTE, seul, marche en rêvant.
    J'ai fait une gaucherie en éloignant Bazile !... la colère n'est bonne à rien. - Ce billet remis par lui, qui m'avertit d'une entreprise sur la Comtesse ; la camariste enfermée quand j'arrive ; la maîtresse affectée d'une terreur fausse ou vraie ; un homme qui saute par la fenêtre, et l'autre après qui avoue... ou qui prétend que c'est lui... Le fil m'échappe. Il y a là-dedans une obscurité... Des libertés chez mes vassaux, qu'importe à gens de cette étoffe ? Mais la Comtesse ! Si quelque insolent attentait... Où m'égaré-je ? En vérité, quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve ! - Elle s'amusait : ces ris étouffés, cette joie mal éteinte ! - Elle se respecte ; et mon honneur... où diable on l'a placé !
    (Acte III, scène 4)

  • Du Roman de Renart, ensemble de récits (les «branches») composés aux XIIe et XIIIe siècles, la Pléiade propose, principalement d'après un manuscrit inédit, une édition intégrale et bilingue (ancien français / français moderne). À l'origine de ces récits, une faute inexpiable, le viol par Renart de l'épouse d'Isengrin. Au centre, le goupil, universel trompeur. Autour de lui, des animaux qui jouent aux hommes : sans rien perdre de leur animalité, le loup Isengrin, le chat Tibert, le cerf Brichemer, barons du roi Noble, usurpent les dignités et le langage humains. Leurs valeurs ? l'intérêt, le désir, la volonté de puissance : les moeurs du temps et les travers des hommes trouvent dans le travestissement animal un miroir sans pitié. Ce qui les pousse à agir ? la faim. C'est parce qu'il faut manger que Renart se lance dans des aventures violentes, dont la puissance comique ne fait pas oublier l'extrême cruauté. Cruauté des situations, des gestes, des sentiments, cruauté des gabs, ces paroles lancées aux vaincus. Car le Roman de Renart est aussi le roman de la parole. Instrument de la ruse, arme des faibles (sans elle, un renard ne saurait vaincre un loup), la parole, ici, ne se soucie pas de vérité. Elle méconnaît les repères habituels du bien et du mal. Elle permet à qui la maîtrise - et nul ne la maîtrise mieux que Renart - de nier l'évidence, de triompher de la force et d'échapper toujours au châtiment. Les malheureux qui reçoivent les nombreuses «confessions» du goupil en savent quelque chose : écouter Renart, c'est, déjà, être sa victime.

  • Pourquoi Crastaing, notre prof de français, nous fait-il si peur ? Pourquoi terrorise-t-il Pope, mon père lui-même ? Qu'est-ce que c'est que cette épidémie après son dernier sujet de rédaction ? Un sujet de rédaction peut-il être mortel ? Un sujet de rédaction peut-il massacrer une classe tout entière ? Qui nous sauvera de cette crastaingite aiguë ? Kamo ? Kamo ! Si Kamo n'y arrive pas, nous sommes perdus !

    Daniel Pennac n'est pas un acteur, c'est un conteur. Il sait tour à tour vous faire rire et vous émouvoir. Sa voix chaleureuse épouse avec tendresse son texte, qu'il sert comme personne.

    L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.

  • Guy de Maupassant (1850-1893), commis au ministère de la Marine puis au ministère de l'Instruction publique, publie la première de ses nouvelles en 1875 dans L'Almanach lorrain de Pont-à-Mousson. La dernière paraîtra en janvier 1891 dans Gil Blas. Son entrée en littérature s'accomplit sous la protection de Gustave Flaubert qui le guide, l'encourage. Le tout jeune écrivain pénètre dans le cercle des écrivains naturalistes ou réalistes. Il rencontre Tourgueniev, Émile Zola - il donne Boule de Suif pour le recueil Les Soirées de Médan aux côtés de Huysmans (Sac au dos) et d'Émile Zola (L'Attaque du moulin). En dix ans, pendant les années 1880, outre ses trois cents nouvelles, il publie six romans.Rongé par la syphilis, il fait une tentative de suicide dans la nuit du 1er janvier 1892. Interné à la clinique du docteur Émile Blanche, il meurt de paralysie générale le 6 juillet 1893.Dans ses Contes et Nouvelles, Maupassant décrit aussi bien l'univers sordide de la campagne normande, que les caractères et les attitudes de « bon bourgeois » avec une ironie violente. Sa vision des femmes, victimes des hommes (les amours ancillaires, le viol), ou victimes de l'amour est d'une noirceur désespérée.Quarto, qui reprend l'établissement des textes de La Pléiade, propose ce remarquable ensemble en un volume parfaitement lisible sur le modèle typographique de La Recherche du temps perdu - contrairement aux ouvrages de la concurrence, soit incomplets, soit peu lisibles.

  • Le jeune Perceval est élevé par sa mère à l'abri du monde. Le jour où il rencontre dans la forêt des chevaliers aux armures étincelantes, sa décision est prise : il sera lui aussi chevalier ! Il se rend aussitôt au château du roi Arthur. Mais pour atteindre son idéal, Perceval va devoir affronter mille dangers et percer le mystère du Graal, ce vase sacré aux pouvoirs miraculeux.

  • Elle, c'est Ginevra di Piombo : belle, fière et corse. Arrivée à Paris encore enfant et élevée dans l'amour de la famille. Lui, c'est Luigi Porta : charmant, tendre et... corse. Soldat de Napoléon, héros puis proscrit. Leur rencontre naît d'un hasard, leur amour d'un regard : un vrai conte de fées... mais, comme il se doit, semé d'embûches. Pour Ginevra et Luigi, il n'y en a qu'une et elle est de taille : leurs familles sont en guerre. Au nom de vieilles rivalités corses, les di Piombo et les Porta ne doivent pas s'unir ; plutôt la mort que le déshonneur... L'amour que se portent les jeunes gens aura-t-il raison de tout ? Plongez-vous dans l'histoire...L'accompagnement pédagogique permet de comprendre le contexte historico-politique du récit, de l'ascension à la chute de Napoléon. Il met également en lumière l'esthétique et l'écriture de l'auteur qui inaugure ici, dans un récit de jeunesse, des personnages qui deviendront des types balzaciens.Nouvelle (XIX siècle) recommandée à partir de la classe de troisième. Texte intégral.

  • Version abrégée.

    Rémi est un enfant trouvé. Arraché à sa mère adoptive, il est vendu à un musicien ambulant, le signor Vitalis, qui l'entraîne sur les routes de France en compagnie du singe Joli-Coeur et d'un étonnant trio de chiens savants. Ils affrontent la faim, le froid, les loups, et seule l'amitié leur permet de garder espoir. Rémi retrouvera-t-il un jour sa vraie famille?

  • Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l'auteur d'un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d'un homme retiré, jouissant d'un exil intérieur propice à l'exercice du jugement. C'est dans l'espace qui s'étend entre ces deux figures, l'homme à cheval et l'homme de papier, qu'il faut appréhender Les Essais. Grand amateur de livres, Montaigne juge sévèrement « l'écrivaillerie » de son temps et combat la culture livresque lorsqu'elle conduit au pédantisme. Familier des interminables périodes de ses confrères en « parlerie », il use d'un langage « coupé », d'un style primesautier - « soldatesque », dit-il. Non content d'inventer une forme, l'essai, il se dote d'une écriture qui est le truchement de son âme et, on le sent bien, l'exact reflet de la vivacité de son esprit. De sorte qu'il ne nous enseigne pas : il nous parle - de lui, de l'humain à travers lui, et donc de nous. D'une voix et sur un ton jusqu'alors inouïs, et peu entendus depuis, il sape en ironiste le conformisme intellectuel et, le premier, revendique pour chacun le droit à l'esprit critique et au libre examen dans tous les domaines (celui de la foi excepté). Montaigne est à l'Humanisme ce que le franc-tireur est aux troupes régulières : on ne le trouve jamais là où on l'attend, et c'est le gage de sa survie. C'est pourquoi, alors que tant d'ouvrages contemporains sont oubliés, Les Essais demeurent un livre vivant. Ce livre, on le publie ici d'après la seule version imprimée de l'ultime état du texte : l'édition posthume de 1595, aujourd'hui majoritairement considérée comme la plus proche du dessein de l'auteur. Afin d'en faciliter la lecture, les notes sur le vocabulaire et la syntaxe, ainsi que la traduction des citations, figurent au bas des pages. Les sentences peintes sur les poutres de la « librairie » de Montaigne et les notes qu'il a portées dans les marges de ses livres complètent le volume.

  • Voici l'histoire de Wang-Fô, le peintre chinois. Il parcourait le royaume des Han en compagnie de Ling, son fidèle disciple, à la recherche de nouveaux paysages. Ses tableaux étaient si beaux qu'on les disaient magiques. Mais un jour, l'empereur convoqua le vieux maître pour le menacer d'un terrible châtiment...

  • À Paris, dans le quartier des Batignolles, on découvre un petit vieux assassiné chez lui. Des lettres tracées dans son sang désignent le meurtrier.
    Mais Méchinet en a vu d'autres ! Assisté de Godeuil, un jeune étudiant en médecine, le policier émet quelques réserves sur cette culpabilité toute trouvée...
    Commence alors une palpitante enquête pour réfuter l'évidence : indice après indice, la vérité se fait jour, tandis que le suspect s'obstine à revendiquer le crime.

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