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Gisèle Halimi
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Annexe et notes de Nathalie Wolff
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La cause des femmes ; le temps des malentendus
Gisèle Halimi
- Folio
- Folio
- 21 Février 1992
- 9782070384587
Le féminisme, c'est quoi ? Ça existe ? Aujourd'hui ça pourrait exister. Et pour quoi faire ? «Les femmes ont tout obtenu», répondent-ils, et même répondent-elles, quelquefois. Et pour quels résultats ? La solitude de fond de la féminité, et la déroute de nos mâles devant leurs égales. «La super woman» est épuisée. Quant au commun des hommes, sans le «miroir grossissant» que présentait, à ses exploits masculins, sa compagne d'antan, il se sent réduit de moitié. Donc grandeur nature. [...] Enfermée dans son rôle féminin, la femme ne mesure pas à quel point son oppresseur est lui-même prisonnier de son rôle viril. En se libérant, elle aide à la libération de l'homme. En participant à égalité à l'Histoire, elle la fait autre. Cela ressemble fort à une révolution tranquille, mais forte et sûre de l'avenir. Pourquoi le féminisme aujourd'hui ? Justement pour réussir là où l'égalité économique a échoué. Là où la culture patriarcale résiste. Le féminisme vient seulement de commencer sa longue marche. Dans vingt ans, dans cent ans, il aura changé la vie. Gisèle Halimi(1992).
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Une farouche liberté
Annick Cojean, Gisèle Halimi
- Le Livre de Poche
- Documents
- 8 Septembre 2021
- 9782253078401
Soixante-dix ans de combats, de passion et d'engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l'égalité entre hommes et femmes est loin d'être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.
Avec son amie Annick Cojean, la célèbre avocate revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle : son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d'un destin assigné par son genre et son rêve de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture ; son association, Choisir la cause des femmes ; et, bien sûr, ses combats pour le droit à l'avortement, la répression du viol, la parité.Une farouche liberté laisse un dernier message: "si on arrête, on est foutues." Magali Cartigny, Le Monde.Il est de ces voix et ces combats qui changent une société. Hélène Roussel, France Inter. -
Edouard le magicien est mort.
Et gisèle halimi ne peut pas admettre la disparition de ce père tant aimé. elle décide de lui adresser "une carte postale". en fait, elle écrit ce livre "pour dire ce qui n'a pas été dit". manière d'expliquer un parcours. de l'enfant qui engage le combat contre l'institutrice qui la traite de "sale juive", en passant par l'adolescente qui se révolte contre dieu parce qu'il n'accorde pas leur juste place aux femmes, jusqu'à l'avocate qui remet en question le serment traditionnel de son ordre qu'elle juge trop servile, le chemin parcouru par la célèbre avocate est celui d'une rebelle.
Chemin marqué par des combats difficiles, mais aussi par des moments d'humour, d'émotion, d'exaltation racontés ici avec une verve jubilatoire et que bien des hommes et des femmes célèbres ont croisé. mais, pour celle qui a participé à la plupart des principaux événements de notre temps, le vrai grand personnage aura sans doute été edouard qui hante ce livre de mémoire et de tendresse.
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Les mémoires d'une femme révoltée, qui a fait de l'irrespect un synonyme du courage.
" En entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi. " Gisèle Halimi se retourne sur son passé. Celui d'une avocate mythique, mais... irrespectueuse, comme elle se définissait elle-même. Irrespectueuse des juges soumis au pouvoir ou aux " bonnes moeurs ". Irrespectueuse des règles d'un Ordre des avocats trop " moral ".
Elle fut l'une des premières à féminiser le mot avocat et s'engagea en faveur des droits des femmes, exigeant le droit à l'avortement et la répression du viol lors de procès retentissants. Mais la vie de Gisèle Halimi, c'est aussi la solitude, les menaces de mort, l'éloignement de ses jeunes enfants, des meurtrissures.
À travers ce livre, elle nous fait revivre ses défenses difficiles, exaltantes, mémorables, de sa première plaidoirie pour un voleur de pommes de terre aux grands procès politiques, et les moments qui ont fait basculer la société. Une existence guidée par sa foi en l'égalité de tous les êtres humains et une soif de justice.
Voici les mémoires d'une femme révoltée, qui a fait de l'irrespect un synonyme du courage. -
Ne vous résignez jamais : comment devient-on féministe ?
Gisèle Halimi
- Plon
- 20 Août 2020
- 9782259305402
Une réflexion générale sur le féminisme, avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation.
" Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, "tranquille' (aurait dit ma mère), en une révoltée, qui se veut pionnière d'un nouveau monde ? Après l'une de mes conférences, une jeune femme m'interpella : "Mais vous personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ?' Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général, sans doute. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective.
Pourquoi une femme était-elle dévaluée, sous-estimée, voire méprisée ou violentée parce que femme, et uniquement pour cela ? Je me suis ainsi acheminée - les circonstances de ma vie m'y aidant - vers une critique plus globale de ce monde.
Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. " À travers son parcours et ses combats - droit à l'avortement, criminalisation du viol, loi sur la parité, lutte contre les violences faites aux femmes, débat sur la prostitution -, c'est une réflexion générale sur le féminisme que construit Gisèle Halimi. Avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation. -
« Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles, une jarre de terre accrochée au dos tenue par une cordelette sur la tête, elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère, ne m'aimait pas. » Gisèle Halimi