Sciences humaines & sociales

  • Deux essais philosophiques fondateurs et essentiels pour comprendre notre société actuelle.
    Le Traité sur la tolérance est une oeuvre polémique de Voltaire publiée en 1763. Destinée à stigmatiser le fanatisme religieux, c'est un texte majeur de la philosophie des Lumières. Au départ, un fait divers de 1762 : Jean Calas est protestant, comme toute sa famille sauf un de ses fils. Le fils est retrouvé pendu. La foule gronde. Calas est accusé de meurtre, arrêté. Les juges cèdent à la pression populaire. Calas est exécuté. Fin de l'histoire ? Dès 1762, Voltaire s'en empare et en fait l'introduction de son Traité sur la tolérance ; l'affaire Calas est née et symbolise encore aujourd'hui les ravages de l'intolérance.
    Loin d'être fondée sur un principe noble, elle trouve sa source dans ce que la société produit de plus vil, le fanatisme, lui-même engendré par la superstition. Voltaire écrit que cette dernière est « à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie : la fille très folle d'une mère très sage. » Pour Voltaire, la philosophie en chassant les démons de l'obscurantisme et du fanatisme offre aux Hommes un moyen de rechercher, ensemble, le bien commun. Facteur de paix sociale, de respect et d'amour réciproques, la tolérance est une des exigences suprêmes de la civilisation et de la société.
    Avec le Traité sur la tolérance, Voltaire réhabilite la mémoire de Calas, mais surtout il ouvre la voie à l'affirmation de la liberté religieuse telle que nous la concevons aujourd'hui. C'est un chef d'oeuvre littéraire et philosophique inestimable qui a fait écrire à Diderot, non sans ironie « Quand il y aurait un Christ, je vous assure que Voltaire serait sauvé ». À la suite du Traité, UPblisher vous offre de découvrir la remarquable Lettre sur la tolérance (1689) à laquelle Voltaire fait référence. OEuvre de John Locke, philosophe anglais, elle pose les bases de la tolérance religieuse (traduction de Jean Le Cler, 1710).
    Une oeuvre classique qui pousse habilement à la réflexion, quelle que soit l'époque à laquelle on la lit.
    EXTRAIT
    Le meurtre de Calas, commis dans Toulouse avec le glaive de la justice, le 9 mars 1762, est un des plus singuliers événements qui méritent l'attention de notre âge et de la postérité. On oublie bientôt cette foule de morts qui a péri dans des batailles sans nombre, non seulement parce que c'est la fatalité inévitable de la guerre, mais parce que ceux qui meurent par le sort des armes pouvaient aussi donner la mort à leurs ennemis, et n'ont point péri sans se défendre. 
    À PROPOS DES AUTEURS
    François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778(à 83 ans), est un écrivain et philosophe français qui a marqué le xviiie siècle.Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, il est à son époque le chef de file du parti philosophique, et sera avant la Révolution française et pendant le début du xixe siècle le philosophe préféré de la bourgeoisie libérale.
    John Locke (Wrington, Somerset, 29 août 1632 - Oates, High Laver, Essex, 28 octobre 1704) est un philosophe anglais. Il a vécu à une époque charnière qui voit la fin des guerres de religion, les débuts du rationalisme et une forte opposition à l'absolutisme en Angleterre.
    Ses écrit sur la tolérance ne peuvent être disjoints d'une période où s'opère un profond réajustement des champs politiques et religieux. Dans l'optique qui s'ouvre en partie grâce à lui, le politique s'occupe du monde présent et la religion s'occupe du monde de l'au-delà, les deux ne devant pas interférer. Sa théorie politique s'oppose à l'absolutisme qui se met alors en place en France et qui échoue à s'imposer en Angleterre, en partie grâce à lui. Il est aussi un des fondateurs de la notion d'« État de droit ».

  • Diderot dans sa maîtrise de l'art du dialogue nous pousse à la réflexion philosophique
    Jacques le fataliste et son maître est un roman satirique sous la forme d'un dialogue réjouissant entre Jacques, valet de son état, et son maître. En marge, Diderot intervient directement dans le récit, médite sur ses protagonistes, s'adresse au lecteur qu'il invite à réfléchir sur un sujet central : pouvons-nous agir librement ou tout est-il écrit d'avance ? Au cours d'un voyage sans réelle destination, Jacques fait le récit de sa vie et de ses amours, interrompu sans cesse par les réflexions de son maître et ses propres digressions. Le périple riche de rencontres et d'aventures extraordinaires donne le prétexte à de nouvelles histoires, et maints débats moraux et philosophiques.
    Cet enchevêtrement fait de chaque page une surprise et permet de brosser habilement le portrait de Jacques. Bon garçon, ingénieux et doté d'un franc-parler, il philosophe naïvement et livre des opinions bien arrêtées sur la vie et les évènements de ce monde, ce qui permet au philosophe de le contredire, de faire part de ses opinions et de ses doutes. Sous le couvert d'un roman picaresque échevelé, Diderot nous livre un essai philosophique qui compte parmi les oeuvres majeures de la littérature française. La vivacité et la liberté de langage, le caractère cocasse de la plupart des situations lui permettent d'aborder avec profondeur et sans ennui de nombreux sujets. L'ensemble témoigne du caractère généreux, parfois paradoxal et toujours génial du philosophe.
    Un texte riche et instructif !
    EXTRAIT
    Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.
    LE MAÎTRE. - C'est un grand mot que cela.
    JACQUES. - Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet.
    LE MAÎTRE. - Et il avait raison... »
    Après une courte pause, Jacques s'écria : « Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret !
    LE MAÎTRE. - Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien.

  • Retracez avec Daniel Binaud la vie des soldats qui ont combattu de Colmar jusqu'à Tyrol pour repousser les allemands
    Ce livre est l'histoire du choix volontaire de quelques français qui se sont joints à la 1re Armée commandée par le Général de Lattre de Tassigny pour libérer la France. Ils ont été les soldats de la revanche. Inspiré des lettres quasi quotidiennes que Daniel Binaud écrivit à sa mère, ce livre retrace avec chronologie et précision la vie de ces soldats, originaires pour la plupart d'Afrique du Nord (cf. : le film Indigènes), qui ont combattu à Colmar puis jusqu'au Tyrol pour repousser l'Armée allemande au-delà de ses frontières...
    Un ouvrage au contenu précieux, édité en octobre 1998, désormais seulement disponible en numérique
    EXTRAIT
    Charles ouvrit les yeux. À travers les brins de paille il aperçut la ligne brunâtre du Vivarais se déroulant lentement, encadrée par l'ouverture béante du wagon.
    Au loin, le halètement besogneux de la locomotive scandait la marche du convoi vers le Nord. Presque deux jours déjà qu'ils avaient quitté le centre d'instruction de l'armée marocaine au camp de Caïs près de Fréjus.
    Les crapahutages dans l'Esterel, le maniement d'armes, les exercices de tir, tout cela avait été rondement mené, sous la férule des sous-off de l'armée d'Afrique, débarquée le 15 août sur cette côte d'Azur à la renommée prestigieuse.
    Tout ce que Charles en découvrit au mois de novembre ce furent les ponts détruits, les villas abandonnées parfois éventrées par l'artillerie, les barbelés, les palmiers déchiquetés.
    Se rendre à St Raphaël n'avait pas été une sinécure.

  • Chacun a son histoire, Chérif Arbouz raconte celle de quelques algériens hors du commun
    Il a beaucoup été écrit sur le passé colonial de l'Algérie, le désir de soutenir une thèse l'emportant souvent sur une honnête relation historique exempte de toute passion. Dans le présent ouvrage, il ne s'agit nullement d'Histoire, mais de simples histoires vraies. Elles constituent une suite de récits se rapportant à des vécus authentiques, lesquels sont relatés d'une manière plaisante et instructive à la fois. Les personnages mis en scène ne sont cependant pas des gens ordinaires, bien au contraire, et c'est pourquoi, en leur temps, ils ont acquis une notoriété suffisante pour qu'elle leur survive.
    L'Algérie, pays de tradition orale, a eu ses conteurs publics depuis les temps les plus anciens jusqu'à la fin de l'époque coloniale. Parallèlement à cela, l'actualité offrait l'occasion de mettre en valeur les faits et gestes de tel ou tel personnage, lorsque ceux-ci étaient dignes de susciter l'intérêt. L'auteur a réuni toute cette matière pour publier le présent ouvrage. Ainsi, par exemple, le lecteur découvrira dans ce livre, l'histoire d'un meunier rappelant Maître Cornille, ou celle de deux instituteurs, l'un Corse et l'autre Kabyle, rivalisant de roublardise sur fond de pédagogie. S'agissant d'instituteurs, toute la deuxième partie du livre est consacrée à l'un d'entre eux, dont la remarquable personnalité lui permit de se faire une place au soleil dans un village de colonisation. De fil en aiguille et d'est en ouest du pays, le lecteur découvrira de façon très agréable comment les gens vivaient leur siècle dans le dernier quart de l'époque coloniale en Algérie.
    Une suite de récits historiques pour plonger dans la vie et les moeurs de l'Algérie coloniale
    EXTRAIT
    Faisant partie de la génération dont la prime jeunesse a eu comme cadre l'Algérie des années trente à cinquante du siècle dernier, c'est en qualité de témoin de cette période que je me suis employé à faire revivre des moments choisis de celle-ci, à travers une suite de récits. L'Algérie était alors colonie française, mais ce n'était déjà plus celle de nos parents, et encore moins celle de 'nos grands parents, telle que ceux-ci en parlaient, car beaucoup de choses avaient entre temps changé. Revenons-en maintenant au livre lui-même.
    Celui-ci comporte deux parties distinctes, et la première, sous le titre « Anecdotes et récits d'époque. », est l'expression de ce qui se racontait ici et là, moi-même étant parfois impliqué en qualité d'acteur, sous tel ou tel pseudonyme. Ces authentiques relations ont été choisies parce qu'elles mettent en relief des manières d'être, de penser ou d'agir, propres à cette époque, dans le cadre de situations souvent insolites, cocasses, ou les deux en même temps.
    La deuxième partie intitulée « L'inénarrable Si Djoudi », se présente pour sa part comme l'histoire d'un homme hors du commun, qui en son temps défraya la chronique, en des lieux divers où il vécut. Instituteur de son état, toute sa carrière se déroula en zone rurale, et l'essentiel de ce qui est relaté, eut pour cadre un village de colonisation, modèle du genre en l'occurrence.

  • Adolescence, sport et succès, comment tout gérer ?
    Au centre de l'attention du public et des médias, le champion est désormais investi d'une fonction qui dépasse largement le champ sportif ; icône moderne, il véhicule une image de réussite sociale, particulièrement forte chez les jeunes. A « l'âge du passage entre l'enfance et l'âge adulte », l'adolescent champion doit relever un double défi : l'accès à l'identité d'adulte, accomplissement naturel de l'adolescence et l'accès à l'identité de champion, aboutissement logique de l'investissement sportif de haut niveau.
    L'adolescent ne possède pas toujours le caractère et les armes pour faire les bons choix et en assumer les conséquences. Alors comment gérer et vivre ces deux phénomènes, l'un par rapport à l'autre ? Quels bénéfices l'adolescent peut-il tirer de cette expérience de pratique sportive intensive ? et surtout, comment l'accompagner dans ce choix pour que sa « carrière » sportive s'harmonise avec sa propre trajectoire de vie ?
    Questions brûlantes que doivent se poser parents, accompagnateurs, enseignants, entraîneurs, médecins du sport, en fait, tous ceux et celles qui entourent l'adolescent sportif. Avec « L'Adolescent champion », le docteur Claire Carrier présente un remarquable travail d'analyse des paramètres culturels, scientifiques et fonctionnels de la gestion des jeunes sportifs. Forte de son expérience de prise en charge d'adolescents à l'INSEP, elle propose un schéma d'analyse inédit, adapté aux adolescents sportifs de haut niveau.
    Un guide sous forme de questions-réponses qui permet une meilleure vision d'ensemble sur le passage à l'âge adulte et le monde sportif
    EXTRAIT
    Il est d'observation courante que le choix sportif de haut niveau se fait en période de préadolescence : la plupart des sélections s'adresse à des jeunes gens âgés de dix à quatorze ans, ayant déjà investi le domaine sportif. L'entraînement intensif visant la performance concerne les années suivantes, c'est-à-dire les années d'adolescence, âge du changement, du « passage » entre l'enfance et l'âge adulte. Ainsi, l'accès à l'identité adulte, accomplissement de l'adolescence comme l'accès à l'identité de champion, aboutissement de l'investissement sportif de haut niveau, sont proposés à l'individu au même moment de son développement.
    Partant de ce constat, la question que nous allons développer, est celle des manières de gérer et de vivre ces deux phénomènes l'un par rapport à l'autre : interaction, intrication, utilisation réciproque ou au contraire séparation, exclusivité.

  • 2e édition octobre 2017
    Réflexion sur le fléau de la violence
    La nécessaire réconciliation est une réflexion sur le fléau de la violence. À l'heure où la violence touche toutes les sociétés, cet ouvrage présente une autre analyse des causes qui permettent à la violence de se généraliser, à travers un nouveau concept celui de « la moralisation de la violence ».
    Razika Adnani prend l'Algérie comme exemple pour construire sa pensée. Elle aborde la question de la légitimité de la guerre de libération et réexamine le principe de « la violence justifiée ». La question capitale est de savoir comment faire pour que la justification de la violence ne puisse jamais entraîner sa moralisation.
    Mais la guerre suffit-elle, à elle seule, à expliquer le phénomène de la violence ? Razika Adnani croise causes historiques et sociologiques. Elle met en avant le rôle fondamental de l'éducation et pose la question de la modernité confrontée à la tradition, avec des exemples concrets tels que la justification du « voile » ou la pratique de « l'oeil indiscret ». Enfin elle voit l'expression d'une souffrance, elle-même source de violence, dans le poids d'une histoire non assumée. Ainsi, elle nous entraîne au coeur des habitudes comportementales pour nous aider à comprendre comment certaines d'entre elles peuvent devenir le terreau de la violence. L'Algérie partage une culture et une vision de l'avenir avec les autres pays du Maghreb et les pays arabes et arabophones. Voilà qui permet de saisir des aspects importants du phénomène de violence sociale non seulement en Algérie mais aussi dans l'ensemble de ces pays.
    Razika Adnani construit sa réflexion dans la perspective de savoir si une meilleure relation avec l'autre et un meilleur partage de l'espace sont possibles. Elle s'interroge sur la relation qui existe entre l'image que nous avons de nous-mêmes et la violence faite à autrui.
    Cet ouvrage est un outil indispensable de lecture du monde et un formidable message d'espoir.
    EXTRAIT
    En ce matin du mois de mai 2012, la lumière si particulière d'Alger envahissait ma cuisine. Je prenais mon thé face à la fenêtre. J'étais heureuse de retrouver ma ville. Le journal posé sur la table à côté de moi, j'en survolais rapidement les titres quand l'un d'eux attira mon attention : « Il ne faut pas délégitimer la guerre d'Algérie ». Par cette phrase, « il ne faut pas », le titre se présentait sous la forme d'une injonction ou d'une leçon de morale que la journaliste attribuait à l'une des figures de la guerre de libération. Les leçons de morale attirent toujours mon attention, car elles instillent toujours un doute. Quand on dit à quelqu'un : « il ne faut pas voler », c'est soit parce qu'il vole déjà et qu'on veut le persuader d'arrêter, soit parce que, simplement, on craint qu'il ne le fasse. Il ne nous viendrait pas à l'esprit de le dire à une personne intègre. Quelques questions me vinrent à l'esprit. Pourquoi cette injonction alors que l'Algérie s'apprêtait à fêter le cinquantième anniversaire de son indépendance ? Sous-entendait-on la possible existence d'une opinion qui délégitimerait la guerre de libération ? Qui pouvait en être l'auteur ? J'ai soudain ressenti un besoin fort et irrésistible de m'exprimer, d'écrire comme si, d'un seul coup, j'avais beaucoup de choses à dire.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Essai brillant. Bravo pour cette analyse claire, documentée et sans concession. Razika Adnani est une essayiste et une analyste du monde arabe à suivre sans aucun doute! - client, Amazon
    Je recommande la lecture de ce livre qui analyse de façon originale le phénomène du développement de la violence dans la société en s'appuyant sur l'expérience de l'Algérie et qui aborde finement la plupart des questions de société actuelles - JOLY, Amazon

  • Femme hors champ

    Frederique Vervoort

    Une héroïne vulnérable et au bord de la rupture qui se confronte à la complexe réalité de notre siècle...
    Laura aimerait bien... une carrière qui la mettrait en lumière, rencontrer l'homme idéal, échapper au sort d'une mère provinciale et fade et suivre l'exemple d'une grand-mère urbaine et originale. Insatisfaite, elle abuse de stratagèmes qui, pour pimenter sa vie, la compliquent ainsi que celle de ses proches, sans jamais satisfaire sa quête de sens.
    En ce début du XXIe siècle, secoué par un regain de violence, les choix hasardeux d'un « Machiavel aux petits pieds » ne sont pas sans conséquences. De petites compromissions elle dérive peu à peu vers son souhait ultime, se trouver au coeur de l'action...
    Femme hors champ est une formidable étude de caractères. Laura la fille, mais aussi sa mère et sa grand-mère composent un trio de femmes dont chacune reflète son époque. Dernière de la lignée, Laura hérite des espoirs et frustrations des générations précédentes. À quel point est-elle maître de son destin ?
    Avec subtilité, Frédérique Vervoort dessine un être ambivalent : mue par une volonté farouche, Laura partage avec nous cette aspiration universelle à « trouver sa place ». Nombriliste, elle ne s'embarrasse pas de procédés pour atteindre son but. À la fois touchante et détestable, elle est comme un élastique, toujours en tension, toujours au bord de la rupture. Faut-il y voir le symbole d'une génération désenchantée ?
    La plume fluide et élégante de Frédérique Vervoort et son attention particulière pour ces fêlures qui en disent long sur la psychologie des personnages font de ce roman un régal.
    EXTRAIT
    Je n'ai rien contre ma mère. Disons que je n'ai rien pour non plus. C'est ma grand-mère qui m'a élevée, et puis elle est morte,à quatre-vingts ans, d'une rupture d'anévrisme bien nette.
    Mamilou (elle détestait qu'on l'appelle Mémé, ce dont je ne me privais pas, pour rire) était le contraire de sa fille. Elle avait été une Louise flamboyante, enceinte sans remords d'un G.I. rouquin, natif de Virginie, qu'une balle perdue avait rayé de son coeur juste à la fin de la guerre, manque de bol... Mais elle avait surmonté avec panache la dèche et les préjugés pour mettre au monde cette petite chose molle et sans éclat : ma mère. Un enfant d'après-guerre, qui payait pour les années de privations et d'infortune. La gamine avait une santé fragile, un caractère faible, une âme mal trempée, et il me semble qu' elle a tout de suite accepté le rôle de boulet que le destin lui avait assigné. Bringuebalée de pension en appartement précaire, elle n'a cependant jamais été reniée par sa mère. Pas vraiment. Mais Louise s'est sentie flouée. Elle aurait voulu accoucher d'une lionne. Elle s'est retrouvée avec un chaton malingre. Aussi s'est-elle enchantée du choix de Victoire, sa fille si mal nommée, d'épouser tout à trac un épicier de village bien trop âgé pour elle. Enfin, un autre reprenait le fardeau.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maître-assistante à la Haute École Charlemagne en Belgique, Frédérique Vervoort réside à Liège. Franco-belge, elle demeure attachée à l'héritage culturel de ses deux pays d'origine.
    L'écriture la passionne depuis toujours, mais c'est seulement maintenant qu'elle prend le temps de s'y consacrer et de partager avec les lecteurs ce qui n'était, jusqu'alors, qu'un plaisir personnel.
    Ses romans et nouvelles nous plongent dans une atmosphère intimiste et mystérieuse. Suspense garanti pour ce remarquable auteur qui marche sur les traces de Simenon.

  • Comment l'apport du concept transmédia peut transformer l'École.
    L'étymologie est clef pour comprendre le concept transmédia et en appréhender les enjeux : le préfixe vient de la préposition latine « trans », qui signifie « par-delà ». Sa présence indique un passage, un changement. Ainsi, le passage d'un média à l'autre opère-t-il en quelque sorte une transformation. L'objet de ce livre est de montrer comment l'apport du concept transmédia peut transformer l'École.
    Avec le développement de l'Éducation aux médias, et l'apprentissage des compétences translittératiques à l'école, les contenus transmédia suscitent aujourd'hui l'intérêt des enseignants tant pour leur exploitation pédagogique que pour la mise en oeuvre de productions adaptées à leurs besoins propres. Vous voulez capter l'attention de vos élèves ? Les faire participer à vos cours ? Utiliser de nouvelles techniques pour renforcer l'impact de votre enseignement ? Vous avez besoin de ce livre ! Ce n'est pas compliqué, ce n'est pas de la science-fiction ; ce sont des exemples à mettre en oeuvre et à faire évoluer, ici et maintenant. Transformer l'École, il ne suffit pas d'en parler, il faut le faire, et ne pas être conformiste quant aux moyens, à commencer par ceux qui ont prouvé leur efficacité : le concept transmédia en est un. Osez l'expérimenter !
    Vous voulez capter l'attention de vos élèves ? Les faire participer à vos cours ? Utiliser de nouvelles techniques pour renforcer l'impact de votre enseignement ? Vous avez besoin de ce livre !
    EXTRAIT
    Vous pouvez mettre en avant ce travail en le publiant sur le site de votre établissement ou sur un wiki dédié, en communiquant sur les comptes des réseaux sociaux auquel vous êtes inscrits. Le réseau Framasoft en faveur selon ses termes : « d'un internet libre, décentralisé éthique et solidaire » met à notre disposition tout une gamme d'outils issus du monde du logiciel libre sur lequel nous pouvons nous appuyer. Et pour booster encore plus vos projets, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous pouvons les relayer par des billets, les réseaux sociaux et outils de curation, sur la page Éducation du site TransmediaReady et sur les comptes dédiés sur Twitter et Facebook... Ne négligez pas cette phase de votre projet. Elle est essentielle pour élargir le cycle de vie de vos contenus.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Emmanuel Bethoux questionne l'émergence d'oeuvres transmédia dans sa pratique professionnelle et sa discipline au sein du monde de l'éducation. Sa réflexion actuelle s'appuie sur une curation régulière confortant le choix d'un nouveau cap professionnel comme formateur transmédia dans le cadre d'une formation au e-learning et la facilitation d'ateliers avec Transmedia Ready. Par ailleurs, il exerce son activité de professeur documentaliste, certifié depuis 2003, au sein de l'enseignement catholique depuis 1994, actuellement au lycée-collège européen du Saint Coeur en Bourgogne.

  • Miracle d'équilibre entre anecdotes et érudition, Cueille le jour avant la nuit est un concentré de sagesse qui ravira les amoureux des Belles Lettres.
    Hamid Grine crée un dictionnaire amoureux à partir de mots « qui lui parlent » ; pour les éclairer, il compose un texte à la forme immuable - le mot, une citation, un récit - à lire dans l'ordre alphabétique, ou pas !
    L'admiration de l'auteur pour « ces écrivains et philosophes qui [lui] ont montré de quel côté se trouve une vie réussie et non une vie de réussites », fait de son oeuvre une formidable promenade littéraire : s'y croisent Dostoïevski, Hugo, Marc Aurèle, Baudelaire, Pascal, Garcia Lorca, La Boétie et tant d'autres ! Pour délicieuse qu'elle soit, la « promenade » poursuit un objectif plus élevé encore.
    Associé à chaque mot, un récit inspiré de la vie de l'auteur nous plonge dans une situation réelle, point de départ à une réflexion sur le vrai sens du mot, pour lui... et pour nous ! Au fil des pages, se dévoilent les valeurs de patience, endurance et courage, racines du stoïcisme. Cueille le jour avant la nuit rappelle ainsi les Lettres à Lucilius de Sénèque : l'auteur y montre la voie vers « la vie bonne » sans imposer, contraindre, ou dissimuler les obstacles à surmonter. Édifiant, habile et si stoïcien !
    Jamais moralisateur, Hamid Grine s'impose comme un moraliste des temps modernes : il nous invite à musarder, libre, chacun à son gré, dans un jardin irrigué par les mots de littérature et de la philosophie.
    Cueille le jour avant la nuit est un texte magnifique paru en Algérie en 2005 qui a fait l'objet de nombreuses rééditions. Amendé par l'auteur, il est enfin disponible sous formes numérique et imprimée pour les lecteurs du monde entier. Cueillez-le vite !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Hamid Grine est un journaliste et écrivain algérien, né le 20 juin 1954 à Biskra dans le sud-est algérien. Il a débuté dans le journalisme sportif qu'il a exercé en Algérie et à l'étranger en touchant aussi, en tant que grand reporter, à d'autres rubriques telles que l'économie, la société et la culture. Hamid Grine a égalementé été concepteur rédacteur à l'étranger dans deux grandes agences de communication publicitaire.

  • Pour ne pas céder

    Razika Adnani

    Pour ne pas céder, textes et pensées est un recueil de textes de Razika Adnani. Il rassemble le fruit de ses réflexions et travaux de recherche sur l'islam, son sujet principal, traite de questions de philosophie essentielles ainsi que de sujets de société... la promesse d'heures de réflexion et de consciences agitées !
    La religion musulmane, Razika Adnani en analyse les défis pour les sociétés actuelles, avec la distance qu'exige la philosophie : argumentation et rationalité s'unissent pour étudier, comprendre, expliquer les débats et la crise qui agitent l'islam. Le tout est présenté avec une clarté qui permet au lecteur de saisir sans peine la complexité de sujets brûlants comme le voile, la raison, la liberté, la laïcité ou le terrorisme. Spécialiste des textes religieux et de l'histoire de la pensée musulmane, elle oriente son regard vers l'avenir en quête d'un destin commun pour l'Humanité et davantage de maturité.
    Femme de convictions, elle ignore les modes et ne craint pas d'aller à contrecourant d'idées reçues. Positive, elle nous donne des clefs pour relever les défis d'un monde en ébullition.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Razika Adnani est écrivain, philosophe et islamologue. Elle débute sa carrière en tant que professeur de philosophie. Elle publie en 2001 et 2003 El Kafi fi el Falsafa, deux précis de philosophie destinés aux lycées, suivis chacun d'un dictionnaire de philosophie. En 2005, elle quitte l'enseignement pour se consacrer définitivement à la réflexion et à la recherche. En 2013, elle publie La nécessaire réconciliation, essai sur la question de la violence, de la relation à l'autre et à soi...Cet ouvrage a aussi été publié en France par Upblisher. Razika Adnani est aussi l'auteur de nombreux articles et la présidente fondatrice des Journées internationales de philosophie d'Alger.

  • Les grandes civilisations ne naissent pas par hasard ou par magie. Elles sont filles de civilisations-mères, plus modestes en apparence, mais décisives car à l'origine de toute leur histoire. À leur descendance, elles transmettent la mémoire des efforts collectifs déployés pour subsister, se protéger, bâtir, s'organiser, se comprendre, s'accorder, durer... C'est sur les traces de ces civilisations-mères, longtemps ignorées, que nous entraîne Sylvain Vassant. Il fait la synthèse des découvertes les plus récentes dans un ouvrage précis, documenté et enrichi de nombreuses cartes et illustrations à la manière des récits de voyages. Une aventure qui vous conduira au carrefour de l'histoire, de la sociologie et de la philosophie !
    Quel que soit le lieu ou l'époque, une question sert de fil d'Ariane à l'auteur : qu'est-ce qui pousse des êtres humains à mettre en commun leurs bras et leurs cerveaux ? À chaque fois, contraints par leur environnement, ils ont fait le pari gagnant de « l'intelligence regroupée » pour résoudre des problèmes complexes, au premier chef desquels, la gestion de l'eau. L'eau qui étanche la soif, qui permet l'essor de l'agriculture et de l'élevage, l'eau qui représente 60% de notre corps, l'eau qui n'est certes pas le seul enjeu pour la survie, mais dont l'absence rend futile toute autre question.
    Le voyage nous mène sur les rives du fleuve Jaune, du Nil, de l'Indus, celles du Tigre et de l'Euphrate, nous foulons les plateaux côtiers d'Amérique du Sud et les hautes terres de la Perse. Sylvain Vassant détaille le contexte, hydrographie, topographie, climat. Il analyse les stratégies mises en oeuvre, digues, réseau d'irrigation, puits. Il montre à quel point difficulté et danger stimulent l'ingéniosité des hommes et rendent vitale la nécessité pour eux de collaborer. Cette prise de conscience est le point de départ d'un long processus qui verra l'émergence de civilisations-mères sur tous les continents, toutes nées dans la douleur.
    Au-delà du mystère de leurs origines, Sylvain Vassant souligne les nombreux éléments de convergence culturelle que l'on retrouve dans la représentation de certains animaux ou celle d'êtres composites, mi-homme mi-animal, ou dans l'architecture. Ces fascinants points communs entre des civilisations le plus souvent très éloignées les unes des autres, découvrez-les en vous plongeant dans Les civilisations-mères et leurs énigmes.

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