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  • Les aventures extraordinaires d'un emblématique capitaine, héros romantique en quête d'un apaisement qu'il poursuit sans jamais l'atteindre
    Vingt mille lieues sous les mers est un roman d'aventures de Jules Verne, publié en 1870. Il est le sixième de la série des Voyages Extraordinaires ; il fait suite aux Enfants du capitaine Grant et se complète par l'Île mystérieuse.
    Un monstre marin de proportions gigantesques répand la terreur sur les océans. Une expédition lui donne la chasse à bord de la frégate américaine « Abraham Lincoln » ; le célèbre naturaliste français Aronnax et son fidèle domestique Conseil sont du voyage. La créature retrouvée, cette dernière attaque le navire. Sous le choc, Aronnax, Conseil et le harponneur Ned Land sont précipités à la mer. Refugiés sur le dos du monstre, ils découvrent avec stupeur qu'il s'agit d'un sous-marin, le « Nautilus ». Le capitaine Nemo, concepteur du submersible, les recueille et les retient prisonniers.
    En compagnie de cet énigmatique personnage, nos trois héros aperçoivent la mystérieuse Atlantide, se battent contre des cannibales et des poulpes géants, chassent dans les forêts sous-marines... jusqu'au jour où la farouche hostilité de Nemo à l'égard du commerce des hommes se fait jour avec la plus grande cruauté. Nemo leur dévoile alors sa véritable identité. Les trois passagers du Nautilus ne songent plus qu'à une chose : s'enfuir...
    Ce roman, un des meilleurs de Jules Verne, est d'une surprenante invention dramatique. La figure du capitaine Nemo, ingénieur de génie, homme de grande culture, qui sait faire preuve de sensibilité et de générosité, se révèle capable de tuer de sang-froid, de s'abandonner totalement à la haine qui le consume. En quelque sorte, comme l'Humanité, Nemo est capable du meilleur comme du pire, il n'est personne et tout le monde à la fois.
    Un grand roman à découvrir ou redécouvrir pour ses aventures légendaires
    EXTRAIT
    L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.
    En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s'étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme, » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu'une baleine.

  • Madame Bovary

    Gustave Flaubert

    Plongez dans l'univers romanesque d'Emma Bovary !
    Madame Bovary est la première oeuvre publiée par Gustave Flaubert. Parue en 1857, elle est son roman le plus célèbre, et le plus adapté au théâtre comme au cinéma.
    Charles Bovary est un bon garçon, niais, terne, mais gentil. Il est officier de santé, pas docteur en médecine, mais c'est suffisant. Emma Rouault est la fille d'un riche fermier, élevée dans un couvent. Elle y a reçu une « belle éducation ». Ils se marient. Très vite, Emma étouffe : la vie humble et rangée que lui offre son époux ne lui permet pas de savourer les mots félicité, passion et ivresse qui lui ont paru si beaux dans les livres. Une invitation chez un marquis, le dîner au château, le bal lui font croire que ce monde enchanté, auquel elle rêve, existe vraiment. Un hobereau du voisinage n'a pas de mal à la séduire, puis se lasse ; déçue, elle manque mourir de chagrin, prend sa revanche avec un clerc de notaire, signe des traites pour se faire belle, et entraîne son benêt de mari dans les pires embarras. Lui, médiocre incurable y voit « la faute de la fatalité ! »
    Au-delà du drame, Madame Bovary est un féroce réquisitoire contre la société bourgeoise, la médiocrité satisfaite de la province, la niaiserie des pensées sur mesure, réquisitoire qui tire sa force de ce qu'il se présente comme un exposé parfaitement objectif et strictement réaliste. L'oeuvre fait scandale, les pouvoirs publics s'en mêlent et les poursuites judiciaires commencent. Flaubert passe en correctionnelle, sous l'inculpation d'outrage à la morale publique et religieuse, et d'outrage aux bonnes moeurs. Il est acquitté, mais on le proclame coupable de ne pas « s'être suffisamment rendu compte qu'il y a des limites que la littérature, même la plus légère [sic], ne doit pas dépasser. »
    Mais c'est à son caractère de profonde humanité que Madame Bovary doit son immense succès. L'histoire d'Emma, c'est celle d'un être qui chute de faute en faute, aspiré par le gouffre qui existe entre l'idée qu'elle se fait de la vie et la vie elle-même. Cette opposition, si finement analysée par Flaubert, fait d'elle un personnage universel dans laquelle chacun peut se reconnaître. C'est là certainement le secret de la réussite d'un roman qui ne cesse d'émouvoir et de passionner. Flaubert affirme : « Ma pauvre Bovary, à cette heure, souffre et pleure dans vingt villages de France ! » Elle restera vraie tant qu'il y aura des êtres pour rêver et pour souffrir. Madame Bovary, c'est nous !
    Un "classique" de la littérature française qui met en scène l'adultère et a connu un succès polémique
    EXTRAIT
    Ils commencèrent lentement, puis allèrent plus vite. Ils tournaient : tout tournait autour d'eux, les lampes, les meubles, les lambris, et le parquet, comme un disque sur un pivot. En passant auprès des portes, la robe d'Emma, par le bas, s'ériflait au pantalon ; leurs jambes entraient l'une dans l'autre ; il baissait ses regards vers elle, elle levait les siens vers lui ; une torpeur la prenait, elle s'arrêta. Ils repartirent ; et, d'un mouvement plus rapide, le vicomte, l'entraînant, disparut avec elle jusqu'au bout de la galerie, où, haletante, elle faillit tomber, et, un instant, s'appuya la tête sur sa poitrine. Et puis, tournant toujours, mais plus doucement, il la reconduisit à sa place ; elle se renversa contre la muraille et mit la main devant ses yeux.

  • Plongez dans les machinations sans limites d'un duo de libertins machiavéliques
    Publié en 1782, ce roman provoque un tel scandale que l'auteur est mis à l'index, exclu des salons parisiens et menacé dans sa carrière de soldat. Ce paquet de lettres sent le soufre, parfum que le temps n'a pas dissipé !
    Écrit tout entier sous forme de courrier échangé entre les personnages, le roman met en scène deux protagonistes, le vicomte de Valmont, libertin qui hante les salons à la recherche de proies dignes de lui, la marquise de Merteuil, esprit retors qui masque une vie dissolue sous le masque de la dévotion, et leurs... victimes. Féru de stratégie, Valmont aime la difficulté : il veut suborner une femme vertueuse pour se sauver du ridicule d'en être amoureux. Merteuil se délecte de l'intrique : elle complote, manoeuvre les gens comme les pions d'un jeu d'échecs. Valmont, un ancien amant, est son meilleur ami et se fait l'instrument de ses cruelles fantaisies. Pour se venger d'un intime, la marquise ourdit un plan ravageur et lance la partie. Peu importent les conséquences, la jouissance est à ce prix.
    Les Liaisons dangereuses, c'est l'histoire de deux êtres cyniques qui jouent l'un avec l'autre, l'un contre l'autre, se défient, s'accordent et se fâchent au détriment des membres de leur entourage. Brillant, subtil, parfois féroce mais toujours captivant. C'est aussi une satire qui « peint avec naturel, hardiesse et esprit le désordre des principes et des moeurs de ce qu'on appelle la bonne société » (Grimm). C'est enfin une illustration froide de la fascination que peut exercer le mal sur des êtres intelligents qui y cèdent comme à une drogue, pour tromper l'ennui. Laclos ne condamne pas plus le mal qu'il n'en fait l'éloge. Il constate seulement qu'il existe, observation renforcée par le ton des lettres, précis et impassible. Laclos bannit toute forme de frivolité ou de la sentimentalité, ce qui lui vaut le beau compliment de Baudelaire : « Ce livre, s'il brûle, ne peut brûler qu'à la manière de la glace. »
    De sa parution à nos jours, l'oeuvre connaît un vif succès et fait de Laclos un de auteurs français les plus célébrés dans le monde. Les nombreuses adaptations à l'écran, sur tous les continents, démontrent sa portée universelle. Alors, au jeu de la perversion, qui gagne, le vicomte ou la marquise, l'homme ou la femme ? La réponse dans ce chef-d'oeuvre du roman français !
    Un roman qui a fait grande polémique à sa première publication mais dont on se délecte encore aujourd'hui
    EXTRAIT
    LETTRE PREMIÈRE
    CÉCILE VOLANGES À SOPHIE CARNAY
    aux Ursulines de...
    Tu vois, ma bonne amie, que je tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m'en restera toujours pour toi. J'ai pourtant vu plus de parures dans cette seule journée que dans les quatre ans que nous avons passés ensemble ; et je crois que la superbe Tanville aura plus de chagrin à ma première visite, où je compte bien la demander, qu'elle n'a cru nous en faire toutes les fois qu'elle est venue nous voir in fiocchi. Maman m'a consultée sur tout ; elle me traite beaucoup moins en pensionnaire que par le passé. J'ai une femme de chambre à moi ; j'ai une chambre et un cabinet dont je dispose, et je t'écris à un secrétaire très joli, dont on m'a remis la clef, et où je peux renfermer tout ce que je veux. Maman m'a dit que je la verrais tous les jours à son lever ; qu'il suffisait que je fusse coiffée pour dîner, parce que nous serions toujours seules, et qu'alors elle me dirait chaque jour l'heure où je devrais l'aller joindre l'après-midi. Le reste du temps est à ma disposition, et j'ai ma harpe, mon dessin et des livres comme au couvent ; si ce n'est que la Mère Perpétue n'est pas là pour me gronder, et qu'il ne tiendrait qu'à moi d'être toujours à rien faire : mais comme je n'ai pas ma Sophie pour causer et pour rire, j'aime autant m'occuper.

  • Deux essais philosophiques fondateurs et essentiels pour comprendre notre société actuelle.
    Le Traité sur la tolérance est une oeuvre polémique de Voltaire publiée en 1763. Destinée à stigmatiser le fanatisme religieux, c'est un texte majeur de la philosophie des Lumières. Au départ, un fait divers de 1762 : Jean Calas est protestant, comme toute sa famille sauf un de ses fils. Le fils est retrouvé pendu. La foule gronde. Calas est accusé de meurtre, arrêté. Les juges cèdent à la pression populaire. Calas est exécuté. Fin de l'histoire ? Dès 1762, Voltaire s'en empare et en fait l'introduction de son Traité sur la tolérance ; l'affaire Calas est née et symbolise encore aujourd'hui les ravages de l'intolérance.
    Loin d'être fondée sur un principe noble, elle trouve sa source dans ce que la société produit de plus vil, le fanatisme, lui-même engendré par la superstition. Voltaire écrit que cette dernière est « à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie : la fille très folle d'une mère très sage. » Pour Voltaire, la philosophie en chassant les démons de l'obscurantisme et du fanatisme offre aux Hommes un moyen de rechercher, ensemble, le bien commun. Facteur de paix sociale, de respect et d'amour réciproques, la tolérance est une des exigences suprêmes de la civilisation et de la société.
    Avec le Traité sur la tolérance, Voltaire réhabilite la mémoire de Calas, mais surtout il ouvre la voie à l'affirmation de la liberté religieuse telle que nous la concevons aujourd'hui. C'est un chef d'oeuvre littéraire et philosophique inestimable qui a fait écrire à Diderot, non sans ironie « Quand il y aurait un Christ, je vous assure que Voltaire serait sauvé ». À la suite du Traité, UPblisher vous offre de découvrir la remarquable Lettre sur la tolérance (1689) à laquelle Voltaire fait référence. OEuvre de John Locke, philosophe anglais, elle pose les bases de la tolérance religieuse (traduction de Jean Le Cler, 1710).
    Une oeuvre classique qui pousse habilement à la réflexion, quelle que soit l'époque à laquelle on la lit.
    EXTRAIT
    Le meurtre de Calas, commis dans Toulouse avec le glaive de la justice, le 9 mars 1762, est un des plus singuliers événements qui méritent l'attention de notre âge et de la postérité. On oublie bientôt cette foule de morts qui a péri dans des batailles sans nombre, non seulement parce que c'est la fatalité inévitable de la guerre, mais parce que ceux qui meurent par le sort des armes pouvaient aussi donner la mort à leurs ennemis, et n'ont point péri sans se défendre. 
    À PROPOS DES AUTEURS
    François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778(à 83 ans), est un écrivain et philosophe français qui a marqué le xviiie siècle.Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, anglomane, il est à son époque le chef de file du parti philosophique, et sera avant la Révolution française et pendant le début du xixe siècle le philosophe préféré de la bourgeoisie libérale.
    John Locke (Wrington, Somerset, 29 août 1632 - Oates, High Laver, Essex, 28 octobre 1704) est un philosophe anglais. Il a vécu à une époque charnière qui voit la fin des guerres de religion, les débuts du rationalisme et une forte opposition à l'absolutisme en Angleterre.
    Ses écrit sur la tolérance ne peuvent être disjoints d'une période où s'opère un profond réajustement des champs politiques et religieux. Dans l'optique qui s'ouvre en partie grâce à lui, le politique s'occupe du monde présent et la religion s'occupe du monde de l'au-delà, les deux ne devant pas interférer. Sa théorie politique s'oppose à l'absolutisme qui se met alors en place en France et qui échoue à s'imposer en Angleterre, en partie grâce à lui. Il est aussi un des fondateurs de la notion d'« État de droit ».

  • La Princesse de Montpensier est une longue nouvelle, publiée anonymement par Madame de La Fayette en 1662
    Première oeuvre de l'auteur, d'un genre fort prisé à l'époque, elle connaît un vif succès. Malgré des personnages presque tous historiques, elle relate des « aventures inventées à plaisir », comme avertit le premier éditeur, ce qui enflamme d'autant la curiosité des lecteurs !
    En France, dans les années 1560, au début des guerres de religion... Mademoiselle de Mézières, « héritière très considérable » est promise à un duc (Maine), tombe amoureuse d'un autre (Guise), le frère du précédent, et accepte d'en épouser un troisième (le prince de Montpensier). Elle échappe ainsi à son dilemme, mais pénètre dans le champ des meurtrières rivalités politiques et religieuses de deux clans nobiliaires : les Guise et les Bourbon. Un autre duc, le futur Henri III, entre dans la danse et trouble un jeu déjà complexe. Ajoutez un comte, ami intime du mari, lui aussi amoureux de la princesse, éconduit mais ami fidèle de la belle, et le drame peut se jouer.
    Malgré toutes les bonnes et mauvaises raisons de ne jamais se revoir, la princesse de Montpensier et le duc de Guise se rencontrent en secret, le mari interrompt l'entrevue, le comte sauve l'honneur de la princesse en perdant le sien... le destin de chacun est désormais scellé.
    Avec La Princesse de Montpensier, l'auteur entend montrer les ravages de l'amour sur la vie de celles dont le coeur guide les pas et rappelle que prudence et vertu mènent plus sûrement au bonheur. Les contemporains y ont vu une mise en garde à la très royale belle-soeur de Louis XIV, Henriette d'Angleterre, jeune femme mal mariée, convoitée, et amie intime de Mme de La Fayette.
    Gentiment moraliste, le vrai talent de Mme de La Fayette réside dans la fine analyse psychologique de ses personnages, qui fait d'elle un précurseur du genre, alliée à un sens aigu du récit et une écriture sans fioriture. Audacieuse, elle dépeint les Grands, non comme modèles, mais comme êtres vibrants, condamnés à osciller entre passion et devoir. Une leçon dont chaque lecteur appréciera la modernité.
    Amateurs de belles histoires et d'Histoire, cette princesse n'attend que vous !
    EXTRAIT
    Le duc d'Anjou en demeura accablé comme d'un coup de tonnerre. Il vit, dans ce moment, qu'il avait un rival aimé. Il comprit, par le nom de Madame, que ce rival était le duc de Guise ; et il ne put douter que la princesse sa soeur ne fût le sacrifice qui avait rendu la princesse de Montpensier favorable aux voeux de son rival. La jalousie, le dépit et la rage, se joignant à la haine qu'il avait déjà pour lui, firent dans son âme tout ce qu'on peut imaginer de plus violent, et il eût donné sur l'heure quelque marque sanglante de son désespoir, si la dissimulation, qui lui était naturelle, ne fût venue à son secours, et ne l'eût obligé, par des raisons puissantes, en l'état qu'étaient les choses, à ne rien entreprendre contre le duc de Guise.

  • Les métamorphoses

    Ovide

    L'une des plus célèbres oeuvres de l'Antiquité en numérique.
    Poèmes de narration mythologique, Les Métamorphoses est l'oeuvre majeure d'Ovide. Ces poèmes sont composés de 15 Chants (environ 12 000 vers) entre l'an I et sans doute l'an IX ou X. Ce sont des récits issus de la mythologie grecque et romaine, Ovide décrit avec soin les transformations des dieux et des hommes en animaux, plantes ou pierres depuis la création du monde jusqu'au règne de l'empereur Auguste sous lequel il vit.
    Écrits en hexamètres dactyliques (utilisés dans l'Iliade et l'Odyssée), c'est Ovide qui va en fixer les règles.
    Une oeuvre classique de la littérature latine à découvrir ou redécouvrir.
    Découvrez ou redécouvrez un classique de la littérature latine. Des récits issus de la mythologie grecque et romaine par l'un des plus grands auteurs antiques : Ovide.
    EXTRAIT
    Le palais du Soleil est soutenu par de hautes colonnes. Il est resplendissant d'or et brillant du feu des pierreries. L'ivoire couvre ses vastes lambris. Sur ses portes superbes rayonne l'argent ; mais le travail y surpasse la matière. Le dieu de Lemnos y grava l'océan qui environne la terre, la terre elle-même, et les cieux, voûte éclatante de l'univers.
    On y voit les dieux des mers s'élever sur les ondes ; on y distingue Triton avec sa conque, l'inconstant Protée, et l'énorme Égéon pressant de son poids les énormes baleines. On y voit Doris et ses filles : plusieurs d'entre elles semblent fendre les ondes, tandis que d'autres, assises sur des rochers, font sécher leur humide chevelure, et que d'autres encore voguent portées sur le dos des monstres marins. Elles n'ont pas toutes les mêmes traits, et cependant elles se ressemblent ; on reconnaît qu'elles sont soeurs. La terre est couverte de villes avec leurs habitants, de forêts et d'animaux, de fleuves, de nymphes, et de divinités champêtres. La sphère brillante des cieux, ayant à sa droite et à sa gauche les douze signes du Zodiaque, couronne ce merveilleux ouvrage.
    À peine le fils de Clymène, incertain de sa naissance, arrive au palais du Soleil, qu'il dirige ses pas vers le dieu de la lumière ; mais, ne pouvant soutenir l'éclat qui l'environne, il s'arrête et le contemple de loin. Couvert d'une robe de pourpre, Phébus est assis sur un trône brillant d'émeraudes. À ses côtés sont les Jours, et les Mois, et les Années, et les Siècles, et les Heures séparées par d'égales distances. Là paraît le Printemps couronné de fleurs nouvelles ; l'Été nu, tenant des épis dans sa main ; l'Automne encore teint des raisins qu'il a foulés ; et l'Hiver glacé, aux cheveux blancs qui se hérissent sur sa tête.

  • Candide ou l'optimisme

    Voltaire

    Les idées modernes d'un philosophe des Lumières nous donnent à réfléchir
    Candide ou l'optimisme est un roman philosophique de Voltaire, publié en 1759. Bien que l'auteur en rejetât la paternité, « il faut avoir perdu le sens pour m'attribuer cette coïonnerie », Candide est une oeuvre puissante qui illustre tout à la fois les combats de l'homme, les convictions du philosophe, l'ironie mordante de l'auteur. Son succès est considérable et jamais démenti. L'histoire, des générations d'élèves la connaissent, et en ont retenu, au minimum, la morale finale : cultiver son jardin en se tenant, le plus possible, à l'écart du monde.
    À la publication de Candide, Voltaire a 65 ans. Il est un auteur célèbre, a parcouru l'Europe, a vécu auprès du roi de Prusse, s'est fâché avec lui, correspond et polémique avec ce que l'Europe compte de plus beaux esprits. Rusé et prudent, il utilise la veine narrative pour tirer à boulets rouges contre tout ce qu'il abhorre : il récuse le providentialisme de Leibnitz qu'incarne Pangloss jusqu'à la caricature ; il égratigne l'état de nature cher à Rousseau ; il fustige l'hypocrisie et la malignité des hommes dont il blâme le goût de la guerre ; il étrille une aristocratie décatie ; il mène la charge contre l'absolutisme, l'intolérance religieuse et la superstition ; et cela, en contant une série de folles histoires désopilantes. Avec Candide, Voltaire nous livre le plus vivifiant essai sur le pessimisme et pousse l'ironie jusqu'à le sous-titrer... l'optimisme. Ici, point de métaphysique absconse et distanciée, mais le sang chaud d'un penseur de combat.
    La réflexion sur le mal et les moyens de s'en prémunir est un sujet intemporel. La plume de Voltaire, bien que radicale, est au service d'un pessimisme rieur qui nous offre une échappatoire : cultiver notre jardin... mais, au fait, pour vous, que signifie donc cette morale ? Lisez ou relisez ces divines tribulations et forgez votre opinion !
    (Re)découvrez ce classique de la littérature française, dont la morale vaut toujours aujourd'hui !
    EXTRAIT
    Ayant dit ces mots, il fit entrer les étrangers dans sa maison : ses deux filles et ses deux fils leur présentèrent plusieurs sortes de sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaïmac piqué d'écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka qui n'était point mêlé avec le mauvais café de Batavia et des îles. Après quoi les deux filles de ce bon musulman parfumèrent les barbes de Candide, de Pangloss et de Martin.
    « Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin. »
    Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s'être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l'honneur de souper. »

  • Diderot dans sa maîtrise de l'art du dialogue nous pousse à la réflexion philosophique
    Jacques le fataliste et son maître est un roman satirique sous la forme d'un dialogue réjouissant entre Jacques, valet de son état, et son maître. En marge, Diderot intervient directement dans le récit, médite sur ses protagonistes, s'adresse au lecteur qu'il invite à réfléchir sur un sujet central : pouvons-nous agir librement ou tout est-il écrit d'avance ? Au cours d'un voyage sans réelle destination, Jacques fait le récit de sa vie et de ses amours, interrompu sans cesse par les réflexions de son maître et ses propres digressions. Le périple riche de rencontres et d'aventures extraordinaires donne le prétexte à de nouvelles histoires, et maints débats moraux et philosophiques.
    Cet enchevêtrement fait de chaque page une surprise et permet de brosser habilement le portrait de Jacques. Bon garçon, ingénieux et doté d'un franc-parler, il philosophe naïvement et livre des opinions bien arrêtées sur la vie et les évènements de ce monde, ce qui permet au philosophe de le contredire, de faire part de ses opinions et de ses doutes. Sous le couvert d'un roman picaresque échevelé, Diderot nous livre un essai philosophique qui compte parmi les oeuvres majeures de la littérature française. La vivacité et la liberté de langage, le caractère cocasse de la plupart des situations lui permettent d'aborder avec profondeur et sans ennui de nombreux sujets. L'ensemble témoigne du caractère généreux, parfois paradoxal et toujours génial du philosophe.
    Un texte riche et instructif !
    EXTRAIT
    Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.
    LE MAÎTRE. - C'est un grand mot que cela.
    JACQUES. - Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet.
    LE MAÎTRE. - Et il avait raison... »
    Après une courte pause, Jacques s'écria : « Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret !
    LE MAÎTRE. - Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien.

  • Trois contes

    Gustave Flaubert

    Malheurs, malédictions et légendes sont les ingrédients respectifs de ces trois récits de Flaubert !
    Trois contes est la dernière oeuvre achevée de Gustave Flaubert. Publiée en 1877, elle réunit trois contes de nature et inspiration totalement différentes. Enfant de la maturité, elle donne un panorama sans égal de l'art de Flaubert, tant du point de vue du style que des sujets abordés.
    C'est un vitrail de la cathédrale de Rouen qui inspire La légende de saint Julien l'Hospitalier, premier conte publié. L'idée émerge en 1844 mais l'oeuvre sera publiée en 1876. Nous voilà plongés dans un temps empreint de violence et de mysticisme. Jeune noble, Julien reçoit de ses parents la plus belle enfance qui se puisse rêver ; il est vigoureux et ardent ; il aime passionnément la chasse. Après avoir massacré une horde de cerfs, il est maudit par un grand mâle. Il passe sa vie à tenter d'échapper à la malédiction et trouver le salut... Un conte exalté et puissant !
    La Légende à peine terminée, Flaubert entreprend l'écriture d'Un coeur simple. Ruiné, il doit d'urgence publier un texte. Il retourne alors sur les lieux des vacances de son enfance, Pont-l'Évêque et Trouville, qui serviront de décor, minutieusement reconstitué, à ce conte. Félicité, jeune paysanne trahie par son fiancé, se place comme servante chez Madame Aubain, chez qui elle demeure jusqu'à son trépas. Condamnée à vie par la société et le destin, elle endure chaque jour, chaque malheur, avec la grâce d'un coeur simple... Un conte poignant, délicat et juste.
    Inspiré d'un épisode biblique, Hérodias est pour Flaubert une épreuve. Il accumule lectures et documentation, consulte des experts et craint qu'Hérodias ressemble à Salammbô. Il termine le conte qui mêle données historiques et fables romanesques juste avant sa publication au printemps 1877. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, veule et superstitieux détient dans ses geôles Iaokanann, pour les chrétiens, saint Jean le Baptiste, à qui la visite du proconsul romain Vitellius offre l'ultime occasion de vilipender Hérode et sa seconde épouse, Hérodias. Elle ourdit une mortelle vengeance ; son instrument sera une jeune et lascive danseuse, Salomé, sa fille... Un conte fascinant et vénéneux.
    Les Trois Contes connaissent un succès critique retentissant. Théodore de Banville parle alors de « chefs-d'oeuvre absolus et parfaits » ! Ce qui unit ces trois histoires, c'est la richesse de l'inspiration et la perfection du style. D'un conte à l'autre, Flaubert nous fait partager un lieu, une époque, il brosse avec précision le portrait de ses personnages, il invite chaque lecteur, non pas dans le public, mais sur la scène, au sein même de l'action.
    S'il est une oeuvre de Flaubert que tout amateur ou profane doit connaître, c'est bien ce recueil. Acceptez l'invitation !
    EXTRAIT D'UN COEUR SIMPLE
    Il s'appelait Loulou. Son corps était vert, le bout de ses ailes rose, son front bleu, et sa gorge dorée. Mais il avait la fatigante manie de mordre son bâton, s'arrachait les plumes, éparpillait ses ordures, répandait l'eau de sa baignoire ; Mme Aubain, qu'il ennuyait, le donna pour toujours à Félicité.
    Elle entreprit de l'instruire ; bientôt il répéta : « Charmant garçon ! Serviteur, monsieur ! Je vous salue, Marie ! » Il était placé auprès de la porte, dans l'angle du perron ; et plusieurs s'étonnaient qu'il ne répondît pas au nom de Jacquot, puisque tous les perroquets s'appellent Jacquot. On le comparait à une dinde, à une bûche ! autant de coups de poignard pour Félicité ! Étrange obstination de Loulou, ne parlant plus du moment qu'on le regardait !

  • La religieuse

    Denis Diderot

    Mélangeant fiction et réalité, Diderot nous présente une satire de la société et dénonce l'abus religieux
    La Religieuse est un roman de Denis Diderot, commencé en 1760 et publié en 1796. Le philosophe y présente comme authentiques les mémoires de soeur Suzanne, jeune religieuse forcée par sa famille à prendre le voile. Comme Le Neveu de Rameau, cette satire de moeurs mêle réel et imaginaire. Diderot s'inspire des infortunes d'une jeune femme cloîtrée contre son gré pour mystifier le marquis de Croismare, un de ses amis. Pendant des mois, il entretient avec lui une fausse correspondance où il puise la substance originelle du roman. Croyante, mais sans vocation religieuse, Suzanne prononce des voeux sous la contrainte de parents qui la rejettent.
    A travers son témoignage, Diderot dépeint un univers quasi carcéral, loin de toute grâce, peuplé de femmes soumises au bon vouloir d'une hiérarchie abusive, en proie à la jalousie et la mesquinerie. Il dresse sur le vif le portrait de moniales, la figure mystique de l'abbesse de Longchamp, la Mère Sainte-Christine, méchante femme, férue de théologie, qui fait de la vie de Suzanne un calvaire, et surtout la fameuse supérieure de Sainte Eutrope, incapable de maîtriser ses désirs refoulés et qui éprouve pour Suzanne une vive attirance...
    Contrepartie sombre des joyeuses tribulations de Jacques le fataliste, les malheurs de Suzanne sont autant d'arguments qui dénoncent avec vigueur la réclusion forcée, les travers d'une vie monastique et des « voeux qui heurtent la pente générale de la nature ». L'humanité et la sincérité de Suzanne font de la religieuse une héroïne profondément émouvante qui participe avec éclat à la lutte contre le cléricalisme et fait de ce superbe roman un généreux éloge de la liberté.
    Amis lecteurs, pour votre plaisir, UPblisher vous offre à la fin du roman la fausse correspondance qui a conduit à l'écriture de La Religieuse. N'en perdez pas une miette !
    EXTRAIT
    La réponse de M. le marquis de Croismare, s'il m'en fait une, me fournira les premières lignes de ce récit. Avant que de lui écrire, j'ai voulu le connaître. C'est un homme du monde, il s'est illustré au service ; il est âgé, il a été marié ; il a une fille et deux fils qu'il aime et dont il est chéri. Il a de la naissance, des lumières, de l'esprit, de la gaieté, du goût pour les beaux-arts, et surtout de l'originalité. On m'a fait l'éloge de sa sensibilité, de son honneur et de sa probité ; et j'ai jugé par le vif intérêt qu'il a pris à mon affaire, et par tout ce qu'on m'en a dit que je ne m'étais point compromise en m'adressant à lui : mais il n'est pas à présumer qu'il se détermine à changer mon sort sans savoir qui je suis, et c'est ce motif qui me résout à vaincre mon amour-propre et ma répugnance, en entreprenant ces mémoires, où je peins une partie de mes malheurs, sans talent et sans art, avec la naïveté d'un enfant de mon âge et la franchise de mon caractère. Comme mon protecteur pourrait exiger, ou que peut-être la fantaisie me prendrait de les achever dans un temps où des faits éloignés auraient cessé d'être présents à ma mémoire, j'ai pensé que l'abrégé qui les termine, et la profonde impression qui m'en restera tant que je vivrai, suffiraient pour me les rappeler avec exactitude.

  • Le neveu de Rameau

    Denis Diderot

    Diderot dans sa maîtrise de l'art du dialogue nous montre ce que doit être un honnête homme
    Avec Le Neveu de Rameau, Diderot expérimente une forme littéraire originale, celui du (faux) dialogue entre deux personnages qui lui permet d'aborder habilement les sujets délicats de la morale et de la vertu sans imposer frontalement son opinion. Le procédé n'est pas sans rappeler la pratique socratique du dialogue. Partis de positions diamétralement opposées, les personnages, le philosophe (Moi) et Jean-François Rameau (Lui, neveu du compositeur), s'affrontent sur les valeurs morales de la société.
    Vertu, art, musique, éducation... tout est motif de débat. Pourtant, leurs points de vue se rapprochent au fur et à mesure de la discussion, et le philosophe impose peu à peu sa vision de l'honnête homme.
    Diderot a mis plus de 10 ans à terminer Le Neveu de Rameau, publié bien après sa mort. UPblisher a retenu pour cet ebook l'édition de 1891. Satire des parasites, des flagorneurs et des cyniques, ce roman philosophique résonne comme la protestation d'un anarchiste contre les préjugés et les abus d'une société corrompue.
    Un texte très actuel !
    EXTRAIT
    Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit, toujours seul, rêvant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-même de politique, d'amour, de goût ou de philosophie. J'abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit dans l'allée de Foy nos jeunes dissolus marcher sur les pas d'une courtisane à l'air éventé, au visage riant, à l'oeil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s'attachant à aucune. Mes pensées, ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, ou trop pluvieux, je me réfugie au café de la Régence ; là je m'amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l'endroit du monde, et le café de la Régence est l'endroit de Paris où l'on joue le mieux à ce jeu.

  • L'art d'aimer

    Ovide

    A la fois drôle et sérieux, découvrez l'un des plus vieux textes érotiques existants
    L´Art d´Aimer est une oeuvre en vers écrite à Rome vers l´an 1 de notre ère. Elle demeure un des textes érotiques parmi les plus célèbres au monde. Le poète Ovide s´adresse à nous comme à des élèves, garçons et filles, auxquels il va enseigner l´art d´aimer et de séduire, d´abord aux hommes dans les deux premiers livres, puis aux femmes dans le dernier. À partir de conseils pratiques, il prodigue à ses « élèves » une éducation étonnamment moderne. Vous voulez savoir ce qu´il faut faire, dire, ce qu´il ne faut surtout ni faire, ni dire, connaître le bon moment pour agir... Ovide y répond !
    Facétieux, ce qu´il apprend aux hommes, il le révèle aux femmes et les met en garde contre les stratégies masculines... qu´il leur a inculquées ! OEuvre parodique, l´Art d´Aimer connaît un grand succès auprès de ses contemporains qui y voient une caricature de leurs propres moeurs. L´Art d´Aimer est aussi pour Ovide un moyen d´affirmer ses convictions sur l´amour, vu comme valeur fondamentale, et la liberté des individus sans distinction de sexe. D´une modernité surprenante, il place les amants sur un plan d´égalité et affirme qu´il dépend du talent de l´homme ou de la femme de susciter l´amour et d´en entretenir la flamme.
    Après 2 000 ans de succès ininterrompu, c´est pour vous le moment de découvrir l´Art d´Aimer. En bonus, vous trouverez Ars Amatoria, le texte intégral en latin, après la version française. Latinistes de tous poils, à vos Gaffiot !
    Un classique célèbre et indémodable !
    EXTRAIT
    L'amour est de nature peu traitable ; souvent même il me résiste ; mais c'est un enfant ; cet âge est souple et facile à diriger. Chiron éleva le jeune Achille aux sons de la lyre, et, par cet art paisible, dompta son naturel sauvage : celui qui tant de fois fit trembler ses ennemis, qui tant de fois effraya même ses compagnons d'armes, on le vit, dit-on, craintif devant un faible vieillard et docile à la voix de son maître, tendre au châtiment des mains dont Hector devait sentir le poids. Chiron fut le précepteur du fils de Pélée ; moi je suis celui de l'amour ; tous deux enfants redoutables, tous deux fils d'une déesse. Mais on soumet au joug le front du fier taureau ; le coursier généreux broie en vain sous sa dent le frein qui l'asservit : moi aussi, je réduirai l'Amour, bien que son arc blesse mon coeur, et qu'il secoue sur moi sa torche enflammée. Plus ses traits sont aigus, plus ses feux sont brillants, plus ils m'excitent à venger mes blessures. Je ne chercherai point, Phébus, à faire croire que je tiens de toi l'art que j'enseigne : ce n'est point le chant des oiseaux qui me l'a révélé ; Clio et ses soeurs ne me sont point apparues, comme à Hésiode, lorsqu'il paissait son troupeau dans les vallons d'Accra. L'expérience est mon guide ; obéissez au poète qui possède à fond son sujet. La vérité préside à mes chants ; toi, mère des amours, seconde mes efforts !

  • Le Voleur

    Georges Darien

    Rendez-vous au pays des voleurs....
    Publié en 1897, Le Voleur n'est pas un roman traditionnel. Récit décousu, histoire morcelée en d'innombrables épisodes abracadabrants provoqués par le hasard ou les rencontres, le roman se fait parfois réquisitoire impitoyable contre la société de son époque. Qualifié par André Breton de « plus rigoureux assaut contre l'hypocrisie, l'imposture, la sottise, la lâcheté », rangé par Alfred Jarry parmi les rares livres élus de la bibliothèque du Docteur Faustroll, Le Voleur est avant tout un récit jubilatoire, haletant et truculent, écrit par un grand écrivain encore étrangement méconnu. Trop irrévérencieux ?
    Un voyageur trouve une sorte de journal manuscrit dans une chambre d'hôtel. Commence alors l'étrange confession de Georges Randal, jeune homme de bonne famille promis à l'existence honnête d'un bourgeois bien pourvu. S'il n'a pas de véritable histoire, notre héros a en revanche un oncle, « brute trafiquante à l'égoïsme civilisé », qui le dépouille de son héritage. C'est ce qui décidera notre héros à devenir voleur, pour ne pas être complice de tous les « voleurs légaux » qui sont légion dans cette société de la fin du XIXe siècle où se côtoient anarchisme, nihilisme, décadentisme ou encore dandysme baudelairien...
    À la révélation de cette « obligation morale » du vol s'ajoute celle de l'amour, d'abord représenté par Charlotte, qui, révoltée comme lui, refusera pourtant de le suivre. Il ne sera pas seul longtemps : vite repéré par le mystérieux Abbé Lamargelle, il sera introduit dans la confrérie des voleurs. S'ensuivront moultes aventures, parsemées de femmes, de bourgeois floués et de comparses haut en couleur, au cours desquelles Randal fait l'apprentissage d'une vie d'homme libéré des servitudes et des lâchetés bourgeoises. Sa solitude finale sera plus la rançon de sa liberté que l'échec de sa tentative.
    Un roman d'aventures hautes en couleur à ne pas manquer !
    EXTRAIT
    Mes parents ne peuvent plus faire autrement.
    Tout le monde le leur dit. On les y pousse de tous les côtés. Mme Dubourg a laissé entendre à ma mère qu'il était grand temps ; et ma tante Augustine, en termes voilés, a mis mon père au pied du mur.
    - Comment ! des gens à leur aise, dans une situation commerciale superbe, avec une santé florissante, vivre seuls ? Ne pas avoir d'enfant ? De gueux, de gens qui vivent comme l'oiseau sur la branche, sans lendemains assurés, on comprend ça. Mais, sapristi ! ... Et la fortune amassée, où ira-t-elle ? Et les bons exemples à léguer, le fruit de l'expérience à déposer en mains sûres ? ... Voyons, voyons, il vous, faut un enfant - au moins un. - Réfléchissez-y.
    Le médecin s'en mêle :
    - Mais, oui ; vous êtes encore assez jeune ; pourtant, il serait peut-être imprudent d'attendre davantage.
    Le curé aussi :
    - Un des premiers préceptes donnés à l'homme...
    Que voulez-vous répondre à ça ?
    - Oui, oui, il vous faut un enfant.
    Eh ! bien, puisque tout le monde le veut, c'est bon : ils en auront un.
    Ils l'ont.

  • Loué sois-tu

    Pape François

    Une vibrante exhortation à la préservation de notre environnement.
    Ce texte dépasse le cercle des fidèles ; sa portée universelle et le charisme de son auteur en font une contribution majeure aux débats sur l'écologie, souvent marqués par les intérêts économiques et politiques des débateurs.
    La lutte pour « la sauvegarde de la maison commune » mérite plus d'objectivité et la capacité à fédérer le plus grand nombre de personnes. C'est pourquoi UPblisher souhaite diffuser et faire connaître Laudato Si', sous forme de livre numérique gratuit, comme la Librairie Vaticane l'y autorise.
    Laudato Si' reprend l'invocation qui rythme le « Cantique des Créatures » de Saint-François d'Assise (1181-1226). Ode à la nature, ce chant célèbre le Feu, l'Eau, l'Air et la Terre comme frères et soeurs des êtres humains et nous enjoint à respecter et protéger la Terre qui nous nourrit et régit nos vies.
    Si la préoccupation de notre environnement en est le fil rouge, l'encyclique n'est pas pour autant une élégie célébrant les beautés de la Nature. François pose le débat en ces termes : « Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? » (160) ; ainsi il s'interroge sur le sens de l'existence et les valeurs qui fondent notre vie en société.
    En six chapitres, Laudato Si' dresse un état des lieux, remonte aux origines des sujets identifiés, propose un projet, « une écologie intégrale, qui a clairement des dimensions humaines et sociales. » (137), suggère des moyens de mise en oeuvre, met l'accent sur l'éducation et conclut sur l'ardente nécessité d'unir les meilleures volontés.
    Laudato Si' est un texte sobre, documenté et optimiste quant à notre capacité à réagir : « les êtres humains, capables de se dégrader à l'extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer » (205).
    La lecture de ce texte, religieuse ou morale, convient à tous les publics et porte un espoir auquel il nous convient de donner corps.
    EXTRAIT
    1. « Laudato si', mi' Signore », - « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d'Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une soeur, avec laquelle nous partageons l'existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l'herbe ».
    2. Cette soeur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l'utilisation irresponsable et par l'abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l'exploiter. La violence qu'il y a dans le coeur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l'eau, dans l'air et dans les êtres vivants. C'est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui « gémit en travail d'enfantement » (Bm 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d'éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure.

  • Un roman érotique abordant tout en même temps des sujets d'actualité contemporains à l'auteur
    Les Bijoux indiscrets sont un roman allégorique de Diderot, publié anonymement en 1748. Bien que rejeté par son auteur, c'est une oeuvre légère, au charme délicat et... un classique de la littérature licencieuse. Pour tromper l'ennui, un sultan, amateur de commérages, se procure auprès d'un génie un anneau magique afin de connaître les secrets galants des dames de la cour : il suffit de tourner le chaton de la bague vers une femme pour que celle-ci avoue, immédiatement, par la voix d'un de ses « bijoux », toutes les intrigues dont elle a connaissance... Pur divertissement ? S'agissant de Diderot, rien n'est moins sûr !
    /> D'aucuns ont voulu reconnaître Louis XV et la Pompadour sous les traits du sultan et de sa favorite. D'autres ont rejeté le texte au motif qu'il s'éloignait des canons des romans philosophiques. Il reste qu'à travers les trente essais de l'anneau, l'auteur égratigne les travers de la vie à la cour, évoque la réforme du théâtre, participe à la querelle des Anciens et des Modernes et traite des questions de droit, d'économie et de philosophie sur un ton alerte mais avec profondeur ! Ainsi, le philosophe parvient-il à faire connaître des opinions et des critiques sans encourir les foudres de la censure.
    Une oeuvre riche et délicieuse à savourer !
    EXTRAIT
    Hiaouf Zélès Tanzaï régnait depuis longtemps dans la grande Chéchianée ; et ce prince voluptueux continuait d'en faire les délices. Acajou, roi de Minutie, avait eu le sort prédit par son père. Zulmis avait vécu. Le comte de... vivait encore. Splendide, Angola, Misapouf, et quelques autres potentats des Indes et de l'Asie étaient morts subitement. Les peuples, las d'obéir à des souverains imbéciles, avaient secoué le joug de leur postérité ; et les descendants de ces monarques malheureux erraient inconnus et presque ignorés dans les provinces de leurs empires. Le petit-fils de l'illustre Shéhérazade s'était seul affermi sur le trône ; et il était obéi dans le Mogol sous le nom de Schachbaam, lorsque Mangogul naquit dans le Congo. Le trépas de plusieurs souverains fut, comme on voit, l'époque funeste de sa naissance.

  • Un extrait de La Philosophie dans le boudoir mit en lumière pour en saisir toute l'importance
    Français, encore un effort si vous voulez être républicains est un extrait de La Philosophie dans le boudoir, ensemble de dialogues publiés anonymement en 1795. S'il n'est pas une oeuvre à part entière, c'est un manifeste politique inséré dans le Cinquième dialogue.
    Articulé autour de deux thèmes, « La religion » et « Les moeurs », Sade reprend succinctement les idées contenues dans le roman en posant les bases d'un nouveau contrat social. Il y déploie une argumentation marquée par un athéisme et un matérialisme ravageurs, et critique impitoyablement toute contrainte sociale, morale ou politique qui tend à s'opposer à la volonté de l'individu. Ce qui l'amène notamment à promouvoir la libération sexuelle des femmes et à réfuter toute condamnation de l'homosexualité. « Est-il possible d'être assez barbare pour oser condamner à mort un malheureux individu dont tout le crime est de ne pas avoir les mêmes goûts que vous ? ».
    Sade discourt avec la même liberté sur l'avidité, le vol et l'assassinat, l'adultère ou l'inceste. Il convient alors de rappeler que le refus vigoureux de toute forme de contrainte a parfois mené l'auteur sur des chemins de traverse que le marquis ne pratiqua jamais. D'une portée universelle, Français, encore un effort si vous voulez être républicains propose des réponses radicales à des questions toujours d'actualité : religion, sexualité, liberté individuelle, conventions sociales... transgression, interdits !
    Sade nous exhorte à jouir rageusement de notre liberté dans tous les domaines. Il espère ainsi parvenir à une forme d'utopie libertaire, basée sur un compromis social que chacun peut dénoncer ou renouveler à tout moment. On peut adhérer à sa vision, à certaines de ces idées ou les rejeter totalement, le débat reste ouvert...
    Sade nous offre une ode à la liberté de penser avec une plume bien acérée
    EXTRAIT
    Je viens offrir de grandes idées : on les écoutera, elles seront réfléchies ; si toutes ne plaisent pas, au moins en restera-t-il quelques-unes ; j'aurai contribué en quelque chose au progrès des lumières, et j'en serai content. Je ne le cache point, c'est avec peine que je vois la lenteur avec laquelle nous tâchons d'arriver au but ; c'est avec inquiétude que je sens que nous sommes à la veille de le manquer encore une fois. Croit-on que ce but sera atteint quand on nous aura donné des lois ? Qu'on ne l'imagine pas. Que ferions-nous de lois, sans religion ? Il nous faut un culte et un culte fait pour le caractère d'un républicain, bien éloigné de jamais pouvoir reprendre celui de Rome.

  • Contre-jour

    Frederique Vervoort

    Contre-jour est l'autopsie méthodique d'une relation passionnelle, foutraque, aux fondations dangereusement branlantes. C'est une fable féroce de Frédérique Vervoort qui renvoie le coup de foudre à sa réalité première : une décharge électrique aveuglante, irrésistible, dévastatrice.
    Simon rencontre Chloé. Par hasard. Lui, plutôt pas mal, agent immobilier, quadragénaire marié. Elle, célibataire dans la vingtaine, riche oisive, belle à en crever. Ils se cherchent, ils se trouvent. Simon quitte Noémie, Justine, Liège, sa femme, sa fille, sa ville. Il s'installe à Paris, avec et chez Chloé. Rapide ? Il le pense, mais à plus de quarante piges, si on peut refaire sa vie en (beaucoup) plus grand, on fonce d'abord, on réfléchit ensuite...
    L'histoire, c'est Simon qui la raconte, en voix off. Il a le sens de la formule, n'omet rien des évènements et des interrogations qui l'assaillent. Sa passion physique, quasi animale le grise et balaie toutes ses objections. Seule une voix de femme, dans la coulisse, troue son récit de répliques lapidaires, cinglantes, cruelles.
    Avec une minutie balzacienne, Frédérique Vervoort met à nu la vie d'un naïf « coincé entre un passé sans gloire et un futur nébuleux ». Son style rapide, nerveux, les nombreux dialogues plongent le lecteur au coeur même du récit.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Maître-assistante à la Haute École Charlemagne en Belgique, Frédérique Vervoort réside à Liège. Franco-belge, elle demeure attachée à l'héritage culturel de ses deux pays d´origine.
    L'écriture la passionne depuis toujours, mais c'est seulement maintenant qu'elle prend le temps de s'y consacrer et de partager avec les lecteurs ce qui n'était, jusqu'alors, qu'un plaisir personnel.
    Ses romans et nouvelles nous plongent dans une atmosphère intimiste et mystérieuse. Suspense garanti pour ce remarquable auteur qui marche sur les traces de Simenon.
    Retrouvez Frédérique Vervoort dans ses romans Mortelle absence, Le jeu de la poupée, Femme hors champ, Amnesia, Mater dolorosa, son recueil de nouvelles Mytho et dans ses nouvelles La Voisine, Voie lactée et En attendant Claire.

  • Miracle d'équilibre entre anecdotes et érudition, Cueille le jour avant la nuit est un concentré de sagesse qui ravira les amoureux des Belles Lettres.
    Hamid Grine crée un dictionnaire amoureux à partir de mots « qui lui parlent » ; pour les éclairer, il compose un texte à la forme immuable - le mot, une citation, un récit - à lire dans l'ordre alphabétique, ou pas !
    L'admiration de l'auteur pour « ces écrivains et philosophes qui [lui] ont montré de quel côté se trouve une vie réussie et non une vie de réussites », fait de son oeuvre une formidable promenade littéraire : s'y croisent Dostoïevski, Hugo, Marc Aurèle, Baudelaire, Pascal, Garcia Lorca, La Boétie et tant d'autres ! Pour délicieuse qu'elle soit, la « promenade » poursuit un objectif plus élevé encore.
    Associé à chaque mot, un récit inspiré de la vie de l'auteur nous plonge dans une situation réelle, point de départ à une réflexion sur le vrai sens du mot, pour lui... et pour nous ! Au fil des pages, se dévoilent les valeurs de patience, endurance et courage, racines du stoïcisme. Cueille le jour avant la nuit rappelle ainsi les Lettres à Lucilius de Sénèque : l'auteur y montre la voie vers « la vie bonne » sans imposer, contraindre, ou dissimuler les obstacles à surmonter. Édifiant, habile et si stoïcien !
    Jamais moralisateur, Hamid Grine s'impose comme un moraliste des temps modernes : il nous invite à musarder, libre, chacun à son gré, dans un jardin irrigué par les mots de littérature et de la philosophie.
    Cueille le jour avant la nuit est un texte magnifique paru en Algérie en 2005 qui a fait l'objet de nombreuses rééditions. Amendé par l'auteur, il est enfin disponible sous formes numérique et imprimée pour les lecteurs du monde entier. Cueillez-le vite !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Hamid Grine est un journaliste et écrivain algérien, né le 20 juin 1954 à Biskra dans le sud-est algérien. Il a débuté dans le journalisme sportif qu'il a exercé en Algérie et à l'étranger en touchant aussi, en tant que grand reporter, à d'autres rubriques telles que l'économie, la société et la culture. Hamid Grine a égalementé été concepteur rédacteur à l'étranger dans deux grandes agences de communication publicitaire.

  • Hommes et fées vivaient en parfaite harmonie jusqu'à ce qu'une fée et un homme tombent amoureux, allant à l'encontre d'un interdit immémorial...
    Le tome premier de la saga d´Aila nous invite dans un monde fantastique en proie au doute et à la trahison. Allez à la rencontre de cette jeune fille, au tempérament ardent, et de ses compagnons d´armes. Vibrez lors leurs aventures !!
    Un fabuleux voyage initiatique en huit tomes, dans un univers qui n'aura pas fini de vous surprendre !
    EXTRAIT
    La vie d'Aila prit un tour différent lorsqu'elle eut douze ans. D'abord, parce qu'un jeune apprenti de Barou, Dudau de son prénom, environ une quinzaine d'années, pédant, coureur et vaniteux, la croisant dans un coin isolé, se mit en tête que ce serait plutôt drôle de lui faire son affaire d'une façon ou d'une autre. Aila n'apprit jamais vraiment ce qu'il cherchait à perpétrer avec la petite fille qu'elle était à l'époque, mais cela ne l'empêcha pas de s'approcher d'elle, un sourire narquois et conquérant aux lèvres. Soudain, il entendit derrière lui une voix d'enfant s'exclamer avec le plus de fermeté possible :
    - Ne la touche pas !
    Dudau se retourna pour découvrir Aubin, pas même dix ans, en position de combat ! Éclatant d'un rire moqueur, il s'avança vers lui, oubliant l'espace d'un instant que ce gamin-là était le fils de Barou.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [...] une belle découverte qui nous plonge dans une histoire intéressante à suivre avec une héroïne pleine de panache qui ne laisse pas indifférent, de quoi passer un excellent moment ! - Yumiko, BabelioJ'aime enfin la façon magistrale dont le récit se construit, dévidant les bobines de multiples aventures en autant de fils qui se coupent, se nouent, se perdent, et qui tissent pourtant un tableau cohérent, que l'on découvre avec stupeur dans les dernières pages... - Anne-Claire, Le coin de l'auteur
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Catherine Boullery naît dans la banlieue parisienne (93) en octobre 63. Toute petite déjà, elle veut enseigner et, par vocation, elle s'engage dans cette voie, optant finalement pour la filière sciences physiques, après de nombreuses hésitations. Pendant ses études, elle profite de ses moments de liberté pour voyager et assouvir une de ses passions, la photo.Elle mène une carrière dans l'enseignement et, quand sa famille s'agrandit, elle recentre sa vie sur elle et ouvre de nouvelles perspectives, comme celle de créer des histoires qu'elle raconte à ses enfants ou simplement à elle-même. En 2008, ses enfants ont grandi et sa vie lui laisse un peu de liberté. En discutant avec une amie, elle lui explique la nouvelle d'idée d'histoire qui a germé dans sa tête. Catherine profite donc des vacances d'hiver pour se lancer, comme ça, juste pour voir et elle s'amuse, non, mieux, elle se régale !

  • Pourquoi cette porte éteinte depuis des millénaires s'est-elle activée, abandonnant à ses pieds un corps mutilé et privé d'esprit ?
    Voici la question qui taraude Kerryen, souverain du Guerek, furieux de cette irruption dans sa vie.
    Devant la menace d'une invasion imminente, la frénésie des préparatifs militaires et le doute qui s'insinue avivent les tensions intérieures et secouent les habitudes bien réglées de la forteresse. Volte-face, trahisons, alliances imprévisibles s'enchaînent et se déchaînent pour le pire.
    La victoire est impossible... seul un miracle pourrait changer le cours du destin !
    Quand l'adversité consume tout espoir, que reste-t-il à une âme meurtrie pour revivre, voire survivre ?
    Découvrez sans attendre le sixième épisode des aventures époustouflantes de la Saga d'Aila !
    EXTRAIT
    Dans un gémissement, la masse enchevêtrée se resserra encore plus sur elle-même. Si Yogir ressentit l'urgence de se servir un deuxième verre, son sens du devoir prit le dessus, il recula lentement, sans quitter du regard l'angle de la pièce, son arme prête, à présent, à transpercer cet éventuel assaillant. Arrivé près de l'accès au couloir, il lâcha sa torche sur le sol et, de sa main libérée, actionna la lourde chaîne, tirant sur elle de toutes ses forces à gestes répétés. Au même moment, résonnèrent dans le château deux carillons puissants, un proche et un lointain. Inconscient du temps qui s'écoulait, il s'acharna à sonner l'alerte, son attention rivée sur le bahut, ses oreilles assourdies par le bruit ambiant, au point de ne pas remarquer l'ouverture de la porte en chêne derrière lui. Il sursauta violemment quand une poigne ferme l'arrêta dans son mouvement. Sur le point de repousser l'attaquant, quelques secondes lui furent nécessaires avant d'identifier celui qui maintenait son bras. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Je pensais que je ne pourrais plus être étonnée par le personnage d'Aila... depuis le temps que je la suis... Je peux dire, aujourd'hui, qu'Ellah m'a littéralement transportée. Où Catherine Boullery va-t-elle chercher toutes ces aventures, ces descriptions, avec un souci du détail tellement poussé ? - Anmarie, sur le site d'Upblisher
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Boullery naît dans la banlieue parisienne (93) en octobre 63. Toute petite déjà, elle veut enseigner et, par vocation, elle s'engage dans cette voie, optant finalement pour la filière sciences physiques, après de nombreuses hésitations. Pendant ses études, elle profite de ses moments de liberté pour voyager et assouvir une de ses passions, la photo.
    Elle mène une carrière dans l'enseignement et, quand sa famille s'agrandit, elle recentre sa vie sur elle et ouvre de nouvelles perspectives, comme celle de créer des histoires qu'elle raconte à ses enfants ou simplement à elle-même. En 2008, ses enfants ont grandi et sa vie lui laisse un peu de liberté. En discutant avec une amie, elle lui explique la nouvelle d'idée d'histoire qui a germé dans sa tête. Catherine profite donc des vacances d'hiver pour se lancer, comme ça, juste pour voir et elle s'amuse, non, mieux, elle se régale !

  • Origami

    Gilles Bojan

    Savoir ou ignorer, voilà une question qui fait écho à une célèbre interrogation et qui résume le dilemme de chaque être humain.
    S'il vous est parfois arrivé de penser « j'aimerais bien être dans sa tête pour savoir ce qu'il ou elle pense vraiment », vous devez lire Origami, nouveau roman de Gilles Bojan ! Gaspard Blanc, héros bien malgré lui de cette aventure extraordinaire, va pouvoir en juger.
    Le TGV Montpellier-Paris déraille. À bord, un seul rescapé éjecté du train. Qui est donc ce Gaspard Blanc plongé dans un coma profond ? Il aimait les forêts de Lozère et croyait en l'amour éternel. Sentir le papier glisser entre ses doigts, voilà ce qui lui faisait du bien. Mais ça, c'était bien avant l'accident. Ingénieur discret, il avait tracé le sillon d'une vie provinciale paisible dans laquelle chacun des personnages paraissait être à sa place. Mais ça, c'était avant...
    Par un coup du sort, son esprit est projeté dans la tête de ses compagnons de vie ; ainsi, spectateur impuissant, il revit les grands évènements de son existence de leur point de vue. Complaisances et mensonges lui apparaissent sous le jour le plus cru. Ne serait-il qu'un simple pion au beau milieu de cette mise en scène ?
    Origami emprunte à l'art du pliage japonais l'idée que ce que l'on voit n'est pas nécessairement la vérité mais ce que l'on en perçoit. Habilement construit, le roman présente successivement les souvenirs du monde presque parfait de Gaspard, les « figures », et ces mêmes souvenirs mis à plat.
    Ce magnifique roman flirte avec l'irréel pour mieux réfléchir à l'envers de notre décor.
    EXTRAIT
    À cet instant précis, vous dire que tout va bien serait mentir.
    J'aurais aimé que ma vie ressemble à une feuille de Washi, ce papier japonais utilisé en Origami : fine, souple et suffisamment solide pour résister à plusieurs séries de pliages. Aujourd'hui, je ne suis qu'une figure froissée, aux angles passablement écornés, susceptible de rompre à la première déchirure.
    Mon corps ne répond plus aux sollicitations du cerveau, mais le simple fait de vous décrire ma situation laisse supposer que j'aurais peut-être préservé une certaine forme de conscience. Toute déglutition se transforme maintenant en un véritable calvaire. Un peu comme si un douanier filtrait chacune de mes gouttes de salive à la frontière qui mène à l'oesophage. Je suis seul, mais je devine de multiples présences. Je grelotte, mais il me semble percevoir des lueurs de flammes. Est-ce que je souffre ? Difficile de l'affirmer. J'ai toujours considéré la douleur comme une notion relative.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Gilles Bojan réussit le pari fou de confronter vie et mort, amour et trahison, confiance et manipulation, dans un récit fluide et dynamique, au ton léger, avec un soupçon d'humour et au suspens constant jusqu'au point final. - Ma bibliothèque bleue
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gilles Bojan a été animateur radio à la Réunion, mais aussi précédemment sur RTL, RFI et France Inter. Il a déjà publié quatre romans dont La 89e (Ramsay, 2012), sélectionné au Grand Prix de Littérature Sportive. Origami est son cinquième roman.

  • Le voyage d'Aila se poursuit avec le troisième tome de la saga...
    Appelée par l'Oracle, Aila reprend la route. Bouleversée par la cruauté d'un implacable destin, elle craint de renoncer à sa personnalité et à sa place parmi les siens. Si seulement elle avait le choix ! Saura-t-elle préserver son monde de la convoitise de Césarus sans succomber à l'Oracle de Tennesse ? Aila poursuit son combat contre ses ennemis de toujours, à commencer par la sorcière...
    Rejointe par une alliée inattendue et épaulée par la reine de glace, certains espoirs perdus renaissent pour les royaumes qui tentent de résister à la funeste toute-puissance de Césarus. Envahie par une redoutable magie, hélas rebelle à sa volonté, Aila affronte un dilemme insupportable, tout perdre ou se perdre.
    Une saga en huit tomes qui n'aura pas fini de vous surprendre !
    EXTRAIT
    Aila avançait sur la route vers Niankor, le coeur en miettes. De toutes les épreuves qu'elle avait été amenée à traverser jusqu'à présent, celle-ci était, de loin, la plus cruelle et certainement la plus injuste...
    Alors que les souvenirs de sa nuit repassaient en boucle dans sa tête, tout son être se révoltait à la simple pensée d'être séparée de lui... Tant de chemin parcouru pour parvenir à aimer et être aimée auquel succédait le vide insondable de l'abandon..., sauf que c'était elle qui avait renoncé, et ce, de façon définitive parce qu'elle ne connaissait pas d'autres voies possibles. Et si, pour une fois, elle refusait le destin qui lui était imposé !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Boullery naît dans la banlieue parisienne (93) en octobre 63. Toute petite déjà, elle veut enseigner et, par vocation, elle s'engage dans cette voie, optant finalement pour la filière sciences physiques, après de nombreuses hésitations. Pendant ses études, elle profite de ses moments de liberté pour voyager et assouvir une de ses passions, la photo.Elle mène une carrière dans l'enseignement et, quand sa famille s'agrandit, elle recentre sa vie sur elle et ouvre de nouvelles perspectives, comme celle de créer des histoires qu'elle raconte à ses enfants ou simplement à elle-même. En 2008, ses enfants ont grandi et sa vie lui laisse un peu de liberté. En discutant avec une amie, elle lui explique la nouvelle d'idée d'histoire qui a germé dans sa tête. Catherine profite donc des vacances d'hiver pour se lancer, comme ça, juste pour voir et elle s'amuse, non, mieux, elle se régale !

  • Partez à l'aventure avec Matarel, un dinosaure pas comme les autres !
    Matarel le gentil Dino' est, comme son nom l'indique, l'histoire d'un dinosaure bien sympathique, un des derniers survivants de son espèce, qui vécut il y fort longtemps et qui risquera sa vie pour sauver d'autres espèces. Pourtant, tout n'avait pas si bien commencé. Découvert à sa naissance dans une grotte, Matarel est une créature monstrueuse, avec 6 pattes et trois queues. Ses ronflements sont insupportables, son odeur repoussante et son comportement pas vraiment amical.
    Matarel... est également l'histoire de la colonie des Dino-malins, de son chef le Professeur Ratapoire, de son élève Matikli, de l'école de la forêt, des potions qui soignent les maladies, et bien d'autres choses encore ! Recueilli par la colonie, qui lui apporte aide et protection, Matarel deviendra, après un bon bain de potion magique, pas mal d'aventures extraordinaires et de rencontres inattendues, un véritable héros de roman... Mais ce n'est pas tout ! Matarel... est aussi un jeu, le jeu des mots « trop nouveaux », dont il faut trouver le sens pour avoir une récompense !
    Un conte fantastique sur la tolérance et l'entraide, un livre à lire et à jouer
    EXTRAIT
    Ce jour-là, à la sortie de son cours de judo, Leo eut la surprise d'apercevoir son papy devant la grille du stade Louis II de Monaco. Il se précipita vers lui et tout joyeux
    - Papy !... C'est toi qui viens me chercher ?!
    - Oui, je viens te garder cet après-midi. Tes parents craignaient d'être retardés. Ils m'ont parlé d'une fête en préparation pour la fin de la semaine. Il serait question... d'un anniversaire ! N'est-ce pas ? !... Tiens, regarde ce que mamie t'a préparé... Tout ce que tu aimes pour ton goûter ! Des galettes au chocolat et une boisson aux fruits rouges.
    Le garçonnet satisfait s'empressa de hâter le pas en tiraillant la main de son Grand-père. Il était loin de se douter qu'une agréable surprise l'attendait à la maison.
    - Viens vite papy ! Tu m'avais promis une nouvelle histoire !
    Pas question de trouver la moindre excuse. Valentin savait que son Petit-fils resterait inactif tant qu'il n'aurait pas obtenu un nouvel épisode d'un précédent récit ou le début d'une aventure à improviser sur le champ. Un divertissement que le brave homme acceptait parfois pendant le goûter, avant de surveiller les devoirs. Un jour, Leo avait affirmé à ses proches que les contes de son papy « c'était mieux qu'à la télé ! »

  • Retrouvez Cerise Lechat, minette égocentrique au caractère bien trempé pour de nouvelles aventures... à l'Élysée !
    « Chatpristi, vous ne vous souvenez pas de môoâa, Cerise Lechat ? Eh bien moi, copine du Président, je vais lui en faire baver des ronds de chapeau. Et à vous aussi... Allez, suivez-moi en catimini à l'Élysée, je ne vous dis que chat ! »
    Le monde entier est en émoi. Le Président a de la compagnie ; elle déambule sans gêne, au hasard de ses caprices, sous les ors du Palais de l'Élysée, distribuant coups de griffes et commentaires acerbes. Le président sourit. Des photos circulent. La presse mondiale est sur les dents. Scandale, provocation, nul ne sait ; une seule chose est sûre : Cerise est dans la place ! La folle idée qui a germé dans l'esprit du célèbre docteur Fremd aura des conséquences imprévisibles...
    Après le premier volet des aventures de Cerise, la jeune chatte la plus égocentrique, facétieuse, susceptible et ronronnante du monde entier, que dis-je, de l'univers, devient la favorite en titre d'un président tourmenté. Bien entendu, elle a un avis sur tout et sur tous, s'ingénie à bousculer et égayer ce monde froid et normé avec un bon sens, un humour et une gouaille inimitables. Par sa voix, Jacques-François Martin nous livre une fable satirique sur un personnel politique obsédé par son image et les jeux de pouvoirs. En complément de ses dialogues truculents, les superbes illustrations de Christophe d'Amiens d'Hébécourt affirment le caractère unique de Cerise. Et si certaines vérités sortaient de la bouche... d'un chat ?
    Un roman aussi hilarant que le premier, à savourer sans modération !
    EXTRAIT
    - Décidément, chuchota Madame Tartignole à l'oreille poilue de son voisin, je commence à me demander si le docteur n'a pas un grain. Il y a un bon moment que je n'avais pas vu ce chat dans la salle d'attente, mais voilà que ça recommence !
    - Oui, j'ai aussi quelques doutes depuis un certain temps. La semaine dernière, j'ai vu cet animal entrer dans son cabinet et je suis quasiment certain d'avoir entendu le docteur lui dire : « entrez, je vous en prie. »
    De sa voix douce et rassurante, le médecin apparut alors dans l'antichambre et, jetant comme à son habitude un discret coup d'oeil circulaire, il demanda rituellement :
    - Alors, c'est à qui maintenant ?

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