Presses De Sciences Po

  • Reformer les retraites Nouv.

    La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?
    Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.

  • Mouvements des « sans », des parapluies, des places, mais aussi Mai 68, lutte contre le CPE, grèves contre la « Loi travaille », mobilisations féministes et homosexuelles, contre-sommets altermondialistes, blocages d'universités, gilets jaunes: les mouvements sociaux constituent une composante essentielle de la vie politique et sociale. Loin de relever de brutales poussées de révolte, l'action collective contestataire obéit à des logiques complexes et adopte des formes qui évoluent sans cesse, que la sociologie politique se donne pour tâche d'analyser.
    Devenu ouvrage de référence sur le sujet, ce dictionnaire répertorie l'ensemble des concepts clés pour analyser les mouvements sociaux, retrace leur origine et leur développement, précise les usages et les débats qu'ils suscitent en France comme à l'étranger. Dans cette deuxième édition entièrement actualisée et enrichie de 20 nouvelles notices, près de 100 notions sont ainsi expliquées, illustrées d'exemples (de « Nuit debout » aux divers Printemps). Chaque entrée s'achève sur les références bibliographiques fondamentales au concept.

  • « Le mot "international", j'en conviens, est nouveau ; bien que, j'espère, clair et explicite. » Ainsi s'exprimait le philosophe Jeremy Bentham en 1781 lorsqu'il conçut ce néologisme. Si le terme est passé dans le langage courant au XVIIIe siècle, avec la prise de conscience de l'essor des États- nations et de la multiplication des transactions entre eux, la discipline des Relations internationales a tardé à s'imposer dans le champ des sciences sociales, en France particulièrement. Pourtant, l'étude savante de ce qui se passe sur la scène internationale aide à comprendre le monde. Pédagogique et exhaustif, cet ouvrage destiné aux étudiants, enseignants, diplomates et journalistes, s'y emploie. Il présente l'environnement intellectuel et historique de la discipline, ses paradigmes, ses concepts et débats structurants, et s'interroge sur les liens entre théorie et pratique. Il propose un état de l'art en ce début de XXIe siècle, en France et dans le monde.
    Cette sixième édition, augmentée de deux chapitres sur l'apport des études féministes et sur la diplomatie, met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies de ce vaste champ d'étude.

  • Ces dernières décennies, la figure de l'État comme garant de la justice territoriale a été profondément remise en cause, en particulier en France, où planification nationale et aménagement du territoire ont longtemps constitué des outils majeurs de modernisation économique et sociale.
    Les politiques territoriales sont confrontées à de nouveaux enjeux sociétaux et environnementaux tandis que de nouveaux dispositifs institutionnels ont été adoptés.
    En une centaine d'entrées nouvelles ou actualisée, ce dictionnaire entièrement actualisé donne les clés pour comprendre et analyser le kaléidoscope de l'action publique dans les territoires.

  • Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d'étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l'oeuvre. En faisant dialoguer les courants, en s'ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l'action publique.

  • La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des États. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.

  • Depuis le début des années 2010. L'Europe doit faire face à une critique publique de plus en plus visible de son « déficit démocratique », à la résurgence du populisme, à des difficultés fondamentales dans la coordination des flux de réfugiés et de leur accueil, à la transformation des démocraties libérales polonaises et hongroises en démocraties illibérales, à la décision du Royaume Uni de quitter l'Union, et peine à répondre économiquement en financièrement à la pandémie du Covid-19.
    Entièrement actualisé pour cette deuxième édition, cet ouvrage met à disposition des lecteurs les idées et concepts clés qui permettent de comprendre la complexité et les crises de l'Europe. Pour débattre de l'intégration (ou de la désintégration) européenne aujourd'hui.

  • Le « développement » a servi pendant six décennies à légitimer, au Nord comme au Sud, d innombrables politiques économiques et sociales et fait croire à l avènement du bien-être pour tous. La mondialisation a pris le relais mais, loin de promettre le développement, on se contente désormais de lutter contre la pauvreté en proposant la croissance comme seul recours.
    Nonobstant son échec, le développement survit comme une lueur d espoir collectif, car il repose sur une croyance profondément ancrée dans l imaginaire occidental et le besoin de croire l emporte sur les doutes que l on peut avoir sur l objet de la croyance.
    Remontant le cours de l histoire, ce livre fait le point sur les théories et les stratégies qui, depuis la fin des années 1940, ont prétendu transformer le monde. Gilbert Rist, critique du « développement », s intéresse aujourd hui à celle du paradigme économique dominant afin de mettre en évidence les limites de l hégémonie occidentale. Et s il fallait remettre en cause les catégories économiques et prendre le chemin de la décroissance ?

  • COMMENT LA SCIENCE POLITIQUE ANALYSE NOS ECONOMIES MONDIALISEES ?
    Selon une thèse aujourd'hui dominante, les cadres qui structuraient nationalement l'activité économique, relativement autonomes et caractérisés par une place importante laissée aux choix politiques, seraient devenus obsolètes dans un monde composé d'économies plus ouvertes et interdépendantes. Dans ce « nouveau monde », chaque économie nationale devrait désormais se plier à une série d'impératifs économiques dépolitisés, tels que « la compétitivité » ou, depuis la crise financière globale, « l'austérité » et la réduction des déficits budgétaires.
    Pourtant, l'économie reste un vaste domaine du monde social que « la » et « le » politique ne cessent d'orienter. Comprendre les formes contemporaines du capitalisme ne peut se faire sans cette lecture portée par les sciences politiques.
    Dressant un panorama unique des connaissances en l'économie politique, ce dictionnaire propose plus de 50 entrées (concepts clés, perspectives analytiques et controverses contemporaines) qui livrent l'état des connaissances scientifiques sur le rapport capitalisme-politique.

  • Faut-il fonder une justice distributive mondiale au profit des plus faibles ? Existe-t-il des guerres qui répondent aux critères de la "guerre juste" ? Quelle est la meilleure architecture politique mondiale ? De telles questions ne relèvent pas d'une approche scientifique mais plutôt d'une théorie normative qui prescrit conduites et modèles d'organisation.
    Car, contrairement aux idées préconçues, la philosophie ne se borne pas à un idéal de vie au sein des formes politiques. Elle analyse bel et bien l'essence des relations internationales en répondant à ces interrogations. Lire et interroger ces sources contemporaines et passées, telle est l'ambition de cette anthologie. A travers une sélection de textes commentés et contextualisés, le lecteur découvrira ici les grands penseurs de la philosophie politique au coeur même de leur oeuvre : Dante, Machiavel, Hobbes, Montesquieu et Rousseau aux côtés d'auteurs classiques (Vitoria, Vattel, l'abbé de Saint-Pierre) ou contemporains (Rawls, Habermas, Walzer).
    Des philosophes ayant suscité regain d'intérêt ces dernières années (Leroux, Arendt) ou vifs débats récents (Strauss, Schmitt) sont venus enrichir cette deuxième édition.

  • Tentaculaire, opaque, le Parti communiste domine le système politique chinois. Fort de 85 millions de membres et de quelque 10 millions de cadres, il dirige l'État, l'administration, l'Armée, les assemblées populaires ainsi que les entreprises et les établissements publics.
    Beaucoup plus décentralisé et flexible depuis les réformes de 1979, il dispose néanmoins de ressources humaines et économiques considérables qui lui permettent de contrôler la société, de prévenir les conflits sociaux et d'empêcher toute évolution vers la démocratie. Qui lui permettent, en d'autres termes, de mettre en place ce que l'on pourrait appeler un nouvel équilibre autoritaire.
    Ce système que seule une minorité d'activistes conteste ouvertement fournit croissance et stabilité à une population dont la majorité se désintéresse du politique. Toutefois, la corruption de plus en plus visible du pouvoir, la pluralisation de la société, la montée des activités associatives et religieuses sont autant de facteurs d'évolution et d'incertitude.
    L'avenir du système politique chinois n'est pas écrit, et ce livre ne prétend pas le faire. Il cherche plutôt à éclairer le lecteur sur la puissance du système actuel et sur les changements ou les crises qui pourraient survenir.
    La première synthèse sur le système politique chinois et son articulation avec la société depuis vingt ans.

  • Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du « non » irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. Il a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels.

    Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des États membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen.

    Il analyse la nature de la « fédération d'États » et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du « modèle communautaire » et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la « vie politique » qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'États peut devenir pleinement démocratique.

    Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.

    .

  • Si le multiculturalisme se trouve au centre de plusieurs thématiques cruciales de notre monde globalisé : l'immigration, la cohésion sociale et le devenir de l'Etat-nation, pour n'en citer que quelques-unes, il n'en est pas moins méconnu en tant qu'école de pensée. Enfin un vade-mecum pour l'étudiant, pour le chercheur et pour le citoyen engagé.

  • Depuis vingt ans, le problème climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, et un processus multilatéral s'est mis en place pour y répondre. Or, les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, responsables des dérèglements climatiques, ont atteint un niveau record en 2013.
    Comment apprécier le bilan de ces négociations ? Revenant sur le traitement politique du changement climatique, du protocole de Kyoto à aujourd'hui, les auteurs proposent une analyse de ces enjeux et d'une gouvernance qui suscite autant d'attentes qu'elle crée de désillusions.
    Est-il possible de changer de paradigme, alors que le monde connaît des accélérations majeures et se voit confronté à de multiples crises ? Dans quel cadre repenser le défi climatique pour y faire face et l'inscrire dans le champ des futurs ? Une référence sur le changement climatique et les questions stratégiques qu'il pose : rapports entre science et politique et rôle des experts, évolution de la géopolitique du climat, transition énergétique en Europe, aux États-Unis et dans les grands pays émergents, articulations entre problème climatique et globalisation, entre adaptation et développement.

  • La Chine s'est intégrée à la communauté internationale, en acceptant le plus souvent ses normes. Comment conçoit-elle aujourd'hui ses relations avec le monde extérieur ?
    Entend-elle remettre en question l'ordre politique et économique actuel et défier la suprématie américaine et occidentale ? Le peut-elle ? Quelles sont ses ambitions et sa politique internationale ?
    Cette 2e édition met en lumière l'évolution du discours officiel à partir d'analyses de première main, et des moyens mobilisés par la Chine pour accroitre son influence dans les affaires mondiales.
    Elle montre, dans un premier volet, comment la Chine est progressivement sortie de son isolement, s'est appropriée le langage et les outils de grande puissance et (sous certaines conditions) du multilatéralisme, et analyse les mécanismes de décision en politique étrangère et de sécurité.
    Un deuxième volet examine concrètement les relations de la Chine avec les principaux acteurs mondiaux : États-Unis, Union européenne, mais aussi Japon, Russie et Asie centrale, Inde, pays en développement. donnant ainsi un panorama complet et actualisé de la politique étrangère de la Chine.

  • Continuation des rapports politiques ordinaires, les crises ont aussi une dynamique propre dont l'intelligibilité suppose de s'attacher à ce qui se joue dans les mobilisations constitutives de ces processus et dans les transformations brusques des espaces sociaux dans lesquels les protagonistes sont pris et agissent ; en somme, dans ce qui s'y passe. Les crises politiques ou, mieux, les conjonctures fluides dont ce livre ébauche la théorie apparaissent dès lors sous un jour nouveau : états particuliers des systèmes sociaux, dont l'auteur met en évidence une plasticité insoupçonnée jusqu'alors, mais surtout logiques de situation spécifiques qui contraignent perceptions, calculs et tactiques des acteurs. Paru en 1986, réédité dès 1992 au format poche, ce livre a pris rang de classique. Pour cette troisième édition, l'auteur a remanié l'ouvrage pour en faciliter la lecture et l'a augmenté d'une préface inédite éclairant sa portée pour les débats actuels des sciences sociales.

  • Cet ouvrage réunit politologues, diplomates, juristes, historiens, philosophes, de différentes nationalités afin de mettre en évidence la réalité de la guerre aujourd'hui alors que la violence se développe sous de multiples formes : guerres civiles...

  • Pourquoi le capitalisme japonais a-t-il disparu de nos débats alors qu'il a été élevé au rang de modèle dans les années 1980 ? Et comment une entreprise symbole de ce modèle comme Toyota est-elle devenue la première du monde dans son secteur malgré la stagnation que subit l'économie japonaise depuis les années 1990 ? Existe-t-il un modèle optimal d'organisation des entreprises et comment peuvent-elles maintenir leur avance technologique, voire la renforcer, dans un environnement de plus en plus concurrentiel et incertain ? Les pays développés peuvent-ils conserver un avantage comparatif dans l'industrie face à la puissance manufacturière chinoise et quel rôle envisager pour le système éducatif dans la société dite de la " connaissance " ? Enfin, le cycle de dérégulation généralisée touchant peut-être à sa fin, comment penser les relations entre Etat et marché et redéfinir le contrat social dans un contexte de montée des inégalités ? Cette analyse de la transformation profonde du capitalisme japonais dans une perspective d'économie politique, associée à une réflexion sur la diversité des capitalismes et sur le changement institutionnel, montre que le Japon constitue toujours un laboratoire susceptible d'éclairer les grands enjeux de l'économie mondiale.

  • Qu'est-ce que la sécurité ? Qu'est-ce qui la distingue de la précaution et du risque ?
    Pourquoi certains problèmes deviennent-ils des enjeux de sécurité et d'autres pas ?
    Comment analyser les mécanismes et les pratiques que déclenche la sécurité ? Quels sont les rapports entre la sécurité et le politique ? Face aux problèmes de sécurité, que doit-on faire ?
    Aujourd'hui la sécurité dépasse largement le domaine militaire. D'autres enjeux doivent désormais être pris en compte par les politiques de sécurité : crises financières et économiques, cohésions sociale et culturelle, menaces environnementales, subversions informatiques, pandémies, etc. Corollaire de cette extension des menaces, de nombreux acteurs, formels ou informels, disputent vigoureusement à l'État sa prétention au monopole du champ de la sécurité.
    Lecture historique des études de sécurité et des échanges continus entre science politique, philosophie et sociologie qui les irriguent, et des ressorts politiques, idéologiques et éthiques que ces mutations engendrent, Théorie de la sécurité offre, aux étudiants, chercheurs et praticiens, une vision complète des approches théoriques et empiriques des politiques de sécurité.

  • Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail.
    Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit six mois l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Menant aussi enquêtes, questionnaires et tests, il croise sociologie et psychologie pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion.
    Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de ce livre, que l'entreprise constitue « l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale ».
    Des pages « qui se lisent comme un roman » écrivait à propos de ce livre Le Monde en 2014. Une enquête sociologique magistrale. Un ouvrage de référence

  • Décentralisation, marketing territorial, développement local, démocratie participative. Ces phénomènes contemporains affectent les territoires, suscitant l'intérêt des nombreux acteurs et observateurs de l'action publique.

    Synthèse inédite, ce dictionnaire explore l'univers territorial des institutions politiques, des acteurs et des politiques sectorielles. Rédigé par des auteurs aux compétences variées, tant universitaires que professionnelles, il offre un point de vue complet et original sur la fabrique des territoires.

    Construit dans une logique pluridisciplinaire, pédagogique et pratique, il analyse les dynamiques contemporaines des territoires et les notions clés pour les appréhender. L'index thématique et les références bibliographiques permettent de saisir les sujets dans leur globalité et de prolonger leur analyse.

    Véritable outil d'analyse et d'aide à la décision, ce dictionnaire met à la disposition de tous - chercheurs, praticiens, étudiants et candidats aux concours de la fonction publique - un savoir clair et directement mobilisable.

  • Une nouvelle forme de relations internationales se dessine : un mouvement favorable à l'unité politique du monde en tant qu'aboutissement logique de l'histoire universelle. Il rompt avec les mécanismes classiques d'attraction entre les États, fondés sur la polarisation stratégique ou la séduction culturelle.

    Comment ce mouvement peut-il se traduire en institutions ? Quelles finalités peuvent-elles leur être associées : la justice, les droits de l'homme, la paix, la république ? Comment les familles de pensée politique se positionnent-elles face à ce phénomène « d'attraction mondiale » qui bouleverse la façon de concevoir l'humanité dans la mondialisation.

    L'auteur distingue trois perspectives : celle des cosmopolitismes qui accompagnent cette attraction ; celle des pluralismes qui contestent à la fois son existence et sa pertinence, et celle des conceptions alternatives ou non occidentales qui favorisent des approches en termes de milieu.

    En présentant de manière didactique les controverses que soulève l'idée d'un « État universel » et les lignes de faille que creusent ces controverses au sein des grands courants contemporains, cet ouvrage se veut une introduction à la philosophie politique des relations internationales.

  • Dès la venue au monde, en 1982, du premier "bébé- éprouvette" français, d'intenses débats de société surgissent.

    La technique ne risque-t-elle pas de déshumaniser la naissance ? La parenté est-elle avant tout biologique ou d'abord sociale ? Les familles issues des laboratoires de la fertilité seront-elles des familles comme les autres ? Un long processus se met en marche, qui aboutit à l'adoption des lois de bioéthique en 1994. En France, seuls les couples composés d'un homme et d'une femme vivant une relation stable seront admis, les dons de sperme ou d'ovocytes seront gratuits et anonymes, les mères porteuses interdites.
    Quinze ans plus tard, la loi est remise en chantier. Les moeurs ont évolué, la famille s'est diversifiée. Des enfants nés grâce à un donneur revendiquent le droit de connaître leurs origines. La gestation pour autrui n'est pas éradiquée. Les familles homoparentales éclosent et demandent à être reconnues. La controverse renaît, et les politiques doutent. Cependant, contre toute attente, la loi est reconduite en l'état.
    Une synthèse inédite sur trente ans de débats publics et de décisions politiques autour d'un sujet de société révolutionné par les progrès scientifiques.

empty