Une collection des éditions Textuel

  • À travers une cartographie précise, exhaustive et référencée des débats idéologiques actuels, Philippe Corcuff montre comment l'extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au coeur du débat public. Il dresse pour cela un vaste panorama des idées politiques en vogue dans la France contemporaine. D'Éric Zemmour à Frédéric Lordon en passant par Michel Onfray, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. C'est avant tout une boussole que nous tend Corcuff : notre époque est traversée par des vents violents. Comment y voir plus clair dans le brouillard confusionniste ? Un livre qui va sans nul doute faire le buzz par sa charge explosive et la liste des discours et personnalités finement cités.

  • Karl Marx retrouve une actualité avec la grande crise du capitalisme en ce début du XXIe siècle et l'apparition de mouvements d'indignés un peu partout sur la planète. Ce livre met alors à disposition d'un large public de courts textes de Marx, en les éclairant à la lumière des événements contemporains.
    Il permet, ce faisant, de découvrir un Marx souvent inédit, loin des lectures traditionnelles et dogmatiques : sur l'analyse du capitalisme et des classes sociales, sur l'histoire, sur les questions de l'individu, de l'écologie et de la démocratie, notamment. Lire Marx autrement aujourd'hui, c'est contribuer à repenser radicalement la critique sociale et l'émancipation pour le XXIe siècle.
    Philippe Corcuff développe ainsi un point de vue hérétique, qui bousculera tant les églises « anti-marxistes » que « marxistes ». Ce qui le conduit à récuser toute sacralisation de Marx, en pointant aussi ses contradictions, ses hésitations, voire même ses préjugés.

  • Philippe Corcuff lance ici un appel à la vigilance pour résister aux tendances les plus régressives de l'air du temps. Il nous alerte quant au sombre écho des années 1930 qui résonne dans l'humeur idéologique actuelle. La montée d'un " postfascisme " républicanisé - le Front national de Marine Le Pen - se développe sur le terreau intellectuel d'un néoconservatisme xénophobe, sexiste, homophobe et nationaliste.
    Terreau doté de deux pôles : celui d'Alain Soral, référence intellectuelle de Dieudonné, avec ses tendances antisémites, et celui d'Eric Zemmour aux dérapages islamophobes. Cela intervient dans un contexte où la tyrannie du " politiquement incorrect " (Alain Finkielkraut, Elisabeth Lévy, etc.) crée de nouvelles porosités et où les gauches se trouvent désarmées par des brouillages intellectuels (de Jean-Claude Michéa aux défenseurs du repli national).

  • Il est possible de construire sa propre spiritualité, à l'écart de de la religion mais aussi de la domination de l'argent sur la société moderne.

  • Mouvements des « sans », des parapluies, des places, mais aussi Mai 68, lutte contre le CPE, grèves contre la « Loi travaille », mobilisations féministes et homosexuelles, contre-sommets altermondialistes, blocages d'universités, gilets jaunes: les mouvements sociaux constituent une composante essentielle de la vie politique et sociale. Loin de relever de brutales poussées de révolte, l'action collective contestataire obéit à des logiques complexes et adopte des formes qui évoluent sans cesse, que la sociologie politique se donne pour tâche d'analyser.
    Devenu ouvrage de référence sur le sujet, ce dictionnaire répertorie l'ensemble des concepts clés pour analyser les mouvements sociaux, retrace leur origine et leur développement, précise les usages et les débats qu'ils suscitent en France comme à l'étranger. Dans cette deuxième édition entièrement actualisée et enrichie de 20 nouvelles notices, près de 100 notions sont ainsi expliquées, illustrées d'exemples (de « Nuit debout » aux divers Printemps). Chaque entrée s'achève sur les références bibliographiques fondamentales au concept.

  • Quand un modeste policier enquête sur les riches et les démasque. Telle est la vision réjouissante que propose le sociologue Lilian Mathieu de la célèbre série télé américaine des années 70 ­ 80. Il démontre comment l'inégalité sociale, culturelle et financière définit les rapports entre le lieutenant à l'imper fripé et les meurtriers de la haute société californienne. Une analyse jubilatoire pour un revival nourri aux ressources des sciences sociales.

  • Philippe Blanchet dénonce ici la façon dont les politiques néo-libérales cassent l'université pour se l'approprier et prendre le pouvoir dans ce traditionnel bastion de contestation. Il livre une analyse claire et percutante des politiques françaises d'enseignement supérieur et de recherche depuis la fin des années 1990.

  • Prolongeant ses travaux sur la répression, Vanessa Codaccioni analyse et dénonce les ressorts de « la société de vigilance ». Surveillance massive, appel à la délation, légitimation de la répression : une nouvelle servitude volontaire est insidieusement imposée aux citoyens qui deviennent des acteurs incontournables de cette dynamique sécuritaire.

  • Convaincue que le séisme que nous venons de traverser est l'occasion pour l'humanité de se réinventer, Monique Chemillier Gendreau, dans une démonstration implacable, élabore les fondements d'une société radicalement différente. Un pari fou? Non nous dit-elle, « l'utopie n'est pas le rêve impossible d'imaginations débridées » et elle le prouve avec une saisissante clarté.
    Parce que la situation est telle que toute reprise sur les mêmes bases conduirait à d'autres crises sans doute plus violentes, Monique Chemillier-Gendreau nous alerte sur l'impérieuse nécessité d'inventer un monde différent. C'est à l'échelle de l'humanité qu'il faut le penser. Elle propose et décrit ici les principes et institutions qui permettront à la société mondiale une conversion complète. Parmi ces dix principes qui méritent tous d'être connus et débattus, notons l'idée d'une Déclaration universelle des responsabilités humaines, sociales et environnementales « parce qu'il n'y a pas de droits pour les uns sans obligations pour les autres » ; ou encore celui qui consiste à remplacer la compétition par l'entraide, « les activités concourant au bien commun relèveraient de la protection de l'intérêt général. » Enfin, actant l'échec des Nations Unies, elle ébauche la création d'une nouvelle organisation politique universelle qui mettrait en oeuvre un nouveau pacte mondial dont les objectifs seraient : la paix, la sauvegarde de la nature et la garantie des droits sociaux universels.
    Ce texte est un jalon vers un Conseil mondial de la Résistance. Il reste aux citoyens du monde à s'en emparer pour approfondir ce qui est esquissé dans ces pages.

  • Mobilisations contre les violences faites aux femmes avec les #me too et #balancetonport, débat sur l'écriture inclusive.... : la question du droit des femmes est au au coeur de l'actualité. Cet ouvrage dresse un panorama des acquis des droits des femmes dans la vie sociale et politique : la travail salarié, la répartition des tâches domestiques, la lutte contre les violences, l'IVG. Il dénonce aussi les nombreuses résistances à l'antisexisme. Un cri d'alerte sur la fragilité des « acquis » des droits des femmes.

  • Le territoire, lieu de réinvention du politique. À l'heure du conflit sur l'occupation de Notre-dame-des-Landes, voici une vaste enquête de terrain qui vient combler un manque : expliquer les enjeux des luttes de résistances aux « grands projets inutiles et imposés » comme le projet de centre d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure ou la construction d'une ligne de TGV Lyon-Turrin...  En plus des gros plans consacrés à chacune des luttes, cet ouvrage souligne combien celles-ci convergent vers un mouvement commun de politisation du territoire. Ce texte à l'ambition pluridisciplinaire croise le point de vue d'un sociologue, d'un urbaniste, d'un économiste et d'un géographe.

  • La nouvelle préface des «Nouveaux prolétaires» aborde la question des travailleurs indépendants et du phénomène de l'uberisation qui fait tant débat aujourd'hui. Quels liens entre ces indépendants exclus du cadre protecteur du droit du travail et la classe ouvrière décrite par Marx ? Quel potentiel d'organisation collective et de résistance ? Un texte important à l'heure du bicentenaire de la naissance de Marx.

  • Maud Simonet met ici en question les différentes formes de travail gratuit, présentant un éclairage critique sur les frontières entre bénévolat, volontariat et salariat. Une illustration brillante du brouillage croissant entre contrainte et consentement au travail montrant comment les injonctions politiques contemporaines à l'engagement citoyen constituent la "face civique" du néolibéralisme.    

  • Une analyse édifiante de la croisade réactionnaire et anti-démocratique menée par l'église catholique contre les évolutions contemporaines liées au genre et à la sexualité. Les deux chercheurs italiens révèlent la stratégie transnationale menée par le Vatican de Rome à Paris et décortiquent l'argumentaire idéologique « anti-genre » porté par les Manifs pour tous.

  • Pour combattre le néolibéralisme, un populisme de gauche est-il possible ? La question est posée avec insistance après le Brexit et l'élection de Donald Trump. Mais les électeurs d'extrême droite ne sont pas des victimes dont il faudrait écouter la souffrance. On ne convertira pas leur ressentiment en révolte. Pour la gauche, il n'est pas de bon populisme. Mieux vaut s'adresser à ceux qui refusent de céder aux sirènes du fascisme : les abstentionnistes.
    La sociologie électorale débouche ici sur la théorie politique. Avant de construire un peuple, il faut construire une gauche.

  • Delphine Gardey présente la première perspective historique sur le clitoris. L'organe, longtemps dénié, méconnu ou réprimé, s'affirme aujourd'hui autant dans le champ scientifique et médical que dans l'espace public et politique. Le montrer tel que les connaissances actuelles le décrivent est le moyen pour les femmes de se réapproprier leur corps, leur sexualité et leur histoire. Quelle différence entre l'actuel clitoris 3D à taille réelle, le clitoris infantile de la théorie freudienne ou les labia minora de la Renaissance ? Pourquoi mesurer, disséquer, coudre, circoncire, exciser, réparer ou standardiser l'organe ? Quel clitoris pour quelle sexualité mais aussi quelle politique ?

    Clitoris d'hier et d'aujourd'hui, clitoris d'Occident et d'Orient, clitoris hétéro ou lesbien, Delphine Gardey explore la façon dont les savoirs et les pratiques médicales façonnent et définissent l'expérience intime des femmes : un enjeu de lutte individuelle ou collective.

  • La trajectoire d'une famille, aux confins de la petite histoire et de la grande. Dans ce récit intime qui s'étend de 1930 à 2010, Audrey Célestine retrace la vie des membres de sa famille sur trois générations, des Antilles à l'Algérie en passant par le nord de la France. Les parcours de ces personnages dont les vies sont bousculées par la colonisation ou l'empire se font les témoins d'un contexte historique, politique et sociologique. En plus de nous embarquer dans ce dédale de routes passionnant, l'écriture personnelle d'Audrey Célestine, sociologue, vient incarner les problématiques de l'identité, de la racialisation et de l'expérience du racisme.

  • «Laïcité, radicalisation, incivilités, communautarisme, Je suis Charlie.» Philippe Blanchet livre ici une édifiante dénonciation des contenus implicites dissimulés dans ces mots et expressions piégés par nos politiques, sous couvert de la défense d'une certaine vision de la « République ». Une analyse cruciale pour s'armer face à la propagande et à l'endoctrinement véhiculés par ces mots détournés.

  • Récit d'une immersion totale dans le quotidien de nouveaux militants, vierges de toute expérience politique, qui transforment les places en nouveaux lieux de résistance. À l'heure où le rejet des professionnels de la politique ne s'est jamais exprimé aussi clairement, il est nécessaire d'écouter la parole de ces jeunes représentants de la force critique de demain. 

  • « La fin du sida » : l'objectif apparait utopique, au vu des multiples défis posés par cette épidémie mondiale. Il est pourtant, en 2017, au coeur des discussions et des réflexions de la santé publique, des militants associatifs, des médecins et des chercheurs à l'échelle internationale. La rhétorique de la fin de l'épidémie illustre les évolutions sociales, politiques et médicales majeures qu'a connu le domaine du VIH depuis une vingtaine d'années. À l'heure où l'histoire de la lutte contre le sida fait l'objet d'un intérêt croissant - on pense aux films Dallas Buyers Club, The Normal Heart, ou plus récemment 120 battements par minutes - l'objet de cet ouvrage est d'éclairer les tensions sociales et politiques au coeur de la période récente. Il s'agit d'embrasser dans la même analyse des dimensions hétérogènes mais indissociables des enjeux contemporains du VIH/sida, autour de quelques questions majeure.

  • Depuis le 8 novembre 2016, les « angry white men » ont leur président.

    Désireux de satisfaire « les hommes blancs en colère », Trump a placé au coeur de son projet le rétablissement d'une masculinité - blanche - hégémonique. C'est donc sous le prisme du genre que Marie-Cécile Naves propose une lecture aussi originale que convaincante de la politique intérieure et extérieure et de la communication du 45e président des États-Unis.
    Par contraste avec Obama, qu'il qualifie de « faible », Trump se met en scène en chef autoritaire en cultivant son impulsivité et sa misogynie.
    Il vise un illusoire retour à l'âge d'or de la domination mondiale des Etats-Unis en jouant sur les peurs identitaires et la nostalgie.
    Dans un contexte où les droits des femmes sont ouvertement attaqués pour défendre un patriarcat qui se sent menacé, Marie-Cécile Naves pose cette intéressante question : le féminisme peut-il prendre la tête de l'opposition à Trump ?

  • L'idée que les plus diplômés sont mieux protégés devant le chômage est aujourd'hui largement répandue. En résulte une augmentation spectaculaire du nombre d'étudiants et une élévation non moins spectaculaire du niveau d'éducation, vivement encouragées par les politiques d'éducation. Cet ouvrage analyse les impensés et les effets paradoxaux de ces investissements éducatifs. Une surproduction de diplômés peut-elle éviter une dévalorisation de leurs diplômes ? Peut-on parler de "marchandisation" des diplômes ? Quelles sont les nouvelles concurrences entre établissements scolaires et universitaires ? Certains nouveaux diplômes sont-ils des "miroirs aux alouettes" ? Certificats, titres, grades : quelle reconnaissance de l'Etat ? Que vont devenir les non-diplômés ? La "valeur" d'un individu se mesure-t-elle à son niveau de qualification ? L'ouvrage montre ainsi qu'un même diplôme revêt des significations multiples selon les contextes géographiques, sociaux et historiques, et qu'il a une existence en dehors des sphères marchandes.
    Basé sur une connaissance sociologique fine du système éducatif français, l'ouvrage invite à une réflexion critique sur les missions assignées à l'école et ses rapports au monde du travail. Il interroge les usages concrets de la méritocratie scolaire et le diplôme en tant que critère de recrutement.

  • En se fixant comme horizon provocateur la disparition des intellectuels en tant que catégorie sociale privilégiée, ce livre ouvre la voie à la figure d'un intellectuel utopique oeuvrant à la mutualisation démocratique des savoirs.

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